novembre 2024 – No 435
SOMMAIRE

- L’importance de l’unité par Le Maître –
- Novembre 2024
- Pour en finir avec l’idéologie génocidaire d’Israël par Jeffrey D. Sachs
- Les peuples autochtones, un antidote à un monde en crise par Anna Giulia Medri et Jamison Ervin
- Lettre ouverte aux juges de la Cour pénale internationale par Brian Eno et Yanis Varoufakis
- L’unité intérieure de l’humanité
- Assumer notre libre arbitre par Felicity Eliot
- La FAO publie son rapport annuel sur la sécurité alimentaire
- Une image de Jésus dans un feu de forêt ?
- Agroglyphes à Wilton Windmill (Wiltshire)
- Agroglyphe à Stoke Charity (Hampshire)
- Un visage pour le suaire de Turin
- La magie des trembles par Pauline Welch
- Une avancée pour le mouvement Stop Ecocide
- Danger ! Nous franchissons la septième limite planétaire
- Une politique agricole britannique qui favorise la faune et la flore
- Deux astuces ingénieuses en faveur de la Terre
- La course pour sauver les baleines
- Une centrale à charbon à la rescousse
- Les défenseurs de l’environnement en ligne de mire par Busani Bafana
- Les humanitaires interpellent Joe Biden par Jessica Corbett
- L’humanité par Aart Jurriaanse
- L’eau – source de vie : ses propriétés physico-chimiques et électromagnétiques par Dominique Abdelnour
- Un cadeau mystérieux
- Un amour rayonnant
- Les meilleures tomates !
- En bonne compagnie
- C’était la façon dont ils étaient habillés
- Au bon endroit au bon moment
- Extrait du discours de Mia Amor Motley, première ministre de la Barbade
- Questions-réponses
- Pour certaines personnes, au sein des groupes travaillant pour Maitreya ou en dehors, l’idée qu’un Maître puisse prendre parti comme le fait votre Maître dans son dernier article (octobre 2004) et exprimer ainsi son opinion politique, est étrange et inattendue. Pourquoi votre Maître considère-t-il que c’est si important ? Et que pense Maitreya des élections américaines ?
- Les instructeurs spirituels du passé ne se préoccupaient pas de politique, mais étaient focalisés sur le développement spirituel. Je suis intrigué par votre focalisation sur la politique. Pourriez-vous en expliquer les raisons ?
- La politique et le pouvoir – [1] Qui a le plus de pouvoir : le Pentagone ou la Maison Blanche ? [2] Existe-t-il d’autres groupes de pression plus puissants aux Etats-Unis ?
- Que pouvons-nous faire, en dehors des pétitions et des prières, pour apporter la paix et empêcher une guerre des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran ?
- Les gens au pouvoir actuellement semblent remplis d’illusion. De quelle manière les personnes ordinaires, comme nous-mêmes, peuvent-elles aider à amener des changements dès maintenant ?
- Les membres du mouvement « Paix maintenant » en Israël répondent-ils aux énergies de Maitreya ? (Ses dirigeants ont déclaré qu’ils voulaient protéger Arafat de Sharon.)
- On a relaté dans Partage international qu’il y avait à travers le monde un glissement du pouvoir des formes de gouvernements centralisés vers des formes plus locales de contrôle des systèmes politiques. Avez-vous conscience de cela, et dans ce cas, comment cela coïncide-t-il avec la mondialisation des problèmes et le besoin d’approches mondiales pour les résoudre ?
Articles du Maître —
L’importance de l’unité – [sommaire]
par l’entremise de Benjamin Creme, janvier 2013
Quand les hommes de demain se pencheront sur notre époque, ils y verront, déployés simultanément, tous les aspects de notre être – nos talents et nos mérites comme nos manquements et nos insuffisances. Ceci n’a rien de surprenant, car les hommes se trouvent partout à des stades d’évolution très divers. Cependant, même si l’on tient compte de ces disparités naturelles qui s’atténueront avec le temps, force est de constater que deux choses font encore défaut : l’unité de vues, et la compréhension des besoins de tous. Pourquoi faut-il qu’il en soit ainsi ? Pendant des siècles et des siècles, les enseignements des religions successives et l’influence exercée par des personnalités d’envergure ont préservé une certaine unité de pensée au sein de l’humanité en évolution. Les conflits armés et les dissensions n’ont certes pas manqué ; mais, à un certain niveau, l’influence unificatrice des grandes religions s’est maintenue. L’individualité est maintenant si développée, si valorisée et récompensée dans nos sociétés, que, malgré tout ce qu’elle a permis d’accomplir, cette précieuse conquête de l’homme est devenue pour lui le plus grand des dangers.
L’unité, au sens véritable du terme, est aujourd’hui presque réduite à néant, même et surtout dans le champ religieux. Rares sont ceux qui perçoivent d’instinct, comme allant de soi, les besoins essentiels de tous les hommes. Là réside le danger. Pourtant, sous l’effet des forces civilisatrices de la justice et de la liberté, des millions d’individus commencent à prendre conscience de leurs droits inaliénables. Peu à peu, l’attention des hommes se tourne vers les besoins de tous – ce qui va, bien sûr, à l’encontre de l’affirmation exacerbée des individualités. D’où l’extrême tension et la propension au chaos du monde actuel. Les problèmes politiques et économiques sont fondamentalement de nature spirituelle, mais ils ne peuvent être résolus que dans leurs sphères respectives. L’unité doit être recherchée et inscrite dans les faits, faute de quoi les pressions imposées par les circonstances présentes pousseraient les hommes aux pires extrémités. C’est pour cela que Maitreya appelle à l’unité et à la prise en compte des besoins de tous.
La paix est essentielle, mais elle ne pourra être assurée que lorsque régnera la justice. Et l’on s’apercevra que la justice ne peut reposer que sur les eaux calmes de la confiance. Le partage, Maitreya l’affirme, est le seul remède à tous nos maux. Seul le partage rendra aux hommes la confiance qui leur permettra de s’asseoir autour de la même table pour instaurer la justice, et établir la paix.
Editorial
Ce mois-ci dans Partage international
Novembre 2024 – [sommaire]
On pourrait croire, en lisant l’article du Maître ci-dessus, qu’il a été écrit au cours des douze derniers mois. Nous venons de fêter le premier anniversaire d’octobre 2023, le début d’une année de dévastation, d’horreur et de génocide. Comme le dit le Maître de Benjamin Creme : « La paix est essentielle, mais elle ne pourra être assurée que lorsque régnera la justice. […] Les problèmes politiques et économiques sont fondamentalement de nature spirituelle, mais ils ne peuvent être résolus que dans leurs sphères respectives. L’unité doit être recherchée et inscrite dans les faits, faute de quoi les pressions imposées par les circonstances présentes pousseraient les hommes aux pires extrémités. C’est pour cela que Maitreya appelle à l’unité et à la prise en compte des besoins de tous. »
Dans ce numéro, nous avons mis l’accent sur le besoin urgent et très attendu d’unité et de justice. Nous avons également accordé une place à Benjamin Creme et à l’explication de son Maître sur les raisons pour lesquelles Maitreya a choisi de travailler dans les domaines politique et économique et pourquoi ces domaines sont considérés comme « spirituels » par la Hiérarchie.
Voir la compilation, titrée L’unité intérieure de l’humanité, pour une formulation percutante : « Comment peut-il exister deux mondes alors que le monde est un ? Comment la division peut-elle régner alors que la loi est la même pour tous ? Bientôt, les hommes comprendront que la souffrance du grand nombre est la maladie de tous, et que seule la justice apportera la guérison. » (Le Maître de Benjamin Creme, extrait de l’article intitulé La justice est divine)
Le contenu de ce numéro est particulièrement varié : politique, justice internationale, science, état de la nature et, comme toujours, la perspicacité de Benjamin Creme qui répond aux questions des lecteurs.
Point de vue
Pour en finir avec l’idéologie génocidaire d’Israël – [sommaire]
Lorsque le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a pris la parole à l’Assemblée générale de l’ONU la semaine dernière [le 27 septembre 2024], de nombreux représentants des gouvernements ont quitté la salle. La condamnation mondiale de B. Netanyahou et de son gouvernement est due à la violence impitoyable d’Israël contre ses voisins arabes. M. Netanyahou promeut une idéologie fondamentaliste qui a fait d’Israël la nation la plus violente au monde.
Les fondamentalistes d’Israël ont pour credo que les Palestiniens n’ont absolument aucun droit à avoir leur propre nation. La Knesset a récemment adopté une déclaration s’opposant fermement à la création d’un État palestinien dans ce qu’elle appelle la Terre d’Israël, c’est-à-dire le territoire à l’ouest du Jourdain. L’argument est qu’un État palestinien au cœur de la Terre d’Israël représenterait un danger existentiel pour l’État d’Israël et ses citoyens, perpétuerait le conflit israélo-palestinien et déstabiliserait la région.
Qualifier la terre située à l’ouest du Jourdain de « cœur de la Terre d’Israël » est stupéfiant. Israël n’est qu’une partie de cette région, pas la région entière. La Cour internationale de justice (CIJ) a récemment statué que l’occupation par Israël des terres palestiniennes (celles situées en dehors des frontières israéliennes du 4 juin 1967, avant la guerre de juin 1967) est manifestement illégale. L’Assemblée générale de l’ONU a récemment voté massivement en faveur de la décision de la CIJ et a appelé Israël à se retirer des territoires palestiniens dans un délai d’un an.
