La Grande Décision

Partage international no 452avril 2026

par Le Maître –

par l’entremise de Benjamin Creme

Peu à peu, avec constance, l’humanité s’achemine vers sa Grande Décision. Rares sont ceux qui en ont conscience, mais les hommes traversent une mise à l’épreuve sans équivalent dans toute leur longue histoire sur Terre. Entre les mains de Maitreya, le Christ et Instructeur mondial, l’Epée de clivage accomplit son œuvre bienfaisante de séparation et de division en faisant ressortir les différences de nature et d’inclinations entre les hommes. Ainsi le choix qui s’offre à eux gagne-t-il en précision et en clarté. L’énergie d’amour de Maitreya est impersonnelle et les stimule tous : ceux qui aspirent à la paix et à des relations justes, au même titre que ceux qui vivent dans la cupidité et la compétition au risque d’engendrer une guerre ultime, une autodestruction totale. D’où l’importance du choix auquel tous sont désormais confrontés. Beaucoup s’étonneront sans doute qu’un tel choix soit même nécessaire. Ne va-t-il pas de soi que personne ne souhaite une guerre dévastatrice ? Aujourd’hui, une guerre régionale de petite taille pourrait dégénérer en affrontement nucléaire global. L’horreur qui s’ensuivrait dépasse l’entendement, pourtant certains font en ce moment même des préparatifs pour survivre à une telle éventualité. Le choix qui s’offre aux hommes est clair : continuer aveuglément sur leur lancée et, par leur cupidité, détruire à jamais la vie sur cette planète – ou entendre l’appel bienveillant de leur cœur et instaurer le partage et la justice, seuls susceptibles d’assurer un avenir pacifique à l’humanité sur Terre.[…] Dans le monde entier, il existe des groupes qui fomentent la révolution. Dans de nombreux pays, on accumule des armes pour s’y préparer. Ce que préconise Maitreya n’est pas la révolution, mais l’évolution. Il sait bien que la révolution, avec les conflits et les carnages qu’elle engendre, ne fait que remplacer certains problèmes par d’autres. Ce qui est nécessaire, c’est un processus de changement par étapes qui permette à chacun de s’impliquer dans l’accomplissement de sa destinée. Le partage est l’unique moyen de favoriser un tel processus ; lui seul engendrera la confiance, sans laquelle rien n’est possible. Maitreya a dit : « Votre premier pas vers le partage est un premier pas vers votre divinité. » Acceptez donc le partage, et prenez possession de votre héritage divin.
[La Grande Décision (Le Maître –)]

 

Le peuple se fera entendre

Quand tout est dit, il ne reste qu’un mot pour qualifier la situation internationale actuelle : chaotique. Des bellicistes assoiffés de pouvoir aux sceptiques indécis en passant par les héros autoproclamés, tous sont impatients de sauver le monde et s’efforcent de rallier les hommes à leurs divers points de vue. Au milieu de ce tumulte, la voix du peuple a du mal à se faire entendre, mais elle n’en reste pas moins un facteur qu’il faudra de plus en plus prendre en considération. Dans de nombreux pays, des foules immenses manifestent leur opposition au conflit injuste qu’on cherche à leur imposer et expriment leurs craintes quant aux terribles conséquences qui risquent d’en découler. Des situations similaires n’ont cessé de se présenter tout au long de l’Histoire, mais la volonté du peuple, même lorsque celui-ci se trouvait directement concerné, n’a que très rarement pesé sur les négociations et les décisions. Au cours des derniers siècles, ce n’est que dans les grandes révolutions que la voix du peuple a joué un rôle déterminant et laissé sa marque dans l’Histoire. Aujourd’hui encore, le moment est venu pour le peuple de faire entendre sa voix. Aujourd’hui encore, il est essentiel que les besoins des peuples du monde en matière de justice, de liberté et de paix soient entendus et pris en compte par les détenteurs d’un pouvoir irresponsable. Ces hommes dangereux, prisonniers du mirage du pouvoir, doivent réaliser que le temps de la guerre est terminé, que l’humanité aspire à la paix et à une sécurité aujourd’hui bien précaire. Il faut faire comprendre à ces petits « Napoléon » que leur règne est terminé, que les temps ont changé, qu’ils n’ont plus aucune crédibilité et que le pouvoir repose désormais entre les mains de ceux qui servent les véritables besoins du peuple.
[Le peuple se fera entendre.(Le Maître–)]

