Partage international no 115 – mars 1998
Charbel Makhlouf est appellé « l’ermite du Liban », et cent ans après sa mort, en 1898, sa réputation demeure intacte. Des miracles manifestés en son nom après sa mort ont convaincu l’Eglise catholique de sa sainteté. Il fut donc officiellement béatifié. Le Maître de Benjamin Creme a confirmé les miracles attribués à Charbel, en Suède, il y a cinq ans, et a également révélé qu’il est l’un des Maîtres séjournant au Moyen-Orient. Partage international a réuni des informations sur sa vie ainsi que sur un certain nombre de miracles qui lui sont attribués.
Joseph Makhlouf naquit le 8 mai 1828, dans une famille pauvre, au village de Biqa-Kafra, situé dans les plus hautes montagnes du Nord-Liban. A l’âge de vingt-deux ans, il décida de se retirer dans un monastère. Au terme de son noviciat, passé en tant que membre de l’Ordre maronite du monastère de St Maron, il prit le nom de Charbel, ancien martyr oriental.
Après seize ans d’une rude vie d’ascétisme, ses supérieurs lui donnèrent la permission de se retirer du monde et de devenir ermite. Il vécut jusqu’à la fin de ses jours dans un ermitage situé près du monastère, dans la prière et la contemplation, jeûnant souvent et pratiquant des travaux manuels.
Selon la tradition, Charbel aurait amplement démontré, au cours de son existence, qu’il détenait des dons extraordinaires. Ainsi, par exemple, il réussit à protéger des moines qui l’accompagnaient contre l’attaque d’un serpent venimeux, en demandant tout simplement au reptile de bien vouloir s’éloigner. Des anecdotes associées à son nom font état de sa clairvoyance et de son don de guérison. Sa vie a souvent été décrite comme étant « plus angélique qu’humaine ». Même après sa mort, survenue le 24 décembre 1898, les annales du monastère font état de la poursuite de ses activités. Certains espéraient que le monde entendrait davantage parler de Charbel après sa mort. Leur espoir fut aussitôt comblé. Selon un livret édité par le monastère sur le plus célèbre de ses fils, à peine fut-il enseveli qu’une « luminosité extraordinaire » se mit à entourer sa tombe.
La lumière s’atténua finalement au bout de quarante-cinq jours, contrairement à l’intérêt du public, qui ne faiblit pas : des pèlerins essayèrent même de voler une partie de ses restes, ce qui amena les autorités à ouvrir la tombe. Le corps fut découvert flottant dans la boue, sans aucun signe de détérioration, « comme s’il venait juste d’être enterré ». On remarqua que le corps exsudait un liquide « analogue au sang », phénomène encore visible de nos jours. Selon le monastère, ce liquide, recueilli dans un linge, fut à l’origine de nombreuses guérisons, tout au long des années. Au XXe siècle, sa tombe fut ouverte à quatre reprises, la dernière fois en 1955, et à chaque occasion « on trouva un corps exsudant du sang, ayant conservé sa flexibilité originelle, comme s’il était toujours en vie ».
La béatification de Charbel fut prononcée à la suite de la guérison d’une religieuse, sœur Maria Abel Kamari. Elle souffrait de graves problèmes intestinaux, était incapable d’avaler la moindre nourriture, et resta clouée au lit durant quatorze ans. Elle avait reçu trois fois les saints sacrements. En 1950, on l’emmena sur la tombe de Charbel et, alors qu’elle se trouvait en prière, elle fut traversée d’un puissant flux d’énergie et se leva soudain, sans assistance. Elle fut définitivement délivrée de ses souffrances.
Plus récemment, en 1992, la presse occidentale s’intéressa à certains des « miracles » attribués à Charbel. Des journaux suédois, ainsi que le quotidien britannique The Guardian, relatèrent l’histoire de Samira Hannoch, âgée de quinze ans, qui déclara avoir eu une vision de Charbel, à son domicile, dans les environs de Stockholm. Depuis cet événement, de l’huile suinte d’un portrait de Charbel et de nombreux miracles y sont associés.