Il est utile de rappeler que lorsque l’empire britannique a promis un foyer national juif en Palestine ottomane en 1917, les Arabes palestiniens constituaient environ 90 % de la population. Au moment du plan de partage de l’ONU de 1947, les Arabes palestiniens représentaient environ 67 % de la population, bien que le plan ait proposé de ne leur accorder que 44 % des terres. Aujourd’hui, Israël revendique la totalité des terres, soit 100 %.
Les origines de la situation
Il existe de nombreux facteurs à l’origine de cette arrogance israélienne, le plus important étant le soutien militaire des Etats-Unis. Sans ce soutien, Israël ne pourrait en aucun cas maintenir un régime d’apartheid qui prive les Arabes palestiniens de tout pouvoir politique, alors qu’ils constituent près de la moitié de la population. Les générations futures s’étonneront de voir à quel point le lobby israélien a su manipuler l’armée américaine, causant ainsi un grave préjudice à la sécurité nationale des Etats-Unis et à la paix mondiale.
Cependant, au-delà du soutien militaire américain, une autre source de l’injustice profonde d’Israël envers le peuple palestinien est le fondamentalisme religieux propagé par des fanatiques comme le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, et le ministre de la Défense nationale, Itamar Ben-Gvir, qui se revendiquent ouvertement fascistes. Ces fanatiques se réfèrent au Livre de Josué selon lequel Dieu a promis aux Israélites une terre « depuis le désert du Néguev au sud jusqu’aux montagnes du Liban au nord, depuis le fleuve Euphrate à l’est jusqu’à la mer Méditerranée à l’ouest » (Josué 1:4).
La semaine dernière, aux Nations unies, B. Netanyahou a une nouvelle fois fondé les revendications territoriales d’Israël sur des textes bibliques : « Lorsque j’ai pris la parole ici l’an dernier, j’ai dit que nous étions confrontés au même choix intemporel que Moïse a présenté au peuple d’Israël il y a des milliers d’années, alors que nous étions sur le point d’entrer en Terre promise. Moïse nous a dit que nos actions détermineraient si nous léguerions aux générations futures une bénédiction ou une malédiction. » Ce que B. Netanyahou n’a pas dit à ses homologues (dont la plupart avaient de toute façon quitté la salle), c’est que Moïse a tracé une voie génocidaire vers la Terre promise (Deutéronome 31) : « L’Eternel détruira ces nations devant toi, et tu les déposséderas. Josué passera devant toi, comme l’Eternel l’a dit. L’Eternel leur fera ce qu’il a fait à Sihon et à Og, rois des Amoréens, et à leur pays, lorsqu’il les a détruits. L’Eternel les livrera devant toi, et tu agiras à leur égard selon tous les commandements que je t’ai donnés. »
Les extrémistes violents d’Israël croient qu’ils disposent d’un droit biblique, voire d’un mandat religieux, pour détruire le peuple palestinien. Leur héros biblique est Josué, le chef israélite qui a succédé à Moïse et a mené les conquêtes génocidaires des Israélites.
B. Netanyahou a également fait référence aux Amalécites, un autre cas de génocide d’ennemis des Israélites ordonné par Dieu, dans un appel du pied clair à l’intention de ses partisans fondamentalistes. Voici le récit biblique de la conquête d’Hébron par Josué (Josué 10) : « Josué et tout Israël avec lui montèrent d’Eglon à Hébron, et ils l’attaquèrent. Ils s’en emparèrent et la frappèrent du tranchant de l’épée, elle, son roi, toutes ses villes et tous ceux qui s’y trouvaient. Il ne laissa aucun survivant, détruisant totalement Hébron comme il avait détruit Eglon, et anéantissant tous ceux qui s’y trouvaient. »
Il y a une profonde ironie dans ce récit génocidaire, qui est presque certainement inexact sur le plan historique. Rien ne prouve que les royaumes juifs soient nés de génocides. Il est plus probable qu’ils soient issus de communautés cananéennes locales ayant adopté les premières formes du judaïsme. Les fondamentalistes juifs s’attachent à un texte du VIe siècle avant notre ère qui est très probablement une reconstruction mythique d’événements supposés avoir eu lieu plusieurs siècles auparavant, une forme de bravade politique courante dans la politique de l’ancien Proche-Orient.
Le problème, ce sont les politiciens israéliens du XXIe siècle, les colons illégaux et les autres fondamentalistes qui choisissent de vivre et de tuer sur la base d’une propagande politique du VIe siècle avant notre ère.
Les fondamentalistes violents d’Israël sont en décalage de quelque 2 600 ans avec les formes acceptables de gouvernance et de droit international actuelles. Israël est tenu de respecter la Charte des Nations unies et les Conventions de Genève, et non le Livre de Josué. Conformément à la récente décision de la CIJ et à la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies qui l’appui, Israël doit se retirer, dans les douze prochains mois, des territoires palestiniens occupés. Selon le droit international, les frontières d’Israël sont celles du 4 juin 1967, et non celles qui vont de l’Euphrate à la mer Méditerranée.
Le rôle de l’ONU
La décision de la CIJ et le vote de l’Assemblée générale des Nations unies ne constituent pas un jugement contre l’Etat d’Israël en tant que tel. C’est une décision contre l’extrémisme, en fait contre l’extrémisme et la malveillance de chacune des parties. On a deux peuples, chacun représentant environ la moitié de la population (avec au sein de chaque communauté de profonds clivages sociaux, politiques et idéologiques). Le droit international préconise la coexistence de deux Etats, vivant côte à côte, en paix.
La meilleure solution, que nous devons appeler de nos vœux, est que ces deux Etats, et les deux peuples, parviennent à s’entendre et finissent par se renforcer l’un l’autre. En attendant ce jour heureux, la solution pratique consistera à envoyer des forces de maintien de la paix pour renforcer les frontières et protéger chaque partie de l’hostilité de l’autre, tout en donnant à chacune la possibilité de prospérer. La situation actuelle, qui voit Israël dominer brutalement le peuple palestinien, est intolérable et illégale.
Il faut espérer qu’il y aura bientôt un Etat palestinien, souverain et indépendant, que la Knesset le veuille ou non. Ce n’est pas le choix d’Israël, mais bien le mandat de la communauté internationale et du droit international. Plus vite l’Etat palestinien sera accueilli comme membre des Nations unies, la sécurité d’Israël et de la Palestine étant assurée par des forces de maintien de la paix de l’ONU, plus vite la paix s’installera dans la région.
Source : Common Dreams
Compte rendu de lecture
Compilation
Nous publions dans cette rubrique une sélection de citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).L’unité intérieure de l’humanité – [sommaire]
Comment peut-il exister deux mondes alors que le monde est un ? Comment la division peut-elle régner alors que la loi est la même pour tous ? Bientôt, les hommes comprendront que la souffrance du grand nombre est la maladie de tous, et que seule la justice apportera la guérison. [La justice est divine (Maître –)]
On comprendra de mieux en mieux que, malgré leurs différences de couleur, de race et de religion, les hommes et femmes du monde ne font qu’un, qu’ils ont tous besoin d’une justice et d’une liberté dont certains pensent qu’elles n’appartiennent qu’à eux seuls, et de plein droit.
Maitreya insistera sur l’absolue nécessité de la paix, et montrera que l’abandon définitif de la guerre ne peut être obtenu que par la confiance. Il soutiendra que seul le partage est susceptible d’engendrer cette confiance. Ainsi parlera Maitreya, ainsi nourrira-t-il le sens de l’humanité une, et de la nécessité du partage. [Le peuple s’éveille (Maître –)]
Dans cette ère à venir nous devrons accomplir un changement de conscience afin d’inclure chaque partie de notre être dans notre définition du « spirituel ». Toutes nos structures devraient se baser sur l’Unité intérieure de l’humanité et refléter cette réalité. En tant qu’âmes nous sommes Un ; il n’existe rien de tel qu’une âme séparée. Nous devons créer des systèmes politiques, économiques et sociaux qui permettent à cette divinité intérieure de s’exprimer. [La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]
Les hommes doivent prendre conscience que les peuples de toutes les nations sont un, égaux entre eux, et dépendants les uns des autres. Aucune nation ne possède le monde, ni ne peut le gouverner. Aucune ne peut s’opposer seule à toutes les autres. Les jours des empires et de leur domination sont révolus. L’humanité se tient au seuil d’une compréhension nouvelle de son rôle sur la planète Terre. Cela implique un changement dans les relations que les hommes entretiennent avec leurs semblables, qui cheminent comme eux sur la voie de la sagesse et d’une gestion éclairée des ressources de ce monde d’abondance.
