Partage international no 271 – mars 2011
Lors du Forum économique mondial de janvier 2011, à Davos (Suisse), le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a réclamé une « action révolutionnaire » en vue d’atteindre un développement durable.
Qualifiant la consommation irréfléchie des ressources au siècle dernier de « pacte de suicide mondial », il a averti : « Nous n’avons plus de temps à perdre : ni pour nous attaquer au problème du climat ; ni pour adopter un mode de développement compatible avec la préservation de l’environnement et du climat ; ni pour mener une révolution vers une énergie propre. »
Souhaitant que le programme de croissance pour le 21e siècle soit un programme de développement durable, il a insisté sur la folie des méthodes utilisées pour alimenter l’économie au siècle dernier : « Nous avons sabordé la possibilité de poursuivre la croissance et la prospérité. Nous avons cru à une consommation sans conséquences. Ce temps est révolu. Au 21e siècle, les ressources s’amenuisent et le thermostat mondial s’élève. Le changement climatique nous montre que le vieux modèle est obsolète et extrêmement dangereux. Ce modèle nous a mené droit à la catastrophe. C’est un pacte de suicide mondial. »
S’adressant à une réunion de dirigeants politiques, financiers et économiques Ban Ki-moon a poursuivi : « Il peut paraître étrange de parler de révolution, mais c’est ce dont nous avons actuellement besoin. Nous avons besoin d’une révolution. De pensées révolutionnaires, d’action révolutionnaire. Une révolution de marché libre en faveur d’un monde viable. Il est facile d’évoquer le développement durable, mais pour l’instaurer nous devons nous préparer à réaliser des changements majeurs – dans nos modes de vie, dans nos modèles économiques, notre organisation sociale, et notre vie politique. Nous devons faire le lien entre le changement climatique et notre gestion de l’eau, de l’énergie et de la nourriture, notre organisation sociale, et notre vie politique. »
Ban Ki-moon a appelé les dirigeants économiques à rejoindre le Pacte mondial des Nations unies, qui existe depuis onze ans, engageant les entreprises à aligner leurs opérations et leurs stratégies avec les dix principes mondialement reconnus dans les domaines des droits de l’homme, du travail, de l’environnement et de l’anti-corruption. Il a également exhorté les gouvernements à s’engager clairement dans la création d’une économie verte.
« Ensemble, cessons de séparer le programme visant au développement et celui visant à préserver le climat, a-t-il déclaré. D’une manière curieuse, nous sommes en train de parler d’un retour vers le futur. Les anciens ne voyaient aucune séparation entre eux et le monde de la nature. Ils comprenaient comment vivre en harmonie avec le monde autour d’eux. Il est temps de retrouver ce sens d’une vie harmonieuse pour notre économie et notre société. Non pas repartir dans un passé imaginaire, mais sauter avec confiance dans le futur avec des technologies tranchantes, le meilleur que puisse nous offrir la science et l’entreprise, afin de construire un monde plus sûr, plus propre, plus écologique et plus prospère pour chacun. Il n’y a pas de temps à perdre. »
Lieu : Davos
Sources : un.org
Thématiques : environnement
Rubrique : La voix de la raison (« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! »
Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012)