Quelques mois plus tard, en janvier 1993, c’est au Liban qu’une autre manifestation eut lieu. Nouhad El-Chami, mère de 12 enfants, se retrouva soudain paralysée, suite à un rétrécissement artériel qui avait atteint un stade très avancé. Le 21 janvier 1993, Nouhad fit un « rêve ».
« Deux moines s’approchèrent de mon lit. L’un deux, saint Charbel, s’avança davantage, dégagea mon cou et y plaça la main en déclarant : « Je suis ici pour t’opérer. » Je tournai la tête afin d’apercevoir son visage, mais j’en fus incapable tant la lumière émanant de son corps et de ses yeux m’aveugla. Dans une grande confusion, je lui demandai : « Père, pourquoi voulez-vous m’opérer ? Selon l’avis des médecins, c’est inutile. » Mais St Charbel répondit : « Tu as bel et bien besoin d’une intervention et moi, le père Charbel, je suis venu la pratiquer. » Je tournai mon regard vers une statue de la Vierge qui se trouvait près de moi et implorai : « Sainte Marie, aidez-moi, comment ces moines vont-ils faire sans anesthésie ni points de suture ? » Alors je réalisai que la statue de la Vierge se tenait entre les deux moines.
« St Charbel frotta alors mon cou de ses doigts, et je ressentis soudain une terrible douleur. Une fois l’intervention terminée, l’autre moine s’approcha, me mit en position assise et plaça un oreiller derrière mon dos. Il prit un verre d’eau, plaça sa main derrière ma tête et ordonna : « Bois. » Je répondis que j’étais incapable de boire sans paille, mais il insista : « Nous t’avons opérée, et maintenant tu vas boire cette eau. Ensuite, tu te lèveras et tu marcheras. » Je me réveillai alors, sentant l’eau couler dans ma gorge.
« Je me trouvais assise dans la même position que celle dans laquelle le père m’avait placée. Tout à coup, je ressentis une brûlure au niveau du cou et sans y penser j’y portai la main. Puis je réalisai que ma main paralysée avait retrouvé ses fonctions ; je sentis mon pied, auparavant paralysé, bouger normalement sous la couverture. Je me levai dans un état semi-conscient et m’agenouillai devant l’image de St Charbel et la statue de la Vierge, afin de les remercier. Je me rendis ensuite à la salle de bains et me regardai dans le miroir. Je vis deux cicatrices, longues d’une dizaine de centimètres, de chaque côté de mon cou.
« Je me rendis dans la chambre à coucher de mon mari et allumai la lumière. Lorsque celui-ci me vit, il s’écria : « Femme ! comment es-tu arrivée ici toute seule ? Tu risques de trébucher, de tomber, et d’aggraver ton état ! » Mais je levai la main auparavant paralysée. « N’aie aucune crainte, St Charbel m’a opérée et maintenant je marche de nouveau », lui répondis-je. »
Cette histoire, relatée dans le second livret publié par le monastère où résidait Charbel, a une suite. Après un autre rêve dans lequel Charbel lui apparut, Nouhad découvrit qu’un portrait du saint exsudait de l’huile. Cela continue encore maintenant, ainsi qu’a pu le constater notre correspondant au Liban, Nabil Matraji. « C’est un spectacle étonnant », a-t-il raconté. Cependant, dans la maison de Nouhad, le portrait de Charbel n’est pas le seul à exsuder de l’huile. Le même phénomène se produit avec le portrait d’un saint du IVe siècle, le fondateur de l’ordre Maronite, St Maron, qui a donné son nom à cet ordre. Et ainsi que Nouhad l’apprit dans un autre rêve, St Maron était le second moine ayant participé à son opération.
Selon Nabil Matraji, entre autres choses, Nouhad fut informée que Charbel avait béni un chêne dans son jardin et que ses feuilles auraient des vertus curatives pour les malades qui les utiliseraient.
