Septembre 2020

Partage international no 385septembre 2020

Rares sont ceux qui, de nos jours, n’ont pas réalisé que l’état du monde posait sérieusement question. Intitulé L’avènement d’un monde nouveau l’article du Maître de Benjamin Creme ne cherche pas à cacher la nature troublante de cette époque et met en avant les évolutions possibles, à partir de la situation difficile que vit l’humanité « affirmant de plus en plus sa capacité à répondre aux défis de son temps ». Le thème des réponses à apporter aux défis actuels sous-tend les articles et les interviews de ce numéro. Ils abordent par exemple la récession, le chômage et la pauvreté, tous aggravés par l’impact du coronavirus, et en réponses, prônent des idées comme celle d’un revenu de base universel (même temporaire) proposée par l’Onu. L’économiste français Sébastien Villemot indique que le partage est une véritable solution, quoi qu’en disent les financiers majoritaires.Une grande partie de la vie quotidienne est maintenant envisagée dans le contexte de la Covid-19 et, alors que la science étudie les origines du virus, nous présentons une interview de McNair Ezzard qui explore notre relation avec les animaux et la nature de leur conscience.Nous ne pouvions pas laisser passer le décès d’un héros des droits civiques comme le représentant au Congrès américain John Lewis sans lui rendre hommage, car ses valeurs reflètent si étroitement celles de Partage international. Dans l’éloge funèbre qu’il a prononcé, l’ancien président Obama a exhorté avec passion les Américains à honorer J. Lewis en assurant à tous les citoyens la possibilité de voter.

Dans notre contexte de difficultés économiques, le chroniqueur Graham Peebles nous demande d’imaginer ce qu’était, avant-même la pandémie, la détresse des marginaux – les réfugiés et les travailleurs migrants pour qui la vie est une lutte injuste.

Ce numéro espère transmettre l’aspiration à un monde meilleur, au service et à l’amélioration de notre planète, en exposant l’héroïsme de gens « ordinaires », que ce soit John Lewis, la députée Alexandria Ocasio-Cortez ou des militants écologistes indigènes. A. Ocasio-Cortez lutte contre les intérêts des conservateurs aux Etats-Unis tandis qu’en Amazonie, des militants sacrifient littéralement leur vie pour empêcher la marchandisation, l’exploitation et la destruction de la forêt amazonienne, comme le décrit notre correspondant au Brésil. L’entretien avec A. Ocasio-Cortez présente sa conception de l’idéalisme pratique et sa détermination à améliorer les conditions de vie de ceux qu’elle représente. A la question de savoir quelle attitude spirituelle elle trouve la plus propice à un travail efficace, elle répond : « L’approche spirituelle que je pratique le plus […] c’est le non-attachement […]. Ma mission est de faire avancer les principes d’un monde meilleur et si je suis trop attachée à mon siège, je ne peux pas faire mon travail. […] Je dois pratiquer le non-attachement à l’ego et à l’estime. Je ne peux pas m’attacher à l’acceptation par une petite classe de gens puissants et riches. Si j’essayais de m’intégrer à cette classe, qui, en fait correspond à mes collègues du Congrès, je ne pourrais pas faire mon travail. »


Thématiques : Editorial
Rubrique : Ce mois-ci dans Partage international ()