Partage international no 56 – avril 1993
« Bien qu’extérieurement les affrontements et les opinions divergentes prévalent toujours en Afrique du Sud, un processus se développe aujourd’hui qui conduira les leaders noirs et blancs à la table des négociations. » (septembre 1988)
Afrique du sud — La possibilité d’un gouvernement sans apartheid a franchi un nouveau pas lorsque le Congrès National Africain (ANC) a approuvé une proposition de partage du pouvoir avec les partis minoritaires pour une période de cinq ans, au terme du pouvoir blanc. L’accord, qui prévoit la participation minoritaire du Parti National de F. de Klerk (parti qui a conçu l’apartheid) au nouveau gouvernement, témoigne de la réconciliation des ennemis irréductibles d’hier.
Le pouvoir blanc prendra fin au printemps 1994 avec les élections qui désigneront les 400 représentants de l’Assemblée. Pour la première fois, 30 millions de noirs sud africains pourront voter. Le futur gouvernement réintégrera aussi quatre « homelands » soi-disant indépendants, qui sont en fait des zones où le gouvernement blanc a parqué certaines tribus noires. En préparation de ce prochain gouvernement multiracial, F. de Klerk vient de nommer trois ministres de couleur. Jusqu’à présent, tous les ministres de son gouvernement étaient blancs.