Dans un article publié par Al-Anwar le 10 septembre 1996, Nadia Sader décrivit ce qui se produisit après qu’elle ait avalé le breuvage dans lequel les feuilles du chêne de Nouhad avaient macéré. Sa maladie avait progressé de manière fulgurante et elle s’était retrouvée totalement paralysée en peu de temps. Elle souffrait terriblement et s’attendait à ce que la mort l’emporte à tout moment. Sa belle-mère lui avait proposé d’essayer les feuilles de chêne que Charbel avait bénies, proposition qu’elle n’avait acceptée qu’après une longue hésitation.
Voici ce que Nadia a décrit au Al Anwar. « Alors que j’avalai le liquide, je sentis une brûlure à l’intérieur de mon corps. C’était horrible, indescriptible. La souffrance me tenaillait du menton jusqu’au bout de mon pied droit. Je criais, je hurlais de douleur et de peur également. Soudain, je reçus la plus belle vision de ma vie. Je vis le coeur de Jésus, rouge comme du sang, en train de battre. Ce coeur était baigné de lumière et mes enfants l’entouraient. Ensuite je perdis connaissance[…]
« Les gens qui m’entouraient virent mon pied droit pris de violents soubresauts, se levant et s’abaissant avec une force incroyable. Je ne me souviens de rien. Les témoins virent ensuite mon pied gauche décrire les mêmes mouvements violents. C’était tellement violent que je m’écroulai par terre. Mon pied continua à s’agiter violemment avec une telle force que trois hommes réunis pouvaient à peine le maintenir. Je demeurai toujours inconsciente. Affaiblie, je restai au lit jusqu’au matin du troisième jour, où mon petit enfant me réveilla. C’est seulement à ce moment-là que je sus que j’étais guérie. Je pouvais marcher normalement et m’occuper de ma famille. »
Nadia Sader ne savait pas trop que penser de tout cela, oscillant entre la croyance et le doute, même après que Charbel et Jésus lui soient apparus de nouveau, à plusieurs reprises. « Je t’ai arrachée à ton lit de mort et tu continues de douter ? » lui demanda Jésus. La maison de Nadia devint un lieu de pèlerinage, où les icônes de Jésus, de la Vierge Marie et de saint Charbel exsudaient de l’huile. Pourtant elle continua à osciller entre la croyance et la peur, en particulier lorsqu’un médium lui affirma que l’huile était maléfique et que c’était l’œuvre du diable.
Mais les apparitions répétées de Jésus finirent par convaincre Nadia. Par la suite, elle commença à recevoir des messages de Charbel dont voici quelques extraits : « Demandez toujours la guérison de l’âme et ne craignez pas la maladie du corps. » « Priez pour les vivants car la plupart d’entre eux sont morts et ce sont les morts qui sont vivants. »
Raymond Nader, ingénieur électromécanicien libanais, porte sur lui des preuves assez spectaculaires de l’activité de Charbel : cinq empreintes de doigts apparaissent sur la peau de l’un de ses bras, littéralement brûlée. Ces marques de doigts se sont déjà régénérées à cinq reprises.