Nous, vos Frères aînés, aiderons l’humanité à effectuer ce changement. Maitreya mettra les hommes devant la réalité de ce qui les attendrait s’ils n’agissaient pour transformer le monde. Il leur montrera que sans un changement de direction, l’avenir, en vérité, serait sombre et difficile. Il les amènera aussi à prendre conscience de leur interdépendance et de la réalité de leur fraternité. [La Fraternité humaine (Maître –)]
La réalité de l’interdépendance mondiale deviendra un fait établi dans notre conscience, et, dans le processus, le fait que « tous les hommes sont frères » se traduira de plus en plus dans des structures et dans des programmes d’action pratiques reflétant cette réalité. Les nations connaîtront la fraternité, les buts communs et les aspirations communes. [La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]
Les hommes en viendront à comprendre que l’humanité forme un tout indissociable, au sein duquel les relations reposent sur des associations de longue date et sur une ascendance commune, mais aussi sur une divinité qu’ils partagent tous. Ils s’apercevront qu’ils n’ont plus à craindre ou à combattre leur prochain, ni à subir le martyre de la faim dans un monde qui regorge de ressources. Ainsi naîtra un nouvel âge, où la justice et le partage viendront à bout du chaos et de l’irresponsabilité actuels, où les hommes se respecteront mutuellement et prendront soin de leurs semblables, où leur divinité se manifestera et où se révèleront les secrets de la vie. La surabondance perdra alors de son attrait et, en nombre croissant, les hommes seront heureux de vivre dans la sobriété. Ainsi les hommes établiront-ils des relations justes, entre eux, et avec leur Source commune. [La transformation qui s’annonce (Maître –)]
Pour Maitreya, la chose la plus importante aujourd’hui est de sauver les millions de gens qui meurent de faim dans un monde d’abondance. Il dit que rien ne l’afflige autant que cette honte : « Le crime de séparation doit être chassé de ce monde. J’affirme que tel est mon dessein. » En conséquence, le premier but de Maitreya est de montrer à l’humanité que nous sommes semblables, que nous sommes un : où que nous vivions, quelle que soit notre couleur, notre culture ou notre croyance religieuse, les besoins de tous sont les mêmes. [L’éveil de l’humanité (B. Creme)]
Beaucoup attendent ma venue avec émoi, craignant de perdre tout ce qu’ils ont aimé, tout ce qu’ils ont amassé et acquis. Ne craignez rien, mes amis, car la seule perte sera la perte de la séparation, de la division et de la peur, de l’envie et de la haine. Pour libérer le monde de tout cela, tout doit être reconstruit. Sachez-le, mes amis, et soyez prêts à partager, à voir votre frère comme vous-même, à le serrer dans vos bras et à l’appeler votre ami. [Message n° 125 (Maitreya)]
La première urgence est de réaliser que l’humanité est une, que les besoins sont partout les mêmes, si diverses et apparemment incompatibles que puissent être les formes extérieures. L’énorme différence de niveau de vie entre pays riches et pays pauvres fait insulte à cette unité essentielle et contient en elle-même les germes de la guerre. La réponse est donc simple : la mise en œuvre du principe de partage est la seule solution aux divisions qui déchirent notre vie planétaire. Il n’y a pas d’alternative. Le partage est divin, il fait partie du Plan de Dieu pour ses enfants, et il devra un jour venir à manifestation. [Les structures politiques du nouvel âge (Maître –)]
Nous devons devenir des êtres humains dignes de ce nom et reconnaître que nous sommes un, que nous sommes tous frères et sœurs, faisant partie de la même humanité, et que par conséquent, la nourriture, les matières premières, l’énergie, la connaissance scientifique, la technologie, l’éducation, les soins médicaux appartiennent à tous et doivent être redistribués de manière plus équitable dans le monde : ainsi l’unité et la fraternité humaine s’inscriront dans la réalité des faits. [Enseignements de la sagesse éternelle (B. Creme)]
Je suis un homme simple et, avec simplicité, je vous adresse mon appel : accordez-moi votre confiance, suivez-moi et laissez-moi vous guider vers un avenir fondé sur l’Amour, fondé sur le Partage, fondé sur la Fraternité. Permettez-moi de vous montrer comment accéder à cet état de simple interdépendance, de justice, d’alignement correct avec votre Source et avec vos frères. [Message n° 4 (Maitreya)]
Beaucoup luttent pour la liberté mais la refusent aux autres, oubliant que la liberté elle-même, comme la justice, est indivisible. Beaucoup cherchent à répondre uniquement à leurs besoins, oubliant que seule l’interdépendance permet d’assurer la satisfaction des besoins de tous.
L’appel de Maitreya retentira aux oreilles des hommes : partagez pour sauver le monde. Coopérez pour connaître la vraie liberté. « Prenez votre frère par la main, et sachez qu’il n’est autre que vous-même. » Ainsi en sera-t-il. Ainsi le Grand Seigneur inspirera-t-il les changements dont le monde a tant besoin, ce monde qui souffre le martyre à mi-chemin entre déclin et renouveau […]. Quand les hommes prendront conscience de leur unité, et la traduiront en actes, tout deviendra possible. [Un monde en mutation (Maître –)]
Des groupes concernés, de plus en plus nombreux, ont attiré l’attention des gouvernements sur cette question. Et maintenant, enfin, ceux-ci ou leurs représentants se rencontrent à des intervalles plus ou moins réguliers afin d’analyser les problèmes et voir de quelle manière les résoudre. C’est une maturité nouvelle qui se manifeste par le fait que l’humanité commence à avoir le sens de son unité. Faire preuve de maturité, c’est reconnaître que nous sommes tous des frères et des sœurs appartenant à la même humanité et que nous sommes sur cette planète pour mettre à exécution un certain plan, pour jouer un certain rôle, ce dont la plupart des gens n’ont encore qu’une conscience très vague. Le fait que nous prenions enfin au sérieux les problèmes sur lesquels des groupes particuliers ont attiré depuis longtemps l’attention des gouvernements est le signe que nous prenons conscience de notre vulnérabilité mais aussi de notre unité. [L’Art de la coopération (B. Creme)]
N’oubliez pas, mes frères, que vous êtes uns, que le Père de tous vous a créés à son image divine, et qu’à travers vous brille la même lumière bénie d’Amour et de Vérité. L’heure vient, mes amis, où la lumière de la Vérité brillera tout autour de vous, où l’homme prendra son frère dans son cœur et le reconnaîtra comme lui-même. [Message n° 51 (Maitreya)]
La venue de Maitreya concerne les changements dans le monde : changement dans notre compréhension des besoins de la planète en vue d’un véritable équilibre écologique, changement dans nos systèmes économiques de sorte que tous les hommes soient nourris et traités correctement, changement dans les relations entre les hommes partout dans le monde. Si nous comprenons vraiment que l’humanité est une, la nécessité profonde de ces transformations s’imposera à nous. Il s’agit de la création d’un nouveau monde. [L’éveil de l’humanité (B. Creme)]
Mes enfants, mes amis, je suis venu peut-être plus rapidement que vous ne vous y attendiez. Mais il y a tant à faire, tant à changer dans le monde. Beaucoup ont faim et meurent, beaucoup souffrent inutilement.
