Janvier-février 2021

Partage international no 389février 2021

Avec ce numéro, notre revue entre dans sa 40année (34pour la version française). Souvenons-nous que le message principal de cette revue a toujours été unique, en ce sens que nous envisageons un véritable avenir qui, surtout dans les circonstances actuelles, peut sembler inaccessible à certains et pourtant n’a jamais été aussi primordial. L’article du Maître de Benjamin Creme publié dans ce numéro, le Chemin de l’amour et de la paix, nous rappelle que l’humanité n’a jamais été abandonnée, sans une guidance que nous pouvons adopter si nous y sommes ouverts – même dans ce qui semble être la pire des périodes.Notre première parution de l’année est toujours un numéro double, permettant d’aborder un large éventail de sujets et d’idées. Nous nous intéressons aux réalisations des femmes, à leur rôle dans les domaines de pointe, à l’élection de la plus jeune femme maire de l’Inde – elle a 21 ans. Les thèmes de la spiritualité, de la responsabilité et du service – soit à nos semblables, soit à la planète – apparaissent tout au long de ce numéro. Patricia Pitchon examine ce que Maitreya, l’Instructeur mondial, nous demande à chacun. Nous traitons de la responsabilité du disciple, et honorons les lauréats du Prix Goldman, des exemples de travailleurs acharnés cherchant à améliorer les conditions de vie sur notre planète.

Dans le tout premier numéro de Share International, Benjamin Creme, son fondateur et rédacteur en chef, offrait aux lecteurs la définition la plus large possible de la notion de spiritualité (voir La spiritualité (2partie), page 5) : « La politique, l’économie, la science, la culture et l’éducation seront bientôt parmi les préoccupations majeures de l’humanité incarnant enfin tous les aspects de la vie spirituelle. Les groupes religieux, les groupes soi-disant « spirituels » et du « nouvel âge » n’ont pas le monopole de la spiritualité ». Dans ce même article, il fait également référence au travail de Willy Brandt, directement inspiré par Maitreya. Si l’humanité avait pu mettre en œuvre les idées proposées par la Commission Brandt en 1980 (qui prônaient essentiellement une redistribution équitable des ressources mondiales, qui sont en substance les orientations de Maitreya), notre revue n’aurait plus besoin de publier des articles sur la famine qui menace des millions de personnes ou la dégradation dramatique des conditions de vie des ruraux en Inde.

N’est-il pas remarquable que lors d’une pandémie, le pape ait vu la nécessité d’appeler les responsables à penser à l’ensemble de la famille humaine, en rapport avec la distribution des vaccins ? Si nous adoptions vraiment cette nouvelle conception de la spiritualité, nous pourrions résoudre plus facilement un grand nombre de nos problèmes actuels.

Il est clair que « tous devront apprendre le langage de la confiance », être ouverts aux conseils et résoudre nos crises politiques, économiques et environnementales. Il est certain que maintenant plus que jamais, comme le dit le Maître de Benjamin Creme, nous devons « considérer cette époque comme celle de la Décision. »

Cet article publié dans le premier numéro de la revue Share International, en janvier 1982, définit la spiritualité de manière large et inclusive. Intégrer cette conception est indispensable si l’on veut découvrir les solutions aux nombreuses menaces auxquelles le monde est confronté. Benjamin Creme traite ici de ce qui constitue l’une des raisons d’être de cette revue : offrir une nouvelle définition de la spiritualité, une définition qui puisse donner des pistes de réflexion en ces périodes de crise.


Thématiques : Editorial
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