Partage international no 257 – février 2010
« Sous peu, toutes les structures amorceront un processus de changement, à commencer par les marchés financiers, qui disparaîtront sous leur forme actuelle. Ainsi les gouvernements ne seront plus soumis aux pressions dues à la spéculation sur les devises, et un système plus équitable d’échanges internationaux pourra se développer. » [Le Maître de B. Creme, La Réalisation du Plan]
Pour les géants de Wall Street, la fin de l’année 2009 ressemble à un nouveau départ : grâce aux immenses profits qu’elles ont engrangés l’an passé, les grandes banques remboursent les prêts sans précédent qu’elles ont reçus des gouvernements pour survivre à l’effondrement survenu en 2008. Dans le même temps, des pays développés procèdent à des coupes brutales dans les dépenses publiques pour éviter la faillite immédiate. C’est le cas de l’Islande, l’Irlande, l’Espagne et la Grèce, et bien d’autres qui doivent supporter une dette écrasante, la plus élevée depuis des décennies.
Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, les géants de la banque rescapés de la crise sont tombés sur un véritable filon de bonus de fin d’année. Tandis que onze Etats américains sont techniquement en faillite, comme la Californie, réduite à signer des reconnaissances de dettes à ses fournisseurs, et l’Illinois dont les écoles primaires ne sont plus en mesure d’honorer leurs factures. Le nombre des faillites personnelles aux Etats Unis a augmenté de 32 % pour atteindre 1,4 million d’individus en un cours laps de temps.
Afin de mettre un visage humain sur la souffrance qui se fait également sentir désormais dans ce qu’on appelle encore les pays « riches », l’International Herald Tribune (édition internationale du New York Times) a publié récemment l’histoire de trois personnes frappées par la déchéance économique. Il y a peu, ces récits seraient passés inaperçus au milieu des courbes enchanteresses des récents rebonds de la Bourse.
L’Espagne est l’un des pays européens où l’effondrement économique est le plus visible. Le chômage chez les jeunes de 16-24 ans est passé de 17,5 % en 2007 à 42,9 % en janvier 2010. Jesús Pesquero Peñas, un jeune de vingt cinq ans, est considéré comme faisant partie d’une génération perdue. Il a quitté l’école lorsque l’économie semblait en pleine expansion. Père d’une petite fille de cinq ans, il « se mord les doigts » de n’avoir aucune qualification et peu de bagages. Les années de boom économique ont non seulement poussé les jeunes à arrêter leurs études en Espagne et dans d’autres pays européens, mais elles ont également attiré des millions de jeunes immigrés dont la présence exacerbe les tensions sur le marché du travail.
De l’autre côté de l’Atlantique, en Floride, Isabel Bermudez, quarante deux ans, raconte : « Avant je gagnais 180 000 dollars, et maintenant j’en suis rendue à compter sur les coupons alimentaires. » Sans cette aide du gouvernement, elle serait incapable de nourrir ses enfants. Six millions d’Américains bénéficient des coupons alimentaires et ne disposent d’aucun revenu pécunier. Le journal rapporte que le nombre des bénéficiaires a explosé de 50 % en deux ans. Plus d’un enfant américain sur trois se trouve tributaire des coupons pour assurer ses repas quotidiens.
Au Japon, Atsushi Nakashini, un habitant de Tokyo de quarante ans qui vivait de petits boulots malgré les études d’économie qu’il avait suivies, est sans travail depuis Noël. Il a été contraint de quitter l’appartement qu’il occupait pour s’en aller dans l’un des hôtels « capsule » de la ville. Ces couchettes de deux mètres de long sur 1,5 m de large étaient à l’origine louées à des salariés sortis le soir pour boire et ayant manqué le dernier train pour rentrer chez eux. Mais elles servent de plus en plus de refuge aux chômeurs qui peuvent encore payer ce modique loyer. Dans un pays où la pauvreté touche 15,7 % de la population, le taux le plus élevé des pays industrialisés, A. Nakashini se considère relativement chanceux, mais il ignore pour combien de temps encore il pourra s’offrir cette couchette capsule.
Le même article décrit également le cas de M. Iwaya, ancien pêcheur de thon de quarante deux ans, qui vivait dans un autre hôtel « capsule » jusqu’à ce que ses économies soient pratiquement épuisées. Au moment de son interview, il venait juste d’intégrer un centre d’hébergement pour le week-end, mais après il n’avait nulle part où aller.
Sources : rtlz.nl E.-U. ; de Volkskrant, Pays-Bas
Thématiques : Société, politique, Économie
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
