Partage international no 449 – février 2026
Partage international se réjouit de l’opportunité de se renouveler et se tourne vers le numérique : nous sommes désormais exclusivement disponibles en ligne, abandonnant le papier et l’encre. Dans ce nouveau contexte, il nous semble utile de revenir à l’essentiel, ne serait-ce que pour nous rappeler et informer nos nouveaux lecteurs de notre mission définie il y a si longtemps que certains l’ont peut-être oubliée.
Depuis sa création, cette revue suit un mot d’ordre large et inclusif :« réunir deux grands courants de la pensée contemporaine, le politique et le spirituel. Il s’agit de mettre en lumière la synthèse qui sous-tend les changements politiques, sociaux, économiques et spirituels qui s’opèrent actuellement à l’échelle mondiale, et d’encourager des actions concrètes pour reconstruire notre monde selon des principes plus justes et plus humains ». C’est dans cette synthèse que réside la définition de la spiritualité, notre unité essentielle reconnue dans tous les aspects de la vie, et concrétisée dans toutes nos structures. Pour créer la société mondiale que la plupart des gens espèrent et désirent, « nous devrons opérer un changement de conscience afin d’inclure chaque aspect de notre être dans notre définition du spirituel », écrivait Benjamin Creme.
En 1982, lors de son lancement, Partage international a adopté l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, car il résumait parfaitement nos principes. Il figurait en évidence en deuxième page de couverture de chaque numéro. Lorsque l’article 25 de cette Déclaration sera enfin appliqué, quel monde nous créerons ! Notre titre en dit long : partage à l’échelle internationale.
Pour souligner cette définition, nous reproduisons des extraits d’un article intitulé « Spiritualité », écrit par notre fondateur et rédacteur en chef Benjamin Creme, en janvier 1982, pour le premier numéro. Ce concept n’est pas nouveau, mais ses implications sont si vastes qu’il n’a pas encore trouvé sa place à un niveau significatif dans le discours dominant. Demandez à la plupart des gens leur définition de la spiritualité. Demandez-leur quel est le problème fondamental qui freine le progrès. Ce concept ne figurera probablement pas dans leurs réponses.
La spiritualité
« Nous avons édifié des systèmes basés sur de mauvais principes : compétition, division, séparation et inégalité ; tout cela s’oppose à cette réalité intérieure. Cette réalité intérieure est l’Unité du genre humain, une nature divine partagée, latente en chaque être humain, qui a besoin de formes extérieures correctes pour permettre son rayonnement. L’essentiel de la violence actuelle a pour cause l’écartèlement vécu par l’être humain entre la connaissance qu’il a de lui-même, de sa divinité intérieure, et son incapacité à la manifester sur le plan extérieur. Il a l’impression de n’avoir aucun contrôle sur les structures politiques et économiques qui le placent dans des catégories bien définies – une sorte de système de castes. Il réagit contre les circonstances extérieures qui n’ont aucun lien avec l’être divin qu’il se sent être. Il est en guerre contre lui-même et par extension contre la société dont il fait partie. Telle est la cause des tensions sociales et de la violence actuelle du monde. Seule une rééducation de l’humanité à la véritable nature de l’être humain, celle d’une réalité triple – esprit, âme et personnalité – et à la connaissance de la loi de cause et d’effet et à sa relation avec la loi de renaissance, permettra à la véritable expression de l’être humain de s’accomplir.
Ceci conditionnera nos nouvelles structures. Tant que nous n’aurons pas compris que tout être est divin, nous ne pourrons créer d’institutions capables de répondre à notre divinité intérieure sans la corrompre ». […]
Le monde finira par connaître comme source de joie et d’expérience vécue, que la Hiérarchie spirituelle de cette planète existe ; que Maitreya, l’Instructeur mondial, et les Maîtres de Sagesse se tiennent aux côtés de l’humanité, que la vie n’est pas le fruit du hasard, qu’il existe un Plan divin, que l’humanité est une partie essentielle et évolutive de cette réalité, comme toute vie sur notre planète, que nos vies ont un sens et un but que les Maîtres incarnent et dont ils nous montrent la voie à suivre.
La connaissance de ces vérités fondamentales est une source d’espoir et un tremplin qui transforme cet espoir en action pour ceux qui souffrent. Nous aider à conformer notre vie quotidienne au Plan et à manifester les êtres divins que nous sommes en potentiel, tel est le service inlassable que Maitreya et les Maîtres rendent. Ce sont là les vérités intemporelles qui demeurent et ne peuvent être balayées par la cruauté et les horreurs qui sévissent aujourd’hui.
Le contraste saisissant entre, d’une part, cette définition de la spiritualité, cette compréhension du sens de la vie sur notre planète, et d’autre part, la misère actuelle de notre dystopie quotidienne, est honteux et profondément bouleversant pour tous ceux qui ont un cœur et une conscience. Nous ne pouvons ni ne devons rester inactifs face à la déshumanisation délibérée dont nous sommes témoins jour après jour. Nous ne pouvons nous laisser intimider par une avidité et une soif de pouvoir débridées, tandis que les forces du chaos ravagent nos vies et nos sociétés, semant la division et nous poussant à considérer notre voisin comme un ennemi. « L’autre, c’est le problème », nous dit-on, et des pays entiers sont présentés comme hostiles et dangereux. La guerre est la seule solution proposée par la propagande qui passe pour de la politique étrangère.
Le monde finira par comprendre que l’aide est disponible. Maitreya a dit : « Si vous faites un pas vers moi, j’en ferai deux vers vous. Je vous prêterai ma force. Je suis toujours avec vous. (mars 1992) ». Quelles que soient les circonstances mondiales actuelles, aussi épouvantables soient-elles, nous, les peuples, devons agir, faire ce premier pas et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour reconquérir notre humanité, notre sentiment d’appartenir au divin, pour vivre en paix, coopérer et instaurer la justice et la liberté pour tous.
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Rubrique : Editorial ()
