Avril 2026

Partage international no 452avril 2026

La victoire est encore possible.

 

Dans ce numéro, nous mettons l’accent sur la situation désastreuse créée dans le monde par des oligarques cupides et avides de pouvoir, de mèche avec des politiciens bornés, irresponsables et cyniques qui ont atteint un tel degré de folie et d’inhumanité qu’ils menacent non seulement des régions entières du monde, mais l’avenir de la planète elle-même.

Nous sommes toujours reconnaissants envers l’économiste américain Jeffrey Sachs pour le courage et la lucidité dont il fait preuve dans les affaires mondiales ; nous joignons sa voix à celles de Benjamin Creme, de son Maître et de Maitreya, tout en ajoutant la nôtre pour appeler les peuples du monde à user de leur pouvoir afin de changer le cours de l’histoire et sauver notre avenir. Nous remercions le sénateur américain Bernie Sanders pour son honnêteté, sa persévérance et son intrépidité (voir le compte-rendu de son dernier ouvrage).

Dans l’espoir d’un monde meilleur, nous réfléchissons à différentes façons de travailler avec la nature, d’apprendre et d’interagir avec elle. Comme illustration d’action courageuse contre l’injustice, nous rendons hommage à la vie et au courage du militant des droits civils américain Jesse Jackson. La solution à bon nombre de menaces qui pèsent sur nous est simple. Selon Maitreya : « Rien n’arrive tout seul. » Nous devons agir et sauver le monde. Le monde a besoin que nous agissions et que nous affirmions notre choix en faveur de la paix, de la justice et de l’Etat de droit.

La question suivante a été posée à Benjamin Creme : « Vous avez déclaré que Maitreya sait que nous ferons les bons choix ; cela donne l’impression que tout finira par s’arranger, alors pourquoi s’inquiéter ? Mais nous avons sûrement des sacrifices et des efforts à faire pour que les choses changent. Nous avons besoin d’être motivés pour accomplir les changements nécessaires. »

Voici sa réponse : « Oui ! Bien sûr. Tout est là. Nous devons agir par nous-mêmes, nous devons accomplir les changements nécessaires. Comme le dit Maitreya : « Les choses ne se font pas d’elles-mêmes. L’homme doit agir et accomplir sa volonté. » [Message n° 31] Nous ne pouvons nous contenter de rester en retrait et de laisser les autres agir. Si nous voulons le changement, nous devons agir dans ce sens, appeler au changement, organiser des marches, des rassemblements, accomplir tout ce qui est légal pour manifester notre désir de changement à l’attention de ceux qui ont le pouvoir de changer les choses. Chacun a l’opportunité d’ouvrir la voie, d’appeler au changement, de lancer un appel européen en faveur de la justice et de la liberté. Pourquoi ne le faites-vous pas ? Pourquoi venir m’écouter ? Vous pourriez être en train de participer à une marche en faveur de la paix, de la justice et de la liberté. C’est la seule façon de faire bouger les choses. Ce genre d’action peut être inspirée par Maitreya ; son énergie y contribuera. Mais nous devons agir. Nous devons réclamer le changement. La voix du peuple s’amplifie, mais il faut encore trop souvent prêter l’oreille pour l’entendre. Nous devons la rendre plus forte. Ce que Maitreya peut faire, c’est éduquer, informer, inspirer, créer un véhicule fiable – la voix des peuples de toute la Terre – et créer une masse structurée à laquelle aucun pays dans le monde ne pourra résister. Nous avons besoin d’une opinion mondiale informée, éduquée en faveur de la paix, de la justice et de la liberté. Rien de moins. C’est ainsi que les choses changeront. »

Manifestation contre l’extrême droite à Londres (Royaume-Uni) 28 mars 2026 (Photo : Tim Welch)

C’est évident. Divisés, nous sombrons, nous nous livrons concurrence, nous nous battons, nous nous déclarons la guerre, nous nous massacrons et semons le chaos. Ensemble, dans un esprit de coopération, de bienveillance et d’empathie, nous formons une communauté suffisamment forte pour créer une nouvelle civilisation et nous soutenir mutuellement dans les moments de souffrance, de folie et d’épreuves.

Chacun d’entre nous est confronté à un choix. C’est le moment. Nous devons saisir cette occasion, pour notre bien à tous.

Ce qui pourrait nous sauver d’un chaos encore plus grand, c’est le « pouvoir du peuple ». Cela désigne tous ceux qui sont en mesure, d’une manière ou d’une autre, de protester contre les guerres et la corruption. Un effort concerté de grande envergure est nécessaire pour empêcher le monde de sombrer davantage dans l’autodestruction : nous, le peuple, devons agir à l’unisson et dans la solidarité dès maintenant. Partout dans le monde, dans chaque pays, les gens doivent se lever pour défendre la justice, la paix, la liberté et le partage. Nous, le peuple, devons faire entendre notre voix plus fort, plus clairement et avec plus de courage que jamais : mettons fin à la guerre maintenant ! Sinon, nous serons complices de meurtres et de folie. Arrêtez maintenant. Quittez vos fonctions ! Nous ne voterons plus pour vous et ne vous soutiendrons plus. Pas en notre nom !