Je viens pour changer tout cela ; pour vous montrer comment, ensemble, avancer vers une vie plus simple, plus saine et plus heureuse. Les hommes ne s’opposeront plus entre eux, ni les nations entre elles, mais ensemble, comme des frères, nous avancerons vers ce monde nouveau. [Message n° 1 (Maitreya)]
Soyez prêts à accepter que tous les hommes sont uns, que Dieu a le même amour pour tous et que chacun est le reflet du divin. Lorsque vous verrez Maitreya, il ne vous laissera aucun doute, le chemin à suivre sera clair : « Prenez les besoins de vos frères comme mesure de votre action et résolvez les problèmes du monde. Il n’existe pas d’autre issue. » [L’appel de Maitreya (Maître –)]
Aujourd’hui, pour autant qu’elle serve à quelque chose, l’éducation est avant tout la formation à un métier. Les gens sont formés uniquement à gagner leur vie dans un monde tourné vers le commerce et régi par la compétition. Cela changera. La compétition doit céder la place à la coopération. C’est essentiellement la compétition – fondée sur l’avidité et la peur – qui empêche les hommes d’exprimer le plus important : leur unité, le sentiment qu’ils appartiennent à un seul et même groupe. Cela doit changer. Lorsque ce changement aura eu lieu, les hommes réaliseront, et les Maîtres par leur exemple le démontreront, que l’âme est un fait. [La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]
Pour progresser, l’homme doit mourir au passé. Il en a toujours été ainsi. Par conséquent, mes amis, en ce temps de changement, il faut renoncer aux anciennes structures. Avec simplicité, dans la fraternité, tous les hommes doivent partager. [Message n° 118 (Maitreya)]
Grâce à l’inspiration et aux conseils de Maitreya et de son groupe de Maîtres, les hommes se découvriront de plus en plus aptes à prendre les bonnes décisions et à agir en conformité avec le Plan. Cette prise de conscience mènera inévitablement à un sentiment croissant de fraternité, à la compréhension que les hommes ne peuvent progresser qu’en avançant tous ensemble. [Le rêve de fraternité (Maître –)]
Maitreya nous montrera de quelle hauteur nous avons chuté pour sombrer dans la médiocrité du matérialisme d’aujourd’hui. Et il nous montrera la voie à suivre, par l’acceptation du principe de partage et l’affirmation de notre sens de la fraternité entre tous les hommes et femmes de l’humanité, nous permettant ainsi de retrouver le sentier spirituel, le sentier qui mène non à la compétition mais à l’unité. Voilà ce que signifie le nouvel âge, l’ère de la synthèse. La synthèse, c’est l’union de tous en vue de la réalisation de l’unité, une unité composée de parcelles au départ disparates. [L’éveil de l’humanité (B. Creme)]
Faites entendre votre voix ; dites vos besoins au monde, votre besoin de paix, votre besoin de justice et de liberté, le besoin qu’ont tous les êtres de vivre en harmonie. Quelles que soient leur religion, leur couleur, leur race, tous les hommes, en essence, sont un. Ils sont mes frères, et j’aime chacun d’entre eux. Ma bénédiction et mon amour s’écoulent vers vous tous. A bientôt mes amis. [Partage international, mai 2008, message de Maitreya]
De nos correspondants
Assumer notre libre arbitre – [sommaire]
Le Maître de Benjamin Creme a écrit : « A de nombreuses reprises au fil des années j’ai dit que l’émergence de Maitreya était proche, et ainsi l’attente de cet événement est-elle restée vive dans le cœur de millions d’hommes. Le fait que sa pleine émergence ne se soit pas encore produite n’est pas un signe de perfidie de ma part mais résulte plutôt du caractère extraordinaire de l’entreprise, et de sa difficulté. Les hommes ignorent généralement tout des lois qui gouvernent un tel événement, ainsi que des limites qu’elles imposent à l’action de Maitreya. Il faut le dire aussi, nous qui sommes vos Frères aînés opérons en dehors et au-delà de la notion de temps, et nous avons des difficultés à présenter notre vision et nos informations à des hommes dont l’entendement reste gouverné par le « fait » du temps. » [Le Maître de Benjamin Creme, 14 juillet 2008]
Changement de perspective
En juillet 2016, Benjamin Creme (BC) annonça à son épouse Phyllis et moi-même, que la réapparition de l’Instructeur mondial, telle qu’il l’avait toujours présentée, était susceptible de se dérouler différemment : « Ne vous inquiétez pas si les choses ne se passent pas comme prévu. » Il nous a encouragées, et par extension tous ceux qui avaient eu connaissance de l’information et y accordaient de la valeur, à ne pas céder à la peur ou à l’anxiété s’il apparaissait que la vie, les évènements et le développement de l’humanité ne suivaient pas le cours que lui-même et son Maître avaient décrit. Nous avons aussi compris que d’évidence l’émergence de Maitreya avait déjà commencé et qu’elle pourrait se dérouler de façon très graduelle, plutôt que de la manière plus « spectaculaire » à laquelle on s’attendait. Il nous dit qu’il s’agirait peut-être d’une série d’adombrements progressifs – mais nous n’en sûmes pas davantage.
Aujourd’hui, huit ans plus tard, il est évident que la prémonition de BC et de son Maître était tout à fait justifiée puisqu’il est clair que, pour reprendre ses termes, « les choses se passent différemment ». Dans la période qui a suivi, certaines personnes ont essayé de se faire à cette idée et d’accepter le fait qu’il avait raison, et que cette mise en garde devait être prise au sérieux en tant que conseil sage et bienveillant pour le futur.
Quel était le contexte, et quelles étaient les attentes en 2016 ? Beaucoup souhaitaient et croyaient, avec divers degrés de conviction, que Maitreya se ferait connaître du grand public par des apparitions plus fréquentes dans les médias, dans un délai d’un an ou deux après le décès de BC. Toutefois, la question de la date s’est toujours trouvée avant tout entre les mains de l’humanité. Le premier article dicté par le Maître de BC pour la revue Share International en 1982 s’intitule le concept de temps dans le nouvel âge. Il constitue une véritable clé qui peut nous aider à composer avec cet aspect absolument dominant et pourtant irréel de la vie moderne qu’est notre perception du temps.
Aujourd’hui, un regard réaliste sur l’actualité mondiale ne peut laisser aucun doute sur le fait que la situation est en effet absolument « différente ». Indéniablement, personne ne peut prétendre que le monde s’est amélioré. Il n’est pas possible non plus d’affirmer qu’il a évolué dans la direction présentée pendant de nombreuses années non seulement par BC mais aussi par son Maître et par Maitreya, l’Instructeur mondial lui-même.
Certains se sont demandé : « Qu’a voulu dire Benjamin Creme ? » Il voulait dire que les gens ne devaient pas s’attendre à ce que le monde et son futur se révèlent précisément tels qu’il les avait toujours présentés selon les informations dont il disposait. Cela signifiait qu’il pouvait être sage d’abandonner les présupposés et les croyances auxquelles on a tendance à s’accrocher de manière dogmatique, et d’accepter la réalité comme elle se présente. Les divers plans et projets des Maîtres, y compris le travail de ce groupe, sont tous par nature de l’ordre de l’expérimentation. BC parlait fréquemment des Maîtres comme étant des « opportunistes » dans la mesure où, de leur position privilégiée, ils voient des opportunités qui à leurs yeux méritent de mener une expérience et d’y consacrer des efforts.
Les questions à se poser
La déclaration de BC aurait dû soulever des questions : « Pourquoi ? » et « Quels sont les facteurs à prendre en compte ? » On pouvait s’attendre à des réactions initiales de surprise et d’incrédulité, préalables à une réévaluation de la situation. Pour répondre à de telles questions, il faut sans doute tenir compte d’un certain nombre de problèmes auxquels les Maîtres sont confrontés en cette période si décisive. Nous nous trouvons dans une époque de bouleversements en partie générés par la transition entre deux ères. Maitreya se référait à cette époque comme à « une période épique dans l’histoire du monde ». A l’évidence, il n’est pas possible de se préoccuper de sujets auxquels nous ne pouvons rien connaître, comme la situation énergétique planétaire, systémique et cosmique, les fenêtres d’opportunité, le degré de l’emprise des forces du chaos sur les dirigeants de divers gouvernements, sur les lobbies et les think tanks influents. Il n’est pas possible non plus de dire grand-chose de l’état de réceptivité mentale et émotionnelle, ou autre, des gens à travers le monde.
Mais ce que nous pouvons chercher à savoir, c’est si l’humanité a réussi à mettre en place les conditions fondamentales requises pour rendre possible l’extériorisation de la Hiérarchie.
Les conditions primordiales énoncées par la Hiérarchie spirituelle pour permettre que la présence de Maitreya dans le monde soit publiquement reconnue ne sont pas encore réunies, ou pour le moins difficiles à percevoir. La paix ne règne pas dans le monde, et l’esprit des hommes n’est guère ouvert au principe d’un partage équitable des ressources planétaires. Par ailleurs, l’emprise des courants autoritaires dans tous les domaines – politique, économique, religieux et sociétal – n’a pas faibli mais s’est au contraire renforcée et étendue au-delà de ce qu’elle était en 2016, créant davantage de division et de tensions dans le monde. S’ajoute à cela le triste fait que la santé et le futur de notre planète et de tout le vivant sont sérieusement compromis.
Le libre arbitre
Nous, l’humanité, sommes un facteur majeur et déterminant, en particulier en raison de notre libre arbitre. Nous détenons le libre arbitre, ce cadeau merveilleux grâce auquel nous évoluons vers notre nature véritable de dieux en devenir. Nous pouvons faire le choix de la famille humaine et de la santé de la planète ; c’est l’espoir que nous nourrissons tous. Nous pouvons choisir de vivre, d’organiser la société, d’élaborer des valeurs, de fixer des principes, de développer des cultures et des mœurs alignés sur ce que les enseignements de la sagesse éternelle appellent le « Plan », ou la volonté de Dieu.
« Des millions de personnes ne savent pas qu’il existe un plan. C’est un état de fait regrettable. Probablement le plus regrettable qui soit à mon avis, en dehors de l’ignorance quasi totale du fait que nous sommes des âmes. La première chose, la première réalité, qu’à mon avis tout le monde devrait apprendre, c’est la constitution de l’homme : le fait que notre nature est en essence spirituelle, que cette divinité ou esprit se reflète à un taux vibratoire inférieur en tant qu’âme humaine et que l’âme à son tour se reflète sur le plan physique en tant qu’homme ou en tant que femme. L’évolution procède selon un plan. Les Maîtres de notre Hiérarchie spirituelle sont les Gardiens de ce plan.
