Partage international no 454 – juin 2026
par Aart Jurriaanse
Le Logos planétaire, sur son propre plan, est à Sanat Kumara ce que l’âme de l’être humain est à sa personnalité triple. Autre analogie : le Seigneur du Monde, Sanat Kumara, est un disciple personnel du Logos solaire sur les plans suprêmes, tout comme un disciple humain œuvre sous la guidance d’un Maître de Sagesse.
De même qu’une âme cherche à s’incarner dans un corps physique afin d’acquérir les expériences devant finalement mener à la réalisation d’une conscience supérieure ou à l’initiation, de même Sanat Kumara s’est incarné sur la planète Terre selon son propre dessein spécifique, qui doit également le mener à une initiation supérieure sur son sentier d’évolution.
C’est durant l’époque lémurienne, il y a environ 18,5 millions d’années, que le Logos planétaire a pris possession de son véhicule physique, notre planète Terre, sous les traits du Seigneur du Monde, Sanat Kumara. Notre Seigneur n’a jamais assumé de corps physique dense, mais, depuis cette époque lointaine, il a toujours agi sur les plans éthériques. « En lui nous vivons, nous mouvons et avons notre être, et nul d’entre nous ne peut sortir de son aura. »
Au départ, Sanat Kumara fut assisté de plusieurs entités hautement évoluées, ou Kumaras, qui servaient de points focaux pour la force planétaire, contribuant ainsi au déploiement du grand Plan pour le développement de la conscience de toute vie. De ce groupe originel, six demeurent aujourd’hui encore auprès de lui, agissant comme membres du Conseil central à Shamballa. Sanat Kumara et ces six Kumaras constituent sept centres directeurs de force qui diffusent les énergies à travers le tissu planétaire. Ils agissent également comme agents de direction et de coordination, reliant tous les centres et organes de vie dans l’ensemble du corps de la Terre.
Le Tibétain (Djwhal Khul) souligne que Sanat Kumara et les membres de son Conseil ont tous, dans des âges très anciens, suivi le chemin de l’évolution humaine, car le principe de vie ne peut être fusionné efficacement avec l’intellect raisonnant que lorsqu’il s’exprime à travers un instrument humain. Ce n’est qu’au moyen de cet instrument que peuvent être consciemment créés les différents stades de la vie manifestée nécessaires à l’évolution du mental raisonnant. La seule conclusion que l’on puisse en tirer est que la Terre ne peut être l’unique source des êtres humains, et que des humains existent également, ou du moins ont existé dans des temps reculés, sur d’autres planètes ou sur des corps célestes au-delà de notre système solaire.
Au moment de l’incarnation du Seigneur du Monde, le règne animal était déjà bien établi sur Terre, et l’homme-animal présentait sa forme de développement la plus élevée. Cet animal raffiné possédait un corps physique puissant, avec un corps émotionnel bien coordonné permettant d’enregistrer sensations et sentiments, mais n’était équipé que des premiers rudiments du mental, sans toutefois la conscience de soi. Cette caractéristique manquante nécessaire pour élever l’homme-animal jusqu’au règne humain fut également apportée par le Logos planétaire, qui fournit des canaux appropriés pour la manifestation des Monades humaines.
La Monade, agissant par l’intermédiaire de sa Triade spirituelle (reflétant la Volonté spirituelle, l’Intuition ou Sagesse, et le Mental supérieur), puis à travers l’âme s’incarnant dans le corps physique dense, apporta ce dernier élément essentiel qui permet d’accéder au règne humain : la conscience de soi. L’homme, en tant qu’unité rationnelle et consciente de soi, bien qu’encore peu avancé sur l’échelle mentale, pouvait désormais poursuivre son évolution, tout en fournissant le champ d’expérience physique nécessaire à la Monade.
Le Seigneur du Monde, en tant que représentant direct du Logos planétaire sur la Terre, conserve entre ses mains les rênes du gouvernement de tous les départements fonctionnels, tout en portant la responsabilité des aspects évolutifs – non seulement de la race humaine et des dévas, mais aussi de toute la création. Sanat Kumara assure également le lien direct entre la Terre et les forces extra planétaires en maintenant un contact étroit avec les autres Logos planétaires de notre système solaire. Sa tâche consiste à imprégner les membres de son Grand Conseil des énergies reçues de l’espace extérieur à la Terre et à leur révéler la phase suivante du Dessein en devenir, qu’ils transmettront ensuite à la Hiérarchie des Maîtres.
Sanat Kumara est donc celui qui dispense la Vie à tous les hommes, et qui porte et guide toute la création sur son chemin évolutif jusqu’à son accomplissement final. Avec une patience inlassable, jour après jour, année après année, ère après ère, il ne cesse de rayonner ses énergies de Lumière, de Sagesse, d’Amour et de Compréhension dans l’esprit des hommes, infusant progressivement en eux sa Volonté et son Dessein, et mettant ainsi en œuvre le Plan pour l’humanité.
Shamballa
Le terme « Shamballa » (ou « la Maison du Père ») revêt parfois des significations différentes selon le contexte dans lequel il est employé. Il désigne principalement le siège éthérique de la Hiérarchie spirituelle, le quartier général du Seigneur du Monde et de son entourage. Selon ce schéma, Shamballa est également considéré comme l’un des sept centres d’énergie dans le corps éthérique du Logos planétaire, formant un triangle avec deux autres centres étroitement liés : la Hiérarchie des Maîtres et l’Humanité. C’est « le Centre où la Volonté de Dieu est connue », et d’où la Hiérarchie tire sa Vie.
Le Centre de Shamballa est activé par le 1er rayon de Volonté et de Pouvoir, dont la fonction principale est de transmettre, faire circuler et diffuser le principe fondamental de la Vie à toutes les formes au sein de la Vie manifestée de notre Logos. C’est de là que le Dessein divin est orienté, et c’est aussi la source d’où émanent tous les grands mouvements politiques, ainsi que le point à partir duquel sont déterminés le destin et le progrès des races et des nations.
Dans la littérature ésotérique, « Shamballa » est souvent employé dans un sens global, comme une entité possédant sa propre vie et sa propre intention, et comme la source de « l’Énergie et de la Volonté de Shamballa ». Il ne s’agit bien sûr que d’une référence symbolique et synthétique aux pouvoirs du Seigneur du Monde agissant à travers son Conseil et ses autres assistants, tous centrés en Shamballa et faisant rayonner leurs forces depuis ce centre en tant qu’unité synthétisée. Shamballa est le principal agent récepteur de la Terre pour l’afflux des énergies solaires et cosmiques ; il agit comme centre de transmutation afin de transmettre, après les avoir modérées, ces énergies aux règnes humain et inférieurs de la nature.
Auteur : Aart Jurriaanse, Aart Jurriaanse (1907-2002), auteur sud-africain, a rédigé des compilations des livres d’Alice A. Bailey, parmi lesquels Réfléchissez-y et Bridges (Ponts, non traduit), qui est un commentaire sur les enseignements d’Alice A. Bailey.
Thématiques : spiritualité
Rubrique : Esotérisme ()