Nous ne sommes pas sans pouvoir ni influence. Interpellons tous les dirigeants, tous les responsables politiques, toute personne occupant un poste d’autorité ou d’influence, à quelque niveau que ce soit. Exigeons que la guerre et l’agression cessent immédiatement. Nous devons transformer notre indignation, notre horreur et notre chagrin en action collective. Il n’est pas exagéré de dire qu’il s’agit d’un tournant dans l’histoire de notre planète. Une action concertée peut signifier que l’humanité choisit enfin un avenir sûr, juste et favorable pour chacun des 8,3 milliards d’entre nous. C’est le défi que nous sommes appelés à relever pour nous sauver et assurer la pérennité de la vie sur la planète Terre. Cela demandera de l’ingéniosité, de la persévérance, de la solidarité, de l’énergie et de l’engagement, soutenus par la coopération et un objectif commun.

Banderole « Cessez-le-feu immédiat », Iran-Palestine-Israël (Photo : internationalsocialist.net)

La guerre et la polarisation poussent les gens à s’opposer. Ce qui renforcera la nouvelle civilisation en devenir, c’est de concrétiser ce sentiment croissant d’une humanité fraternelle. Notre position et notre pratique quotidienne doivent consister à exprimer cette unité dans chacun de nos actes. Nous pouvons nous appuyer sur toutes les expériences sociales passées pour imaginer de nouvelles façons d’organiser le travail et les interactions sociales. Puisque les élites ont manifestement l’intention de s’accrocher au pouvoir par des mesures criminelles et désespérées, telles que le déclenchement de guerres illégales, nous devons œuvrer en faveur de changements systémiques et les soutenir afin d’éliminer les structures qui permettent à la cupidité et à la corruption de profiter à une minorité tandis que des milliards de personnes souffrent.

M.A.D. – Mutually Assured Destruction (Destruction mutuelle assurée)1, un moyen de dissuasion convenu. M.A.D. fait référence au principe de dissuasion fondé sur l’idée qu’une attaque nucléaire lancée par une superpuissance entraînerait une riposte nucléaire telle que l’attaquant et le défenseur seraient tous deux anéantis. C’est un concept familier à toute personne assez âgée pour se souvenir des moments historiques décisifs où la menace d’une destruction nucléaire faisait partie de nos vies.

Mais ces conditions sont-elles toujours d’actualité ? Les mécontents de ce monde reconnaissent-ils et respectent-ils ces principes ? Le problème est qu’au cours des dernières décennies, nous avons laissé l’Etat de droit et le respect des traités internationaux et des droits de l’homme s’éroder, de sorte que les oligarques et les fous considèrent l’impunité comme leur garantie pour semer la destruction. Cette impunité, combinée à la corruption et à l’ineptie des gouvernements et des systèmes judiciaires, constitue un passe-droit – une licence pour faire tout ce qui est nécessaire afin de détruire les ennemis présumés, de justifier les guerres et d’échapper à la prison, voire pire.

La folie de la guerre rend le choix de la justice et de la paix plus facile. La plupart d’entre nous aspire à un avenir empreint de bienveillance et de coopération, et vit déjà ainsi. D’autres devront peut-être connaître encore davantage d’épreuves et de privations avant d’accepter le changement de cap indispensable vers une société coopérative. Les décisions imprudentes prises par les dirigeants du monde entier nous placent devant un choix clair.

Les décisions collectives, les assemblées citoyennes, l’entraide, le troc et l’échange de services, de connaissances et d’expertises au bénéfice des autres font déjà partie de notre quotidien. Les interactions sociales peuvent et vont se fonder sur nos besoins communs. Après avoir constaté les effets désastreux de la cupidité, des mensonges, de la perte de respect pour l’Etat de droit, de la montée de l’amoralité, de la concurrence, de la marchandisation et de la corruption, nous devons assurément abandonner pour toujours ces pratiques et nous efforcer de vivre en tant que citoyens d’une civilisation coopérative.

Nous en savons assez. Les leçons de l’Histoire, associées à notre dégoût et à notre désarroi face au cauchemar actuel où les pays s’affrontent, exigent que nous réagissions. Les événements passés et présents nous interdisent de rester silencieux et inactifs. Nous pouvons gagner aujourd’hui et pour l’avenir – si nous agissons ensemble pour exiger la paix et la justice.

1. Jeu de mot difficilement traduisible. En anglais, mad signifie « folie ».


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