Partage international no 448 – décembre 2025
Le mirage est une chose que tous les groupes doivent affronter. C’est tellement vrai que le Maître Djwhal Khul a écrit tout un ouvrage sur le mirage, le Mirage : un problème mondial (Lucis Trust). C’est le problème majeur. Il est à l’arrière-plan de tous les maux et toutes les souffrances. La meilleure chose que vous puissiez faire pour le monde, c’est d’élever votre conscience au niveau du plan mental, devenir polarisé sur ce plan, et ainsi clarifier quelque peu le brouillard général du mirage.
Le mirage de groupe est le résultat du mirage individuel. Nous avons affaire à des groupes, aussi est-il préférable de traiter du mirage dans le sens où il affecte le groupe. Ne vous imaginez pas qu’aujourd’hui, demain, au cours de ce week-end, nous aurons résolu les problèmes du mirage de groupe. Ils sont sans fin et ne seront pas résolus au cours de ce siècle. Il ne nous reste plus que quelques mois d’ici la fin du siècle (mai 1999), mais nous pouvons commencer.
L’un des facteurs les plus importants pour vaincre le mirage est l’honnêteté, être capable d’utiliser le plan mental d’une manière honnête, afin de parvenir à l’honnêteté du mental. Si vous êtes victime d’un mirage et si vous refusez de le regarder honnêtement, vous ne vous en débarrasserez jamais. Mais si vous le regardez honnêtement, à partir du plan mental, il disparaît de lui-même. Lorsque vous en devenez conscient, le mirage disparaît.
Le mirage, c’est l’obscurité, le manque de lumière. C’est la source de toute ignorance. Nous sommes supposés nous diriger de l’obscurité vers la lumière, de l’ignorance vers la sagesse. C’est pourquoi il est d’une importance fondamentale que chaque disciple qui commence à fouler le sentier s’attaque à ses mirages, simplement, honnêtement, sans jugement ni auto-condamnation. Il s’agit simplement de se voir de manière objective. [L’art de la coopération (Benjamin Creme)]
En essence, le mirage trouve son origine dans l’appareil qui donne à l’homme sensibilité et sensualité – le corps astral ou émotionnel –, et dans la propension humaine à s’identifier à l’activité de ce véhicule. En s’identifiant à tort avec ses sentiments et émotions – sa nature désirante – l’homme s’est entouré d’un épais brouillard d’illusion et d’irréalité dans lequel il s’est perdu. C’est ce brouillard qui constitue le mirage dans lequel la majorité des gens passent leur existence entière. Le mirage est l’illusion sur le plan des émotions. Il représente le principal obstacle sur le chemin du progrès, pour les individus comme pour l’espèce humaine dans son ensemble. Il sème une multitude d’erreurs de jugement sur le chemin de celui qui n’y prend garde, et son emprise s’exerce tout autant – si ce n’est davantage – sur le plus noble idéaliste que sur le cynique le plus endurci. […]
Que faire pour libérer l’humanité d’une servitude si ancienne, inhérente en partie à la nature de la substance elle-même ? Comment l’homme peut-il s’affranchir de cette funeste identification, et de la tyrannie des formes-pensées qu’il a lui-même créées ? En focalisant son attention non plus sur le moi mais sur le groupe, et en s’identifiant davantage avec son âme, en relation avec toutes les âmes. La lumière de l’âme, par l’intermédiaire du mental, est la grande dissipatrice du mirage, et, à une époque lointaine, le Bouddha a enseigné comment vaincre le désir en pratiquant la noble voie du milieu entre les paires d’opposés. [Le mirage (Maître –)]
Le problème avec le mirage, c’est qu’il est terriblement contagieux. C’est comme une maladie infectieuse qui peut se répandre à travers le groupe tout entier et le détruire. Lorsque le mirage a trait à des idées fausses, il est très destructeur pour l’unité de groupe car certains considéreront ces idées comme justes. Leur propre mirage s’accommode du mirage de l’idée mensongère et ils n’y voient rien qui cloche. D’autres qui ont davantage de discernement peuvent voir immédiatement grâce à leur faculté de discrimination, qui vient de l’âme à travers le mental, qu’il s’agit de mirage, que ce n’est pas vrai, et ils ne veulent pas en entendre parler. Et ainsi la désunion naît au sein du groupe. [L’art de la coopération (Benjamin Creme)]