En avril 1997, Raymond Nader a raconté son histoire devant les caméras de la télévision. Le 9 novembre 1994, il avait passé la nuit dans l’ermitage où Charbel avait séjourné pendant vingt-trois ans. Il voulait méditer et avait allumé cinq bougies. C’était une nuit calme et froide. Voici son récit, diffusé par la chaîne de télévision Murr : « Soudain, je sentis de la chaleur autour de moi dans la nuit froide, et un vent chaud, ardent, commença à souffler. Toutefois, à ma grande surprise, les flammes des bougies restaient stables et immobiles. J’essayai de me raisonner, mais je finis par supposer que j’étais en train de rêver ou d’avoir des hallucinations. Tout à coup, je perdis l’usage de mes cinq sens. La chaleur, le vent et les flammes avaient disparu. Je me retrouvai dans un autre monde baigné de lumière. Cette lumière, transparente comme de l’eau cristalline, n’avait rien à voir avec la lumière telle que nous la connaissons. Elle ne provenait d’aucune direction particulière, semblait jaillir de partout et était infiniment plus brillante que la lumière du soleil […]
« Au sein de cette lumière, je ressentis une Présence. Je ne la voyais pas mais j’en étais conscient. « Non, tu ne rêves pas. TU ES PLUS EVEILLÉ QUE JAMAIS. » La Voix semblait provenir de nulle part et pourtant de partout à la fois. Je l’entendis résonner dans tout mon être, mais pas avec mes oreilles physiques. Elle s’exprima sans l’aide d’aucun mot ni d’aucun son. Cette Présence se manifesta à moi comme un « sentiment » de paix profonde, d’amour et de joie. Après un certain temps, je sentis que l’expérience touchait à sa fin. Je désirais que cette joie dure éternellement, et si la Présence ne pouvait rester, je souhaitais qu’elle m’emmène au moins avec elle ; mais elle me fit comprendre qu’elle est toujours là. »
Nader revint progressivement à son état de conscience normal. « A mon grand étonnement, je m’aperçus que les bougies s’étaient totalement consumées. Ma montre m’indiqua qu’en un clin d’œil, quatre heures s’étaient écoulées. Je quittai l’ermitage et alors que je me dirigeais vers ma voiture, je sentis de la chaleur sur mon bras. Je pensai que c’était une égratignure ou une piqûre d’insecte. Mais la chaleur s’accentua. J’enlevai mon pull-over et, dans la lumière de ma voiture, je vis sur mon bras cinq empreintes de doigts avec tous les détails, y compris les rides et les ongles. La chaleur était intense mais je ne ressentais aucune douleur, seulement une démangeaison. Durant cinq jours, l’empreinte suinta du sang et de l’eau. »
Le Dr Nabil Hokayem, chirurgien esthétique parmi les plus célèbres du Liban, confirma qu’il s’agissait d’une brûlure du deuxième degré.
Le 15 juillet 1995, à l’occasion de la fête de Charbel, Raymond Nader vécut une nouvelle expérience extraordinaire, au cours d’une visite au monastère de St Maron.
« Alors que je me rendais à l’ermitage de Charbel, j’aperçus un cortège devant moi. Je reconnus les moines du monastère, mais derrière eux marchait un très vieux prêtre. Je m’approchai afin de lui poser quelques questions. Comme j’arrivais près de lui, tout changea autour de moi. Les sons extérieurs ne parvenaient plus à mes oreilles, mais les paroles du vieux prêtre se mirent à résonner dans ma tête. »
C’est alors que R. Nader reçut l’un des six messages qu’il attribue à Charbel. Lors de chaque message, les empreintes de doigts réapparurent sur son bras. Voici quelques extraits de ces messages :
« Le Seigneur a créé tout homme afin qu’il resplendisse, qu’il illumine le monde ; tu es la lumière du monde. Tout homme est comme une lanterne destinée à briller ; le Seigneur a placé un verre clair et transparent sur cette lanterne, afin de permettre à la lumière de briller et d’illuminer le monde ; mais les hommes s’intéressent au verre et oublient la lumière ; ils se préoccupent de la forme, de la couleur et de la décoration du verre, jusqu’à le rendre opaque, empêchant la lumière de se répandre, plongeant le monde dans l’obscurité. Pour le Seigneur, il est important que le monde soit illuminé. Votre verre doit retrouver sa transparence. Vous devriez réaliser le but de votre incarnation en ce monde. »
« Le Christ voit dans votre cœur et c’est votre cœur qu’il veut. Ne cherchez pas la vérité en dehors du Christ ; quand vous connaîtrez le Christ, vous connaîtrez la vérité et vous serez libres. Le Christ désire vous voir libres. N’ayez crainte et soyez certains de la victoire du Christ en ce monde. »
« L’Eglise du Christ est un roc sur lequel viennent se briser les assauts des forces du mal. Le Christ est la voie. Des croix de lumière inonderont la Terre. »
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Charbel est un Maître du 6e rayon, dont voici la structure de rayons : Ame : 6 ; Personnalité : 6, sous-rayon : 2 ; Mental : 4, sous-rayon : 6 ; Astral : 6, sous-rayon : 2 ; Corps physique : 7, sous-rayon : 7.]
Liban
Thématiques : Sciences et santé, religions, spiritualité
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