Partage international no 141 – mai 2000
Cher Monsieur,
Ce qui suit s’est produit en avril 1999, lors de mon retour de la conférence donnée par Benjamin Creme à Munich, et depuis je n’ai cessé d’y penser.
Nous rentrions, mes amis et moi, d’Allemagne en Slovénie, dans deux voitures. Dans l’une d’elles nous étions quatre et dans l’autre se trouvaient deux jeunes femmes. Il y avait une tempête de neige. Nous nous arrêtâmes à une station-service qui se trouvait encore en Allemagne, et je décidai de fumer une cigarette à l’intérieur. Mon attention fut attirée par un endroit inhabituel réservé aux repas pour chiens, et je sentis qu’une force retenait mon regard dans cette direction. Je remarquai alors une paire de chaussures très particulières aux pieds de quelqu’un. Ces chaussures étaient si belles que je ne pouvais en détacher les yeux. Elles semblaient avoir été faites à la main, avec soin et amour. Tout près se trouvait quelqu’un portant une paire de chaussures quasiment identiques. Je levai finalement les yeux sur les propriétaires de ces chaussures. Il s’agissait de deux jeunes gens portant des vêtements faits main, et tous deux avaient un air étrange, ainsi vêtus par un temps pareil. L’un d’eux était grand et maigre, et il avait des cheveux bruns ; l’autre était plus petit et il avait des cheveux blonds coiffés à la manière rasta. Une atmosphère particulière se dégageait de leur présence et je leur fis immédiatement confiance.
J’eus soudain l’idée que peut-être ils avaient besoin qu’on les emmène quelque part, et, juste à ce moment-là, l’un d’eux s’approcha de moi en demandant si nous allions traverser l’Autriche, car ils avaient l’intention de se rendre à Venise. Je répondis que c’était effectivement le cas et que, bien sûr, nous allions les prendre, mais qu’il fallait que je m’assure auparavant que les personnes de l’autre voiture avaient suffisamment de place. Je leur demandai d’où ils venaient et le plus grand des deux répondit qu’il venait de Berne et l’autre d’Australie. Je me dis que c’était une heureuse coïncidence, car la propriétaire de l’autre voiture était une fan de l’Australie et elle accepterait sûrement de les prendre. Je leur demandai également où ils s’étaient procuré ces chaussures et ils me répondirent qu’ils les avaient fabriquées eux-mêmes.
Je leur racontai que nous revenions de la conférence de Benjamin Creme et d’un atelier de méditation de transmission. Ils dirent alors qu’ils savaient qu’au cours de la méditation il pouvait se produire une transmission d’énergie. La tempête de neige n’avait pas cessé et je courus vers mes amis comme une personne en mission. Je persuadai les deux jeunes femmes (le fait que l’un d’eux vienne d’Australie facilita les choses) et j’avertis également les passagers de ma propre voiture que nous emmenions deux jeunes auto-stoppeurs qui n’étaient sûrement pas le Maître Jésus et Maitreya. Mon affirmation les fit rire et je ne sais pas exactement pourquoi j’avais dit cela. Peut-être était-ce parce que j’étais toujours sous l’influence de la conférence de Munich.
Nous poursuivîmes notre voyage de retour. Je regrettai de ne pas être dans la même voiture que les deux jeunes gens.
Lorsque je racontai à mes compagnons comment je les avais rencontrés, ils éclatèrent de rire et dirent qu’ils ne seraient pas surpris qu’ils se rendent ensuite en Palestine, (plus tard, ils me dirent effectivement qu’ils avaient l’intention de se rendre en Grèce, puis en Palestine). Nous fûmes obligés de nous arrêter à nouveau et je réalisai que nous arriverions à destination très tard. Me demandant comment je pouvais aider les deux étrangers, je me souvins que le lendemain je devais me rendre dans une ville près de la frontière italienne. Ils pourraient dormir chez moi et le lendemain je les emmènerais à la frontière, puis, de là, ils pourraient poursuivre leur voyage. Bien que je ne dispose que d’une petite chambre, je leur proposai cette solution. Ils semblèrent tout d’abord un peu intimidés à l’idée d’accepter mon offre et me dirent qu’ils décideraient pendant le voyage. Finalement ils acceptèrent mon invitation et me dirent qu’ils seraient heureux de visiter la Slovénie. J’en fus ravie, car ils étaient extrêmement sympathiques et rayonnaient de paix et de tranquillité. Je réalisai combien j’appréciais leur compagnie et j’avais vraiment envie de les aider.
Nous arrivâmes à Ljubljana vers huit heures du soir. Je prévins ma mère que j’avais des invités et que je les emmènerais jusqu’à la frontière le lendemain. Elle ne fit aucun commentaire, ce qui ne lui ressemblait guère. Habituellement elle se montre très curieuse lorsque j’invite des gens à la maison et je m’attendais à au moins quelques questions de sa part.