 

La jeunesse aux avant-postes

L’année 2012 est de la plus grande importance. Il est essentiel que l’impulsion donnée par le Printemps arabe, avec ses répercussions sur tout le globe, ne soit pas sans lendemain. La voix du peuple, désormais si vigoureuse et sûre d’elle, doit continuer à se faire entendre partout dans le monde pour proclamer que seuls le partage et la justice permettront d’engendrer la confiance et de construire un monde plus sûr pour tous. Le remède à apporter aux maux des hommes est des plus simples, des plus faciles à mettre en œuvre, mais des plus difficiles à appréhender pour beaucoup d’entre eux. Il leur faut comprendre que toutes les autres méthodes ont été employées en vain, et ont inévitablement conduit à la guerre. Aujourd’hui, il faut le savoir, une guerre de grande envergure ne pourrait être que nucléaire, et elle détruirait intégralement toute vie sur la Terre. Il y a même d’ores et déjà des forces qui cherchent à se doter des moyens de survivre à pareil anéantissement, ce qui de toute façon serait impossible. Que peut donc faire l’humanité – que doit-elle faire ? Dans l’ensemble, les gouvernements actuels sont composés d’hommes d’un certain âge pour qui l’exercice du pouvoir se résume à ce qu’ils ont connu dans leur jeunesse. Leurs méthodes sont celles du passé, et ils ne comprennent pas pourquoi elles sont aujourd’hui inefficaces. Ils ignorent tout des nouveaux flux énergétiques qui submergent aujourd’hui le monde ; déconcertés, ils se sentent impuissants face à des événements qu’ils ne contrôlent plus. Dans une large mesure, la voix du peuple est aujourd’hui celle de la jeunesse. Les gouvernements, et les médias qu’ils contrôlent, tendent à ignorer ou à discréditer les jeunes et les aspirations qu’ils expriment. Pourtant, ce sont les jeunes qui ont les solutions, qui comprennent que l’humanité est une, qui revendiquent l’équité, la justice et le partage pour en finir avec la guerre. Jamais on ne pourra réduire cette jeunesse au silence, et on ne pourra longtemps ignorer sa voix. La voix du peuple, tous âges confondus, finira par couvrir les lamentations des hommes d’argent, et conduira l’humanité vers une nouvelle aurore. Ainsi en sera-t-il.
[La jeunesse aux avant-postes (Le Maître –)]

 

Le triomphe ultime

Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la Loi qui unit toutes les nations dans le respect de leurs responsabilités et de leurs besoins mutuels. Le gain en maturité se signale précisément par ce respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre en paix ensemble. De temps à autre, il peut advenir qu’une nation se sente assez puissante pour ignorer la loi qui fait obstacle à ses ambitions dominatrices, et qu’elle se lance dans la guerre en dépit des avertissements de ses amis et de leurs incitations à la prudence. C’est ainsi qu’aujourd’hui les États-Unis, devenus l’unique « superpuissance », sont source de contrariété et de préoccupation pour les peuples des nations plus mûres, qui connaissent d’expérience la folie des actions unilatérales menées hors du cadre de la loi. Jeune « superpuissance » trop sûre d’elle-même, l’Amérique cherche tellement à en imposer qu’elle outrepasse ses capacités. Plus tôt elle sera confrontée à ses limites, mieux ce sera pour la sécurité du monde. D’ores et déjà, le chaos sans cesse croissant lève un lourd tribut de vies humaines, tant américaines qu’irakiennes. On a brisé le sceau de la boîte de Pandore, dont il est sorti un monstre que personne ne peut maîtriser. Bien entendu, le gouvernement américain fait tout ce qu’il peut pour faire bonne contenance, mais en coulisse il est des plus inquiet et cherche désespérément comment se retirer sans perdre la face. En attendant, l’armée irakienne vaincue mène un combat de guérilla qui lui rapporte quelques succès, tandis que les groupes religieux profitent de l’occasion pour attiser les tensions en appelant à la guerre civile. Ainsi l’aventure suprême du président américain, conçue pour démontrer l’invincibilité des États-Unis, non seulement n’a guère de résultats à faire valoir mais ne pourra qu’amener des pertes encore plus lourdes. Quand enfin le gouvernement des États-Unis comprendra la démence de cette guerre aussi insensée qu’inutile, il se gardera bien sûr de le reconnaître devant le monde. Il recherchera plutôt le soutien des Nations unies pour échapper tant bien que mal aux conséquences d’une bévue embarrassante et, si possible, en faire porter à d’autres la responsabilité.

