Chanson d’amour

Partage international no 393mai 2021

[Courrier reçu en août 2006.] Ce fut un jour spécial pour moi, et je ne peux l’oublier. En début d’après-midi, j’entrai dans une petite boutique de souvenirs, d’articles d’Inde et de livres sur la spiritualité. Je me tenais entre les rayons, un livre à la main, quand quelque chose attira mon attention.

Comme d’habitude on diffusait une musique calme. Soudain, j’entendis une voix grave masculine chanter. J’étais sûre de ne l’avoir jamais entendue auparavant. Je ne comprenais pas la langue, mais la profondeur et le son de la voix me touchèrent profondément. Mon cœur tressaillit de bonheur. Quelque chose me disait que l’homme chantait pour moi. Le chant s’arrêta et j’essayai de prêter attention au livre tout en espérant entendre de nouveau la voix. J’entendis quelqu’un dans le magasin demander : « Que feriez-vous avec la personne que vous avez aimée toute votre vie ? » Une dame répondit qu’elle ne savait pas.

Puis un inconnu s’arrêta près de moi. Il prit un livre et le posa sur l’étagère face à moi, en disant en anglais : « C’est le meilleur ! » Il passa la main sur le livre comme s’il voulait le caresser. Du coin de l’œil, je vis que c’était un livre de Castaneda. Je jetai un coup d’œil à l’étranger. Son corps trapu semblait plein de vitalité. Ses cheveux gris étaient attachés en queue de cheval. Il devait avoir 60 ans. « Vraiment, dis-je, eh bien, probablement. » Je repris la lecture du livre que j’avais entre les mains et l’homme s’éloigna. La voix masculine profonde se remit à chanter. Sans doute l’étranger qui m’avait montré le livre. Je fus surprise lorsqu’il s’exprima à la dame en slovène, lentement et prudemment. Personne ne parle ainsi. Puis il lui demanda ce qu’elle ferait avec celui qu’elle a aimé toute sa vie. Il n’y eut pas de réponse. Je souris. Pour moi, la réponse était si simple : J’aimerais encore plus cette personne !

L’homme continua un peu sa visite, puis dit au revoir à la vendeuse et partit. D’une certaine manière, je m’attendais à ce qu’il me dise au revoir à moi aussi. Je déclarai intérieurement : « Au revoir ! Bonne chance ! » Comme j’étais pressée, je payai le petit objet choisi et quittai rapidement le magasin. Dehors, je constatai que l’inconnu n’était ni dans la rue ni sur la place.

Tout l’après-midi, je repensai à lui et à ce qu’il avait suscité en moi. J’avais le sentiment que j’aurais dû lui parler. Je ne parvenais pas à oublier cette rencontre. Deux jours plus tard, je retournai dans ce magasin dans l’espoir de me procurer le livre. Il était toujours à l’endroit où il l’avait mis, mais il était à la verticale pour que je ne le rate pas. Son titre était Le cadeau de l’aigle. Je me demande qui était cet homme ?

M. M., Nova Gorica, Slovénie

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était le Maître Jésus.]


Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)