Nous nous installâmes dans ma chambre. Celui qui était de Berne s’appelait Ralph et l’autre Jérémie Benjamin. Je leur fis du thé et, soudain, ma tranquillité d’esprit disparut. Etant donné qu’à Munich de nombreuses personnes avaient raconté qu’elles avaient rencontré l’un des Maîtres, je commençais à faire toutes sortes de spéculations et la suite des événements ne fit que les accentuer. A chaque fois que j’essayais de me persuader qu’il s’agissait tout simplement de deux individus ordinaires, ils disaient quelque chose qui m’intriguait. Par exemple je leur montrai la photo de Nairobi et je leur parlai de Maitreya. Ralph dit que ce nom lui était familier et il ajouta : « N’est-ce pas le Seigneur Maitreya ? » – « Oui bien sûr », répondis-je. Puis je leur montrai l’un de mes cristaux (c’était un rubis et je pouvais voir Saï Baba à l’intérieur) et Ralph dit qu’il voyait un homme avec un turban dans mon rubis. Il fit également des commentaires sur un de mes livres (de manière étrange, comme s’il voulait insister). Il s’agissait de la Mission de Maitreya, tome 3. Il dit que cet ouvrage de Benjamin Creme était un très bon livre.
Je me demandais une fois de plus s’ils étaient bien ceux que je pensais. Mais je n’avais aucune réponse. Ralph mentionna qu’ils faisaient partie du Rainbow Movement et qu’ils s’étaient rencontrés en Inde quatre ans auparavant, à Varanasi. Qu’ils étaient comme deux frères, qu’ils partageaient les mêmes idées, et qu’ils avaient tous deux le même âge, trente ans, leur anniversaire tombant à dix jours d’intervalle. Jérémie dit qu’il était musicien, qu’il jouait de la guitare et qu’on lui avait proposé une place au conservatoire de Darwin. Il avait sa guitare avec lui et, plus tard, quand il en joua (juste quelques notes), il s’avéra qu’il jouait fort bien. Ralph dit qu’il n’avait aucune profession mais qu’il était très occupé au moment de Noël à faire des paquets cadeaux. (Seigneur, pensais-je, donne-moi un peu de tranquillité d’esprit !)
Ils me dirent également qu’avant de partir en voyage, l’un d’eux avait cousu leurs vêtements et l’autre fabriqué leurs chaussures. De Grèce, ils avaient l’intention de se rendre en Israël car Jérémie avait des amis là-bas. Sa mère était juive et elle lui avait beaucoup appris sur la manière d’être attentif au sens caché – j’étais en train de faire référence au nom de Jérémie. Ralph se mit à rire et dit que c’était vrai, mais que le second nom de Jérémie, Benjamin, avait vraiment une signification spéciale. Je ne compris pas ce qu’il voulait dire.
Tout en bavardant, je préparai une salade, ils avaient du pain et du tahin. Le pain était fait maison et il était si bon que j’en fis des compliments à Ralph. Il me dit que de nos jours ce n’est plus réellement un art de faire du pain, étant donné qu’il suffit de mettre les ingrédients dans une machine qui fait tout, si bien que l’on n’a pas à se montrer créatif. Après avoir préparé la nourriture, nous fîmes un cercle pour prononcer une bénédiction. Nous nous tenions les mains lorsque, soudain, à ma grande surprise, une énergie puissante et merveilleuse commença à m’inonder, et une vague de chaleur se répandit dans tout mon corps. Je jetai un coup d’œil sur mes deux compagnons pour voir s’ils ressentaient cette énergie aussi fortement que moi, mais ils n’avaient pas l’air d’éprouver quoi que ce soit d’inhabituel. Au bout d’un moment, Jérémie dit qu’ils étaient très heureux de s’être à nouveau rencontrés après si longtemps et d’avoir pu partager ce repas. Il se passa alors quelque chose de totalement indescriptible : c’était comme si un grand cœur s’ouvrait dans la chambre et que Dieu était heureux…
Notre conversation se poursuivit tard dans la nuit et, le lendemain matin, je les conduisis à la frontière. J’avais à nouveau l’esprit agité en me remémorant les événements de la nuit passée. J’étais heureuse, confuse, remplie de joie, et je me posais mille questions. Lorsque nous atteignîmes la frontière, nous nous dîmes au revoir et nous étreignîmes. Au plus profond de moi-même je disais : « S’il vous plaît, donnez-moi un signe, laissez-moi une preuve matérielle de votre visite. » Et c’est alors que Jérémie sortit un petit coquillage de sa poche en disant : « Ceci est pour vous, du fond de l’océan. »
A. L., Ljubljana, Slovénie
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « Jérémie Benjamin » était Maitreya et que « Ralph » était le Maître Jésus.]
Allemagne
Date des faits : 31 mars 1999
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