Si tout le monde savait cela, ou pouvait seulement l’admettre comme hypothèse, le monde serait extraordinairement différent. Comme les gens ne savent pas qu’il y a un Plan, ils ne savent pas où ils vont. Ils sont entraînés par le grand aimant de l’évolution, et le résultat est qu’en réalité ils n’ont pas de libre arbitre. Ils sont simplement poussés par les circonstances, circonstances auxquelles ils réagissent, bien sûr, selon le niveau d’évolution qu’ils ont atteint. Ce dont nous avons besoin, sans doute plus que de toute autre chose, c’est d’une rééducation de l’humanité, de sorte que nous sachions tous que l’évolution procède selon un Plan dans lequel nous pouvons jouer un rôle. Nous pouvons prendre conscience de cet état de fait et agir dans le sens du Plan. Le chaos, l’agression et la guerre, les conflits de toute nature, résultent de notre ignorance de l’existence d’un Plan et de sa nature. Cette ignorance fait que nous ne savons pas comment diriger nos vies. Il existe de grandes lois gouvernant le processus de l’évolution, et l’âme dote son véhicule des moyens d’évoluer. La clé de ce développement est l’aspiration. » [Benjamin Creme, Partage international, juillet-août 2003]
« Plus nous comprenons ce plan, plus nous sommes capables de travailler intelligemment à sa mise en œuvre. Les Maîtres connaissent le Plan. Ce sont des dieux vivants et ils peuvent travailler intelligemment à la réalisation de ce plan, à travers l’humanité et les règnes inférieurs. Nous ne sommes pas tout à fait aussi inertes que les règnes inférieurs, mais nous le sommes tout de même beaucoup, et notre problème, c’est que, depuis au moins cent mille ans, nous avons perdu contact avec le Plan. Nous avons perdu notre chemin. » [Benjamin Creme, Partage international, juillet-août 1999]
Réponses de Benjamin Creme à des questions sur le temps et l’attente :
Oublier la question du temps
Q. L’art de l’attente est la capacité de garder à l’esprit l’émergence de Maitreya sans y être attaché. Si nous sommes conditionnés par l’idée que le jour de Déclaration viendra dans un proche avenir, nous réduisons notre capacité à travailler pour l’émergence.
R. Je ne parle pas de conditionnement. Mais si vous perdez de vue la possibilité du jour de Déclaration, vous vous direz probablement : « Eh bien, rien ne presse. Laissons les autres s’en occuper. Il y a longtemps que je travaille dur. J’ai droit à une pause. »
Le degré de préparation
Q. Quels sont les facteurs qui favorisent l’apparition de fenêtres d’opportunité ?
R. Je parlais de fenêtres d’opportunité concernant Maitreya, car il doit trouver le meilleur moment pour se présenter au grand jour dans le monde. Je ne peux donc aborder ce sujet que dans la mesure où nous connaissons certains des facteurs concernés.
Le plus important, j’imagine, est l’état des courants d’énergie cosmique qui affluent à tous moments, de manière cyclique, et qui changent sans cesse – peut-être pas d’un jour à l’autre, mais certainement d’une semaine à l’autre ou d’un mois à l’autre. Maitreya doit tenir compte de ces cycles. Certaines énergies, celles qui suscitent la meilleure réponse possible de l’humanité à sa présence, à son enseignement, etc., sont les plus favorables. D’autres énergies, présentes à d’autres moments, le sont moins. De toute évidence, il choisira le moment où il sera sûr de rencontrer la meilleure réponse possible à ce qu’il aura à dire. C’est là un facteur très important pour la détermination d’une fenêtre d’opportunité.
Un autre facteur est l’état de l’humanité, son état de conscience à tel ou tel moment, tel qu’il s’exprime à travers les divers événements se produisant dans le monde – ce que nous faisons pour nous-mêmes : expansion de conscience si nos actions sont bénéfiques pour le monde, ou contraction de conscience si une nouvelle guerre ou une division majeure occupent le cœur et l’esprit de l’humanité. L’état d’esprit, la sensibilité, l’ouverture et le niveau de préparation de l’humanité sont des facteurs très importants.
Il y aussi l’activité des « forces des ténèbres », comme on les appelle, les Seigneurs de la matérialité qui, vous pouvez en être certains, ne manquent jamais une occasion de faire obstacle à ce qui menace de mettre un terme à l’asservissement dans lequel ils maintiennent l’humanité. S’il est une chose qui leur déplaira souverainement, c’est la manifestation au grand jour des Maîtres dans le monde, à commencer par celle de Maitreya. C’est donc un autre facteur à prendre en compte.
Tout ce que fait la Hiérarchie – à l’exception des secrets les plus profonds qui ne sont connus que des Maîtres – peut être connu des forces opposées. En conséquence, il est très difficile pour la Hiérarchie de travailler avec ses groupes sans que « l’autre camp » ne soit renseigné sur ce qui est prévu et sur ce qui est en train de s’accomplir, sur les effets que cela aura dans le monde, effets qui sont déjà là (puisque le temps n’existe pas) avant même que nous ne nous rendions compte que des événements ont eu lieu. Nous n’acceptons de reconnaître que la précipitation des événements ; nous refusons d’admettre que ces événements se produisent déjà du point de vue des Maîtres, et aussi du point de vue des forces du mal – des anti-Maîtres, en quelque sorte…
Donc quand je dis que les forces cosmiques doivent être positives, je fais référence aux forces qui agissent à travers le cosmos depuis diverses constellations et qui en même temps ne sont pas influencées par certains groupes cosmiques du mal. Les forces des ténèbres de cette planète reçoivent leur énergie du plan astral cosmique, et certains, dans notre propre système, sont capables de manipuler ces puissantes énergies cosmiques. Tout cela doit être pris en compte par Maitreya dans le choix qu’il fera d’une fenêtre d’opportunité. Les conditions ne cessent de changer, rien n’est jamais statique. Il pourrait dire par exemple : « Les choses se présentent très bien ; nous ferons ça en septembre », or, d’ici septembre, la situation peut avoir basculé et être devenue épouvantable en raison des changements dans les forces cosmiques elles-mêmes et en raison de l’impact qu’ont les groupes du mal sur ces mêmes forces cosmiques. Ces groupes peuvent eux aussi manipuler ces forces, tout comme les Maîtres. [Partage international, juillet-août 1997]
Les plans ont changé
En novembre 2023, environ un mois après les 7 et 8 octobre, Maitreya est venu au Centre d’information à Amsterdam sous l’apparence que nous lui connaissons. J’étais à ce moment-là avec une autre membre du groupe, Mienke Lamain.
Nous le reconnaissons bien sûr à son physique et à l’énergie qui émane de lui, mais il valide toujours lui-même son identité soit en faisant allusion à quelque chose qui vient de se passer dans la vie des personnes présentes et que personne d’autre ne connaît, soit en mentionnant un sujet qui avait été abordé lors de notre rencontre précédente. Cette fois, sans que nous en ayons parlé, il a fait mention des aurores boréales et de leurs couleurs, phénomène que j’avais suivi dernièrement après avoir été touchée par ces couleurs inhabituelles et spectaculaires.
Dans la conversation qui a suivi, nous avons parlé de notre sentiment d’impuissance à soulager, si peu que ce soit, la terrible détresse du peuple Palestinien. Nous avons continué brièvement à parler jusqu’à ce qu’il annonce : « Les plans ont changé. » Cette déclaration a suscité de notre part la même réaction qu’en 2016, lorsque BC avait déclaré que les choses pouvaient évoluer différemment : choc et protestation. Nous avons répliqué en évoquant l’importance de la voix du peuple, ce à quoi il a répondu « oui, c’est vrai en effet, mais les gens sont complaisants et, pour une raison ou une autre, le monde continuera de vaquer à ses affaires. » Ce qui signifiait qu’en dépit des destructions et de la souffrance des Palestiniens, si présentes et visibles soient-elles, la réponse du monde en général serait totalement inadéquate.
Pourtant il y a une chose que nous pouvons faire, c’est de prier. « Priez, priez, priez », a-t-il dit. Et l’on peut, bien sûr, faire connaître les priorités de Maitreya et l’urgence de réformer tous nos systèmes pour instaurer la justice et le partage ; on peut aussi parler des enseignements de la sagesse éternelle.
Nous avons demandé si nous le verrions en juin 2025, juste après les trois fêtes spirituelles. Il a répété la date à haute voix mais est resté évasif. Le fait de savoir si nous le verrions ou non à cette occasion n’a pas été éclairci.
Ces derniers temps, les collaborateurs de Share International sont parfois mis à l’épreuve : « Alors, où est donc votre Maitreya, votre Christ ? » En toute logique, particulièrement en ces temps d’impunité génocidaire et de désastres climatiques, les gens remettent en question l’existence d’un Dieu aimant, de même que tout ce qui a été dit au sujet de l’Instructeur mondial et des Maîtres de Sagesse.
Le cours du monde est entre nos mains
La dure vérité est que les Maîtres ne sont pas des sauveurs ; il est vrai qu’ils sauvent et aident quotidiennement des innocents qui souffrent de manière inimaginable. Mais ils ne peuvent interférer avec nos décisions, et ne doivent pas le faire. Les choix, les échecs et les triomphes potentiels relèvent de l’humanité. Rien, ni le retard, ni le degré de souffrance, n’indique que les Maîtres ne sont pas réels et présents dans le monde actuellement. Leurs mains sont liées par la Loi, ils doivent attendre que nous reprenions nos esprits, et lorsque ce sera le cas, que nous leur demandions aide et guidance. C’est nous qui déterminons le rythme du changement : le présent et le futur sont entre nos mains. Beaucoup croient que nous attendons Maitreya, mais ce sont en fait Maitreya et les Maîtres qui nous attendent.
Que les Maîtres et Maitreya soient réels et présents sur notre planète pour nous encourager, nous conseiller et nous guider vers une nouvelle civilisation ne fait aucun doute. La question n’est pas de savoir quand Maitreya et les Maîtres, les Seigneurs de compassion, viendront pour nous sauver, mais plutôt de savoir quand nous trouverons en nous-mêmes la compassion et quand nous reconnaîtrons le Plan, la volonté de Dieu, pour nous sauver, nous-mêmes, notre famille humaine et notre belle planète en souffrance. La réponse réside dans notre acceptation du libre arbitre qui nous est donné, et dans notre capacité à agir sur la base de ce que nous savons et espérons.