Lorsque, parmi les nations, l’autorité de la loi est bafouée, c’est le monde entier qui en souffre. C’est ainsi qu’aujourd’hui, la tension dont s’est accompagnée cette futile démonstration de force militaire affecte des millions d’hommes innocents de toute destruction et de tout terrorisme. Le monde subit maintenant toutes sortes d’épidémies parce que le système immunitaire humain ne parvient plus à résister au stress. Si seulement les va-t-en-guerre prenaient conscience des effets karmiques de leurs actions irréfléchies, ils chercheraient sans doute à se racheter et à changer de cap.

Pendant ce temps, Maitreya observe attentivement cette situation discordante, prêt à intervenir s’il le faut, prêt à émerger quand ce sera possible. Rappelez-vous qu’il ne doute pas un instant du triomphe ultime de ceux qui se tiennent derrière lui et sont attachés à la paix et à la justice, à la liberté et à l’amour. Il sait que ce sont là les raisons d’être de l’existence humaine et vient pour les voir consacrées dans tous les hommes.
[Le triomphe ultime (Le Maître –)]

 

L’importance de l’unité

Quand les hommes de demain se pencheront sur notre époque, ils y verront, déployés simultanément, tous les aspects de notre être – nos talents et nos mérites comme nos manquements et nos insuffisances. Ceci n’a rien de surprenant, car les hommes se trouvent partout à des stades d’évolution très divers. Cependant, même si l’on tient compte de ces disparités naturelles qui s’atténueront avec le temps, force est de constater que deux choses font encore défaut : l’unité de vues, et la compréhension des besoins de tous. Pourquoi faut-il qu’il en soit ainsi ? Pendant des siècles et des siècles, les enseignements des religions successives et l’influence exercée par des personnalités d’envergure ont préservé une certaine unité de pensée au sein de l’humanité en évolution. Les conflits armés et les dissensions n’ont certes pas manqué ; mais, à un certain niveau, l’influence unificatrice des grandes religions s’est maintenue. L’individualité est maintenant si développée, si valorisée et récompensée dans nos sociétés, que, malgré tout ce qu’elle a permis d’accomplir, cette précieuse conquête de l’homme est devenue pour lui le plus grand des dangers. L’unité, au sens véritable du terme, est aujourd’hui presque réduite à néant, même et surtout dans le champ religieux. Rares sont ceux qui perçoivent d’instinct, comme allant de soi, les besoins essentiels de tous les hommes. Là réside le danger. Pourtant, sous l’effet des forces civilisatrices de la justice et de la liberté, des millions d’individus commencent à prendre conscience de leurs droits inaliénables. Peu à peu, l’attention des hommes se tourne vers les besoins de tous – ce qui va, bien sûr, à l’encontre de l’affirmation exacerbée des individualités. D’où l’extrême tension et la propension au chaos du monde actuel. Les problèmes politiques et économiques sont fondamentalement de nature spirituelle, mais ils ne peuvent être résolus que dans leurs sphères respectives. L’unité doit être recherchée et inscrite dans les faits, faute de quoi les pressions imposées par les circonstances présentes pousseraient les hommes aux pires extrémités. C’est pour cela que Maitreya appelle à l’unité et à la prise en compte des besoins de tous. La paix est essentielle, mais elle ne pourra être assurée que lorsque régnera la justice. Et l’on s’apercevra que la justice ne peut reposer que sur les eaux calmes de la confiance. Le partage, Maitreya l’affirme, est le seul remède à tous nos maux. Seul le partage rendra aux hommes la confiance qui leur permettra de s’asseoir autour de la même table pour instaurer la justice, et établir la paix.
[L’importance de l’unité (Le Maître –)]

Auteur : Le Maître –, l’un des membres les plus éminents de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse. Pour diverses raisons, son identité n’est pas révélée. Benjamin Creme était en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dictait ses articles.
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