Qu’est-ce que le sens commun ? De toute évidence, il n’a rien de commun. Il est même rare, particulièrement dans les groupes new âge. Le sens commun est l’intelligence innée de la race humaine, rehaussée et affinée par la qualité de l’âme, dans la mesure où celle-ci peut agir sur le facteur manasique, celui de l’intelligence. Ce n’est pas exactement l’intuition, mais il partage certaines des qualités de la véritable qualité d’intuition qui vient de l’âme. C’est une sorte de conscience intelligente qui donne avant tout le sens des proportions. Il est non seulement utile mais absolument essentiel pour vaincre les mirages. [L’art de la coopération (Benjamin Creme)]
Il est vrai qu’on trouve sur le plan astral des formes-pensées puissantes de Maîtres connus, construites au fil des années par des aspirants et des disciples dévoués. Bien des personnes, sensibles au niveau astral, contactent ces « Maîtres » illusoires et reçoivent en retour les « enseignements », de nature astrale, qui au moins jusqu’à un certain point provenaient à l’origine de Maîtres réels, à travers des disciples polarisés mentalement et focalisés au niveau de l’âme. Il existe actuellement un grand nombre d’enseignements de cette nature, dont certains sont très connus et respectés. […]
La pierre de touche est l’objectivité et l’absence de mirage. Je peux dire que mon Maître n’a jamais fait la moindre remarque qui puisse nourrir les illusions ou l’ambition de quelqu’un, qu’il s’agisse de moi-même ou d’un autre. Au contraire, de nombreux disciples ont été grandement enrichis par ses sages conseils, donnés objectivement, mais avec amour.
Les conseils que j’aimerais donner aux aspirants sont les suivants : recherchez l’objectivité, car la clé est le discernement ; méfiez-vous de ceux qui vous offrent les initiations des Maîtres, avec ou sans diplôme ! Méfiez-vous de ceux qui vous disent que les Maîtres ont particulièrement besoin de votre aide, habituellement financière, pour leurs plans. Méfiez-vous de ceux qui, sans être eux-mêmes très évolués, prétendent être en contact avec les Chohans (des initiés du sixième degré), et méfiez-vous de toute communication qui, destinée à d’autres personnes ou à vous-mêmes, pourrait nourrir votre ego et vos illusions et vous donner ce sentiment d’importance que tous désirent et peu méritent. [La mission de Maitreya, tome I (Benjamin Creme)]
Il faut du courage pour s’attaquer à ses mirages. Il faut du courage pour changer. Le mirage, comme la lumière, a une émanation – tout comme la sagesse ou l’amour ont une émanation. Il est très facile de voir les mirages des autres, mais pas les siens. Si d’autres ont des mirages, vous pouvez être certain que vous en avez vous-même. Vous en avez nécessairement quelques-uns. Si vous en avez, vous avez besoin de courage pour les reconnaître. Il faut même du courage pour admettre leur existence. [L’art de vivre (Benjamin Creme)]
Lorsque les brouillards du mirage sont dispersés par la lumière du plan mental, la polarisation de la conscience change progressivement. […] Par conséquent, tout ce qui focalise le mental, qui le met en action dans chaque situation ou réaction, accélère le processus de polarisation. La méditation, quel qu’en soit le type – excepté cet état de rêverie négative que l’on prend si souvent à tort pour la méditation – est un premier élément qui pousse dans cette direction. Il y a également la détermination appliquée à observer d’une manière aussi impersonnelle et honnête que possible toutes ses réactions, quelle que soit la situation, spécialement celles qui dérangent le plus ; de même qu’une compréhension de sa propre structure de rayons – et par conséquent de ses mirages. Enfin, la consécration de sa vie au service de l’humanité conduira, en se tournant vers les autres, à se détourner de soi-même. Autant d’attitudes qui aident à polariser la conscience sur le plan supérieur, amenant ainsi la lumière de l’âme dans toutes les situations de la vie quotidienne. [La mission de Maitreya, tome I (Benjamin Creme)]