La magie des trembles – [sommaire]
Imaginez une forêt de trembles, sa canopée scintillant de vert vif et argent, bruissant et murmurant sous les brises les plus douces, habillant de splendeur ses robes automnales jaunes et or, et tout cela provenant du système racinaire généré par un seul arbre parent.
Chaque pousse issue du même rhizome de tremble fait en réalité partie d’un organisme constitué de clones génétiquement identiques. Cet organisme peut couvrir de vastes étendues et les recoloniser rapidement, même si elles sont rasées par le feu, sa force vitale résidant dans la racine, pas dans le tronc. On dit que Pando, un immense peuplement1 de trembles dans l’Utah (Etats-Unis), est le plus grand organisme vivant sur la planète et qu’il a plus de 80 000 ans. Le peuplement de Kebler Pass dans le Colorado est un proche concurrent avec plus de 47 000 arbres.
Les défenseurs de l’environnement comparent ces peuplements à un berceau qui joue un rôle crucial en prenant soin de la croissance de beaucoup d’autres espèces de plantes, y compris de plantes rares qui dépendent de la protection offerte par les trembles. Contrairement à d’autres arbres à feuillage caduque, les trembles poussent toute l’année, produisant sous leur fine écorce blanche des sucres qui sont une nourriture essentielle pour une grande variété d’animaux lors des hivers rigoureux. Mais les effets du changement climatique affaiblissent leur résilience séculaire, ce qui entraîne une augmentation soudaine et alarmante du dépérissement dans ces deux forêts.
La situation difficile des arbres de Kebler Pass a rassemblé des groupes aux intérêts potentiellement opposés pour tenter de venir en aide aux trembles. Des écologistes comme W. Roush, ne pouvant pas influer seuls sur le changement climatique, ont pris la résolution d’agir en réduisant le stress environnemental dû à l’augmentation de l’exploitation des ressources naturelles sur les plus de 100 000 hectares de la zone appelée Thompson Divide où se situe Kebler Pass. Après presque vingt ans d’engagement constant de la Thompson Divide Coalition (TDC), l’administration américaine a annoncé le 3 avril 2024 un renouvellement pour vingt ans de la protection contre toute nouvelle extraction de ressources naturelles, générant l’espoir qu’une législation plus étendue et permanente suivra, allant même au-delà de la zone.
D’autres groupes faisant campagne à travers l’ouest des Etats-Unis qui ont eu également des succès, voient dans les stratégies de la TDC un modèle pour repousser les promoteurs, modèle qui calque curieusement la nature des grands peuplements de trembles.

Couleurs de l’automne à la Kebler Pass, Colorado (Etats-Unis).
Point de départ inspirant
Cela peut susciter et faire grandir l’enthousiasme dans les cœurs et les esprits. Dans l’exemple de la TDC, il s’agit des trembles, leur beauté, leur vulnérabilité et leur importance écologique et économique. Dans un autre exemple, celui du Montana’s Rocky Mountain Front (Front des montagnes rocheuses du Montana), la menace pesant sur une nature fantastique et immaculée et sur la culture de la tribu des Blackfeet a été écartée : le dernier bail d’exploitation minière ayant été résilié en 2013 à l’issue d’une campagne de 40 années.
Ce que ces actions ont en commun, c’est le souhait de s’assurer que les terres publiques ne soient pas vendues ou pillées, sujet qui tient à cœur à de nombreux Américains. Le sondage annuel du Colorado College sur la préservation environnementale dans l’Ouest rapporte que 85 % des électeurs, dont 74 % de républicains, 87 % d’indépendants et 96 % de démocrates, estiment que les questions liées à la propreté de l’eau, l’air, la faune, la flore et les terres publiques sont importantes. Bill Fales, un fermier qui a contribué à fonder la TDC, déclare : « Ce n’est pas un problème de rouge (parti républicain) contre bleu (parti démocrate). De l’air propre, de l’eau propre, c’est ce que tout le monde veut. »
Organiser la visibilité des organismes locaux
Il faut pour cela élaborer une campagne avec des fondations solides sur toute la ligne, créer un réseau résilient et collaboratif suffisamment large pour attirer l’attention, exercer une pression sur les agences et soutenir le travail juridique nécessaire.
Chercher des soutiens activement dans toutes les directions : Il est important d’aller vers les groupes susceptibles d’être intéressés, mais également vers ceux qui semblent être des collaborateurs plus improbables comme les amérindiens, cowboys, groupes de protection de l’environnement, éleveurs, vététistes, snowboardeurs, hommes d’affaires, décideurs. La diversité des voix est un atout supplémentaire.
Attirer les gens par l’expérience directe : Il s’agit d’orienter leur attention vers ce qui est le plus immédiatement menacé. La TDC a même amené par avion des fonctionnaires et des politiciens pour qu’ils puissent voir et sentir par eux-mêmes. Il s’agit d’inscrire la cause dans la réalité, pas sur un tableau de chiffres.
Les trembles de Kebler Pass ont été très « convaincants ». Les gens venaient aux rencontres publiques comme jamais auparavant. Les salles étaient combles.
Refuser d’abandonner : Il s’agit de montrer de la persévérance et d’attendre le renouveau. Construire ces coalitions prend des années. Plus de 65 000 commentaires publiés en ligne ont obligé l’Office forestier américain à annuler des baux et à faire pression sur le Bureau de gestion du territoire pour qu’il fasse de même.
1 – Un peuplement est une communauté contiguë d’arbres assez uniforme en composition, structure, âge, taille, catégorie, distribution, répartition spatiale.
Source : Inside Climate News; usda.gov; Wild Montana; National Forest Foundation; US Forest Service; The Denver Post
L’eau – source de vie : ses propriétés physico-chimiques et électromagnétiques – [sommaire]
L’eau, première partie
par Dominique Abdelnour,Cet article explore quelques-unes des nombreuses propriétés physico-chimiques et électromagnétiques atypiques de l’eau, permettant la vie sur Terre. Sauf indication contraire, il s’inspire du livre du professeur Marc Henry : L’eau et la physique quantique. La deuxième partie présentera les principales utilisations de l’eau douce et montrera comment le partage et la gestion de l’eau sont des éléments clés de la paix dans le monde.
L’eau est une molécule apparemment simple, dénommée H2O en chimie. Cette formule indique qu’elle est composée de deux atomes d’hydrogène, chacun lié à l’atome d’oxygène. Cette apparente simplicité contraste avec ses nombreuses propriétés physico-chimiques atypiques, qu’aucun autre liquide ne possède, et qui expliquent son rôle essentiel pour la vie. Certaines bactéries peuvent vivre sans oxygène, par exemple en réduisant des sulfates ou du dioxyde de carbone ; mais sur terre, la vie sans eau n’existe pas.
Sur son site Water Structure and Science (Structure de l’eau et science), Martin Chaplin recense 74 propriétés atypiques de l’eau. Dans son livre L’eau et la physique quantique, le professeur Henry décrit certaines de ces propriétés d’une façon plus facile à appréhender. Il montre également comment ces propriétés très particulières ont façonné la vie sur Terre.
Quelques propriétés physico-chimiques
Tout d’abord, les molécules d’eau sont extrêmement stables d’un point de vue chimique. « Le cycle de l’eau a commencé à tourner il y a 3,9 milliards d’années. […] Nous buvons la même eau que les dinosaures. » Ensuite, l’eau est extrêmement mobile : elle peut parcourir des milliers de kilomètres très rapidement, emportant avec elle le limon et le sable, et elle circule dans notre corps, transportant les globules rouges, les plaquettes, les nutriments, etc. jusque dans nos cellules. Avec la sève des arbres, elle fait monter les sels minéraux jusqu’à leur sommet, et descendre les sucres jusqu’aux racines et aux habitants du sol.
Certaines de ses propriétés exceptionnelles sont essentielles au métabolisme de nos cellules : une capacité thermique élevée à volume constant qui réduit les fluctuations de température à l’intérieur des cellules et stabilise le métabolisme ; un minima de fluctuations entropiques[1] à la température de 36°C, proche de 37°C – la température du corps humain – qui maximise l’activité enzymatique.
Par ailleurs, le professeur Henry note que, contrairement à la plupart des liquides qui sont moins denses que leur état solide[2] et qui n’ont pas de maximum de densité, l’eau passe par un maximum de densité à 4°C. Sans cela, toute la masse liquide de l’eau pourrait atteindre 0°C, et la glace descendrait en s’accumulant tout au long des hivers, à un point tel que la chaleur de l’été ne pourrait pas la faire fondre. « Au cours d’un nombre suffisant d’hivers, toute l’eau liquide de la Terre serait transformée en glace jusqu’à la fin des temps. »
Le Pr Henry note également la forte cohésion des molécules d’eau entre elles, qui lui permet de maintenir en suspension et de transporter des corps étrangers de toutes sortes (globules rouges, sels minéraux, limon, etc.). Sa forte tension superficielle, responsable du bruit caractéristique de l’eau qui tombe (avec une pression de plusieurs centaines d’atmosphères), en fait un puissant agent d’érosion des sols et des roches, première étape vers la création de sols fertiles. Elle permet à un brin d’herbe de traverser l’asphalte et à la sève d’un arbre de s’élever de plusieurs dizaines de mètres.
