Partage international no 191 – juillet 2004
Le 22 avril 2004, lors d’un Sommet financier mondial, aux sièges du Fond monétaire international et de la Banque mondiale, à Washington, James Wolfensohn, président de la Banque mondiale, a déclaré aux ministres des Finances et aux banquiers centraux de 184 pays que, bien qu’ils puissent voir des signes de reprise économique, trop peu était entrepris pour améliorer les conditions de vie de nombreuses personnes de par le monde. Les dépenses faussement jugées comme prioritaires, comme les subventions militaires et agricoles, sont effectuées aux dépens des efforts à mener contre la pauvreté : « Le terrorisme, l’Irak, la croissance, l’emploi, les élections, le déficit budgétaire, s’il s’agit de sujets légitimes, tendent à repousser les questions de pauvreté et de développement. Or ils ne sont pas sans lien. Vous n’obtiendrez pas la paix et la stabilité à moins de vous occuper de la pauvreté et du développement. »
Précédemment, s’adressant à une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu au sujet de la prévention et de la résolution des conflits, le 15 avril, J. Wolfensohn a tourné en dérision l’écart existant entre la dépense mondiale de 900 milliards de dollars pour la Défense et celle de 50 milliards pour le développement. « Si c’était l’inverse, a-t-il déclaré, nous n’aurions probablement pas besoin de plus de 50 milliards pour la Défense. »
Citant une étude de la Banque mondiale sur les sources de conflits disant que « nos recherches suggèrent que le manque d’opportunités économiques et la compétition pour des ressources rares qui en résulte, plus que les problèmes ethniques, politiques, et idéologiques, sont à la racine de la plupart des conflits des trente dernières années », J. Wolfensohn déclare : « On peut deviner la conclusion […], les pauvres, comme les riches, veulent vivre en paix dans leur communauté. Ils ne veulent pas la charité, mais des opportunités. »
Date des faits : 22 avril 2004
Sources : New York Newsday, Etats-Unis
Thématiques : politique, Économie
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)