L’illusion
Q. Quelle est la différence entre le mirage et l’illusion ?
R. Il s’agit essentiellement de la même chose – d’une absence de clarté, de lumière, de révélation, de sens. Lorsque notre mental est fermé à la vérité, ou obscurci, nous vivons dans l’illusion. Si l’expérience se manifeste en tant qu’émotion, c’est du mirage ; si c’est une conception mentale ou une idée, c’est une illusion. Le mirage est l’illusion qui s’exerce sur le plan astral/émotionnel. L’illusion proprement dite s’exerce sur le plan mental. Elle implique l’âme car celle-ci utilise le corps mental, qui doit être clair. S’il n’est pas clair, l’âme ne peut porter un regard clair sur le monde. Elle le voit à travers une foule d’illusions, dont l’individu n’est pas conscient. [L’art de vivre (Benjamin Creme)]
L’illusion de chaque plan (physique, émotionnel ou mental) est vaincue par l’action du niveau qui se trouve juste au-dessus. Ainsi l’illusion du plan physique, appelée maya, est surmontée par l’aspiration du corps émotionnel. Lorsque l’aspiration est suffisamment élevée, elle exerce un contrôle sur l’activité des élémentaux physiques. L’illusion du plan astral, que nous appelons mirage, est surmontée par la lumière de l’âme, focalisée sur elle depuis le plan mental. L’illusion du plan mental est appelée tout simplement illusion. Elle est dispersée par la lumière de l’âme que nous appelons intuition. Grâce à un usage correct de l’intuition, l’aspect illusoire du plan mental est surmonté. Un autre nom pour l’intuition, qui détruit l’illusion, est bouddhi. Elle vient du niveau bouddhique de la triade spirituelle de l’âme. La fonction de bouddhi sur le plan mental est de mettre un terme au sentiment de séparation. L’illusion de toute sorte, qu’elle soit physique, émotionnelle ou mentale, résulte de l’erreur fondamentale qui nous fait croire que nous sommes séparés alors qu’il n’en est rien. [L’art de la coopération (Benjamin Creme)]
Q. Il semblerait que bon nombre de mirages et d’illusions découlent de la grande illusion que nous sommes séparés les uns des autres. Est-ce que« faire comme si », ou être conscient intellectuellement de l’âme et, par conséquent, du lien qui nous unit aux autres, est suffisant pour transcender cette illusion ?
R. Non, ce n’est pas suffisant pour transcender l’illusion, mais cela peut constituer un pas dans la bonne direction. Savoir de manière théorique que nous sommes une âme ne nous empêche pas d’être rempli de mirages et d’illusions. Savoir en théorie que nous faisons partie d’une race humaine qui n’est pas une entité séparée, mais est au contraire liée à toutes les particules de l’ensemble du cosmos, ne suffit pas en soi à nous libérer de l’illusion. Il faut que la conscience entre en jeu. La seule chose qui libère de l’illusion est une conscience en éveil. Celle-ci vient de l’expérience de soi en tant qu’âme – vous devez en faire réellement l’expérience. Lorsque vous faites l’expérience de vous-même en tant qu’âme, vous vous conduisez comme une âme. Vous cessez de construire toutes sortes d’idées imaginaires, toute une fantasmagorie illusoire. Votre vision devient claire et vous ne connaissez plus les mêmes difficultés. [L’art de vivre (Benjamin Creme)]
Q. Quelle est la manière la plus rapide de dépasser l’illusion que nous appelons la vie et de faire l’expérience directe de la réalité, de Dieu ? (juil. 2000)
R. Maitreya dit que la manière la plus simple de le faire est de s’identifier à ce que nous sommes réellement : le Soi ou Dieu. Il dit : « Posez-vous la question : Qui suis-je ? » Vous constaterez que vous vous identifiez avec votre corps physique, vos émotions ou vos pensées. « Mais vous n’êtes rien de tout cela », dit-il. Vous vous identifiez à ces différents aspects de vous-même, mais ils ne sont pas vous. Vous êtes le Soi, un être immortel. Nos problèmes, notre douleur, notre souffrance sont le résultat du fait que nous nous identifions avec tout ce qui n’est pas le Soi immortel.
Maitreya a donné au monde une Prière pour le nouvel âge. Répétée quotidiennement, elle développe progressivement la conscience du Soi. Cette conscience aboutit finalement à la Réalisation du Soi, qui est la perfection.
Cette prière est très simple :
Je suis le créateur de l’univers.
Je suis le père et la mère de l’univers.
Tout vient de moi.
Tout retournera à moi.
Le mental, l’esprit et le corps sont mes temples,
Pour que le Soi réalise en eux
Mon Etre suprême et mon Devenir.
Dites cette prière avec une attention soutenue autant de fois par jour que vous le souhaitez. Peu à peu vous aurez une conscience différente de vous-même. Vous commencerez à devenir plus détaché. Vous commencerez à vous rendre compte que vous n’êtes pas le corps, les émotions ou le mental. Vous n’êtes pas cette mémoire qui vous relie en tant que personne à votre travail et à votre famille. Vous serez de plus en plus en relation avec le Soi. [Le grand retour (Benjamin Creme)]
Thématiques : spiritualité
Rubrique : Compilation (Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).)