Selon les principes de la mécanique quantique, les électrons n’ont pas de trajectoire définie et précise ; il existe toujours une probabilité qu’ils soient partagés avec des atomes voisins, reliant ainsi les atomes aux molécules ou les molécules entre elles.
L’eau, par exemple, est dipolaire : son atome d’oxygène peut devenir négatif en attirant un électron d’un de ses atomes d’hydrogène, dont la charge électrique devient alors positive. Ainsi, l’oxygène d’une molécule d’eau peut attirer l’hydrogène d’une autre molécule, formant des liaisons entre les molécules d’eau. Ou encore, la molécule d’eau peut attirer des corps ioniques tels que les sels, le chlorure de sodium (Na+Cl–) ou d’autres, en les enveloppant. C’est ainsi que l’eau de mer est devenue salée. Ainsi polarisée, la molécule d’eau est sensible aux champs électriques et magnétiques. Le corps humain étant composé en grande partie d’eau, cela explique notre sensibilité à ces champs.
L’eau arrive à toutes ces magnifiques propriétés malgré ses petites taille et masse qui lui permettent de se faufiler partout, entre les particules et jusqu’à l’intérieur des grosses molécules. L’eau a une forte affinité avec toutes les matières minérales et organiques, ce qui lui permet de tout mouiller, de laver le ciel et la terre, ainsi que nos cellules. Toutes ces propriétés sont-elles le fruit du hasard ?

Projet hydrique à Puware Shikhar, district Udayapu (Népal).
L’eau dans le corps humain
On dit souvent que le corps humain est composé de 70 % d’eau. C’est vrai pour sa masse. Si l’on compte en nombre de molécules, notre corps contient 99 % de molécules d’eau. Les 1 % de molécules restantes sont entourées et interpénétrées par des molécules d’eau qui les transportent. C’est l’eau qui entoure et pénètre les protéines qui leur permet de se replier et de fonctionner, qui permet aussi à la structure spatiale en double hélice de l’ADN ou à celle de l’ARN de prendre forme et de se répliquer. C’est donc l’eau qui apporte leurs fonctionnalités aux molécules organiques.
Marc Henry considère que l’eau dans les cellules, entre et à l’intérieur des grosses molécules organiques, existe en couches très fines, dans ce qu’il appelle un état morphogénique, régi par les principes de la mécanique quantique. Il cite l’étude de H. Ashmead sur les nombreuses relations entre une vingtaine de minéraux à l’intérieur d’une cellule, chaque minéral étant antagoniste de plusieurs autres, dans un réseau compliqué. Par exemple, l’antagonisme entre Zn (zinc) et Cn (cuivre) est bien connu ; en cas de carence en cuivre, si l’on absorbe du cuivre, on résout la carence en cuivre, mais on peut aussi inhiber des enzymes liées au zinc. Compte tenu des nombreux antagonismes et interférences extrêmes qui peuvent se produire entre tant de minéraux lors de l’absorption intestinale, le Pr Henry recommande : « La règle d’or qui découle de cette intrication minérale est de toujours amener les minéraux ensemble et non de manière séparée, afin que l’organisme gère lui-même ses carences éventuelles. C’est la raison pour laquelle boire de l’eau de mer ayant été traitée par le plancton marin, ou de la sève de bouleau ayant été traitée par un arbre, est à coup sûr une très bonne chose, parfaitement en phase avec une pensée quantique concernant le mode de fonctionnement d’une cellule. »
En bref, l’eau, qui semble si commune sur Terre, façonne notre planète et toutes les formes de vie qui l’habitent : au niveau global par son action sur le climat, et jusqu’à l’échelle microscopique pour assurer le fonctionnement de nos molécules organiques.
La mémoire de l’eau
Jacques Benveniste et Luc Montagnier (et bien d’autres) ont réalisé des expériences démontrant la mémoire de l’eau. Ces expériences leur ont valu les critiques et les sarcasmes de la communauté scientifique.
Dans son livre « Ma vérité sur la mémoire de l’eau », J. Benveniste raconte comment il a mis au point un système permettant de capter les signaux électromagnétiques d’une eau inoculée avec un réactif cardiaque (l’ovalbumine), puis de numériser ces signaux. Un test en aveugle a été mis en place avec un laboratoire de Chicago, qui a enregistré ces signaux et les a transmis par Internet à l’équipe du Dr Benveniste. Celui-ci a ensuite appliqué ces signaux à de l’eau pure ; ainsi « informée », cette eau pure a agi sur le cœur de cobayes de laboratoire, tout comme le produit chimique l’avait fait à des milliers de kilomètres de là.
De même, Luc Montagnier a extrait l’ADN d’un virus pathogène et l’a introduit dans de l’eau pure, diluée d’un facteur 10, dix fois de suite. A la fin de ce processus, qui ressemble beaucoup à une dilution homéopathique, l’eau est généralement considérée comme exempte d’ADN viral. Son équipe a enregistré les signaux électriques de la dilution finale, puis les a numérisés sur une clé USB, sans aucun contact physique. La clé a ensuite été transférée dans un autre laboratoire. La lecture de ce fichier numérique a ensuite alimenté une bobine électromagnétique, placée devant un tube d’eau pure. L’eau de ce tube a alors été testée par un test PCR, qui a détecté la présence du virus original.
Dans les deux cas, la signature électronique (d’un virus ou d’une substance) a été enregistrée dans l’eau et transmise par ordinateur. La diffusion de l’enregistrement dans un tube d’eau pure à distance du tube initial (géré par une autre équipe en aveugle) a produit des effets similaires à la présence de la substance.
En résumé, ces expériences ont montré que l’eau pure « mémorise » la signature électromagnétique qui lui a été diffusée et que cette mémoire peut avoir des effets physiologiques.
Bien sûr, ces expériences demandent à être confirmées par d’autres équipes, en utilisant d’autres protocoles, et en analysant leurs causes, leurs interprétations et leurs limites. En attendant, elles ouvrent la porte à un tout nouveau champ d’investigation pour améliorer notre santé, et la nécessité de prendre conscience que toute pollution, même filtrée, informe l’eau que nous buvons et l’eau de nos cellules.
Le quatrième état de l’eau
Dans son livre « Le quatrième état de l’eau », Gerald Pollack décrit des expériences réalisées dans son laboratoire de Seattle, indiquant la présence d’un quatrième état de l’eau, un état de cristal liquide. Dans cet état, les molécules sont organisées en couches hexagonales planes superposées. A l’état de glace, ces structures hexagonales plates s’assemblent pour former un solide. Dans le quatrième état décrit par G. Pollack, ces structures s’auto-organisent spontanément au contact d’une surface hydrophile. Elles forment alors une « Zone d’exclusion » (ZE) : pouvant aller jusqu’à des milliers de couches, atteignant une épaisseur de 0,1 mm, collées à la membrane hydrophile, empêchant les microparticules de s’en approcher. Soumise à un rayonnement électromagnétique infrarouge ou cosmique, cette zone se dilate spontanément, reflétant la transformation du rayonnement lumineux en mouvement ionique, créant de l’ordre. Il ne s’agit pas d’un effet thermique.
Cette ZE est polarisée négativement ; en plaçant des électrodes de part et d’autre de la zone d’exclusion, les expérimentateurs ont pu produire un faible courant électrique. Ils ont ainsi pu alimenter une montre avec une bouteille d’eau exposée à la lumière. La lumière arrivant dans l’eau peut donc produire un faible courant électrique.
L’équipe de Gerald Pollack a également réussi à induire un mouvement spontané de l’eau à l’intérieur d’un mince tube de nafion hydrophile, en l’exposant à la lumière ; il considère que ce mouvement est dû à l’ionisation de l’eau à proximité de la zone d’exclusion.
G. Pollack conclut que les propriétés de ce quatrième état de l’eau pourraient jouer un rôle dans la filtration des particules à l’intérieur et à l’extérieur des cellules, ainsi que dans la circulation de la sève des arbres et du sang dans les vaisseaux sanguins.
Toutes ces propriétés énergétiques de l’eau apportent un éclairage scientifique sur le rôle sacré de l’eau dans diverses traditions, comme le Gange, le fleuve sacré de l’Inde, le rite de l’eau bénite chez les anciens Egyptiens (voir le Glossaire théosophique, de H.P. Blavatsky), dans la religion chrétienne, etc. Ces propriétés évoquent également la validité de l’homéopathie, ainsi que l’utilité de purifier énergétiquement l’eau. Elles permettent enfin de mieux comprendre les propriétés énergétiques des sources magnétisées par Maitreya.
[Sources : – Professeur Marc Henry : L’eau et la physique quantique
– Martin Chaplin (web) : water.lsbu.ac.uk/water/water_structure_science
– Jacques Benveniste : Ma vérité sur la mémoire de l’eau
– Gerald Pollack : Le quatrième état de l’eau, au-delà du solide, du liquide et de la vapeur ]
1. L’entropie est un marqueur de désordre ; dans ce cas, le passage par un minimum permet de concentrer l’énergie sur des niveaux quantiques définis, ce qui facilite les réactions enzymatiques.
