Partage international no 166 – juin 2002
Cher Monsieur,
Le dimanche 21 avril 2002, lors de la venue de Benjamin Creme à Paris, le jour du premier tour des élections présidentielles, durant la pause du déjeuner avant la séance de méditation de transmission, nous étions un petit groupe de sept (ma femme, mes deux fils, mon beau-frère et ma belle-sœur, Hélyane, une amie, et moi) à la recherche d’un restaurant. Alors que nous nous apprêtions à traverser la rue du Cardinal Lemoine, un homme de type antillais, les pommettes constellées de petites verrues noires, vint joyeusement vers nous en s’exclamant, comme si nous étions de vieilles connaissances : « Je viens de discuter un quart d’heure avec elle et je lui ai fait changer son vote ! » Je lui demandai alors, sur le ton léger de la plaisanterie, pour qui « elle » voulait voter. Très sérieux, il fit allusion au secret de l’isoloir où l’on doit se cacher pour voter. Puis, il déclara soudain, en écartant les bras d’un geste théâtral : « Mais moi, je ne me cache pas, (il nous compta un à un) vous êtes un groupe d’une dizaine et vous pouvez tous me voir, je ne peux donc pas faire d’incivilités. » Puis il continua à discourir sur l’incivilité. Il s’était approché si près de nous que nous ne voyions plus que son visage, et son regard si chaleureux me fit penser à celui de Maitreya, à Nairobi.
Alors que nous nous apprêtions de nouveau à traverser la rue, le feu passa au rouge, ce qui nous obligea à rester encore en sa compagnie. Il déclara que nous étions tous différents et que chacun avait sa propre personnalité. Je lui dis alors que bien que différents, nous étions tous frères. Il était très volubile, et nous avions l’impression qu’il ne nous laisserait jamais partir. Finalement les autres traversèrent et comme à ce moment-là, il s’adressait à moi, je restais seul avec lui. Nous parlâmes de la paix dans le monde, etc., et comme le groupe était maintenant assez loin, je décidai de le quitter en lui donnant une petite tape amicale sur l’épaule.
Lorsque je rejoignis les autres, nous avons plaisanté sur le fait que c’était peut-être Maitreya. Mais le lendemain, ma femme et moi en avons reparlé. Nous avons ressenti alors le besoin d’écrire cette lettre, car certains de ses propos nous semblèrent un clin d’œil à une question posée par un lecteur de Partage international, il y a quelques temps (Pourquoi Maitreya se cache-t-il, pourquoi n’agit-il pas ouvertement comme Saï Baba ?)
Etait-ce Maitreya ou simplement un chaleureux Antillais un peu exubérant ?
R. G., Etampes, France
[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme était Maitreya.]
Lieu : Paris, France
Date des faits : 21 avril 2002
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