2. Le bismuth et le plutonium constituent une rare exception, avec une densité plus élevée à l’état liquide qu’à l’état solide. (Wikipedia)
Dossier
Signes des temps
Certains des « signes d’espoir » et des « signes des temps » que nous présentons ici n’ont pas été confirmés par le Maître de Benjamin Creme. Nous les soumettons à votre seule considération car nous ne sommes pas en mesure de vérifier leur nature « miraculeuse »Une image de Jésus dans un feu de forêt ? – [sommaire]
Ceux qui cherchent des signes les trouveront
Le 11 septembre 2024, une figure de feu, dont on dit qu’elle ressemble à Jésus, a été photographiée lors d’un incendie à plus de 1 800 mètres d’altitude près de Farmington, dans l’Utah (Etats-Unis). Sur sa chaîne YouTube, Scott Waring explique avoir utilisé l’intelligence artificielle pour améliorer l’image et l’avoir obscurcie pour en accentuer le contraste. Il la compare ensuite à celle d’une peinture du Sacré Cœur de Jésus.
[La photo est disponible dans la visionneuse de la revue Partage international, (bouton bleu pour les abonnés).]
Source : coasttocoastam.com ; YouTube : UFO Sightings Daily
Agroglyphe à Stoke Charity (Hampshire) – [sommaire]

Agroglyphe photographié à Stoke Charity, Hampshire (Angleterre), le 28 juillet 2024.
Agroglyphes à Wilton Windmill (Wiltshire) – [sommaire]
Agroglyphe apparu à Wilton Windmill, Wiltshire (Angleterre), le 12 juin 2024.
[La photo est disponible dans la visionneuse de la revue Partage international, (bouton bleu pour les abonnés)].
Un visage pour le suaire de Turin – [sommaire]
Considéré comme l’objet archéologique le plus étudié au monde, le suaire de Turin suscite l’émerveillement, la curiosité et la controverse depuis sa première exposition au public en 1355 à Lirey, en France.
A l’époque moderne, des experts et des scientifiques débattent depuis des décennies de son authenticité, utilisant les dernières technologies pour confirmer ou infirmer qu’il s’agit du véritable linceul de Jésus. Plus récemment, une étude baptisée « Heritage Study » a examiné les fils du tissu et leur degré de dégradation structurelle à l’aide d’une technique appelée « diffusion des rayons X aux grands angles ». Les résultats suggèrent que le linceul est effectivement une relique vieille de 2 000 ans.
De nombreux artistes ont tenté de représenter fidèlement le visage de l’homme qui a laissé son empreinte sur le linceul. Le journal Daily Star a récemment fait de même, avec le concours de l’intelligence artificielle Midjourney, qui a généré une image photoréaliste du visage à partir du Suaire (voir ci-dessous).
Le suaire de Turin a fait l’objet de nombreux articles dans les pages de Partage international et Benjamin Creme a souvent commenté son authenticité. En voici quelques extraits : « Il est intéressant de noter que Jésus (structure de rayons : 6-1-1-2-1) avait un corps physique du 1er rayon, ce qui ajoute une nouvelle dimension à la compréhension que nous avons de lui. Rien d’étonnant donc qu’il ait pu renverser les tables des marchands du temple. Il n’est pas difficile d’imaginer quel spectacle puissant cela a dû être. Les dimensions du suaire de Turin montrent qu’il mesurait 1,70 m, et son visage exprime une force bien éloignée de l’ascétisme délicat si souvent décrit par les artistes. Dans son livre sur le suaire de Turin, Ian Wilson souligne que les premières icônes chrétiennes dépeignaient un visage étonnamment semblable, peint par des artistes probablement familiers du visage présent sur le Suaire. » (Partage international, juillet/août 1991)
Question : Vous avez mentionné l’adombrement de Jésus par Maitreya jusqu’à la crucifixion. Qui donc appelle-t-on le « Christ ressuscité » dans la Bible, et pour quelle raison ne fut-il pas reconnu, en certaines occasions, comme étant Jésus ?
Benjamin Creme : Jésus est sorti d’incarnation à la crucifixion. Il était à ce moment-là un initié du quatrième degré, dont le corps est constitué aux trois quarts de lumière : un quart de matière atomique et trois quarts de matière subatomique. Le corps de Jésus fut déposé dans la tombe, et, le troisième jour, Maitreya y entra et en prit le contrôle total. Du coup, l’énergie qui afflua lorsqu’il entra dans le corps transmua le quart de structure atomique restant en lumière, ce qui produisit un corps de lumière, un corps de Maître – tous les Maîtres sont dans un corps de ce type, ils sont tous ressuscités, au sens occulte du terme. Ils sont affranchis à jamais de l’attraction de la matière.
Jésus étant sorti d’incarnation, Maitreya utilisa son corps pendant « quarante jours », selon l’Evangile. Il apparut à ses disciples. Parfois il fut reconnu, parfois il ne le fut pas.
Les disciples virent le corps de Jésus, mais pas dans l’état où ils l’avaient vu à la crucifixion : meurtri, contusionné et couvert de sang, le visage ressemblant à celui du suaire de Turin. Après la résurrection, toutes les souillures avaient disparu, toutes les blessures étaient guéries. Il n’est pas étonnant que le corps ressuscité de Jésus, alors habité par Maitreya, n’ait pas été immédiatement reconnaissable. De plus, la plupart des disciples ne s’attendaient pas à revoir Jésus, sinon au paradis.
Les Evangiles sont exacts dans leur ligne générale, mais, dans le détail, ils sont purement symboliques et/ou déformés. Quoi qu’il en soit, Maitreya a été reconnu de temps en temps par certains de ses disciples. Le passage où Thomas met son doigt dans la plaie du côté est symbolique. Bien que les choses ne se soient pas produites de cette façon, elles ont été racontées ainsi pour que la nécessité de la foi soit mise en valeur.
Après « quarante jours », Maitreya détruisit le corps et renvoya les particules, les petites vies déviques (les pitris solaires) qui le constituaient, vers le soleil d’où elles étaient issues.
L’empreinte de tout cela se trouve sur le suaire de Turin, l’authentique linceul de Jésus, qu’il finira par revendiquer comme sien. Ce que nous voyons sur le suaire est une photographie en négatif provoquée par la descente du flot énergétique dans le corps de Jésus, flot qui le ionisa. C’est ce même procédé qui est utilisé de nos jours en photographie. (Partage international, décembre 1993)
Q. Qu’est-il advenu du suaire de Turin immédiatement après la mort de Jésus ?
R. Il fut retiré du tombeau dans lequel trois des plus proches disciples avaient enterré Jésus et caché pendant deux ans. Par la suite, il fut montré sporadiquement à des pèlerins chrétiens venus à Jérusalem. Au VIe siècle, son existence était assez connue et on le considérait généralement comme l’authentique suaire de Jésus, une relique sacrée. (Partage international, février 1998)
Pour plus d’information, voir l’explication de Benjamin Creme sur le suaire de Turin dans le livre La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse et une discussion sur sa datation au carbone 14 dans La Mission de Maitreya, tome II.
Source : newsweek.com ; dailystar.co.uk
S.O.P. — Sauvons notre planète
« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade… Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.Danger ! Nous franchissons la septième limite planétaire – [sommaire]
Selon les scientifiques qui ont préparé le dernier rapport sur l’état des systèmes critiques au maintien de la vie sur la planète, notre civilisation est sur le point de franchir, ou a peut-être déjà franchi, la septième des neuf limites planétaires. Ces limites marquent les seuils au-delà desquels les conditions favorables à la vie ne peuvent être garanties. « L’acidification des océans, affirment-ils, approche d’un seuil critique [et] constitue une menace croissante pour les écosystèmes marins. »
La science des limites planétaires a été introduite en 2009 par Johan Rockström, directeur de l’Institut de Potsdam pour la recherche sur les incidences du climat (PIK). Le présent rapport est le premier d’une série de « bilans de santé planétaires » qui seront désormais publiés chaque année par le PIK. Contrairement aux recherches précédentes, le rapport n’est pas publié dans une revue universitaire mais s’adresse au grand public, la publication restant fondée sur des travaux scientifiques évalués par des pairs.
Les neuf limites identifiées par J. Rockström comme étant critiques pour la stabilité et la viabilité de la planète, telle qu’elle existe depuis 12 000 ans, se rapportent au climat, à la biosphère, au système terrestre, à l’eau douce, aux flux biogéochimiques, à l’acidité des océans, aux aérosols atmosphériques, à la couche d’ozone et aux substances nouvelles telles que les produits chimiques synthétiques. Pour six d’entre elles, les seuils au-delà desquels la planète ne peut plus fonctionner correctement ont déjà été franchis. Selon le rapport, on constate une stabilisation dans la dégradation de la couche d’ozone et une petite amélioration dans la concentration d’aérosols dans l’atmosphère, mais les niveaux d’acidification des océans sont préoccupants. Des études récentes indiquent que même les conditions actuelles peuvent être problématiques pour certains organismes marins, et pourraient suggérer la nécessité de réévaluer les niveaux que l’on peut réellement qualifier de sûrs.
D’autres recherches publiées sur le site AGU Advances ont montré que l’acidification n’est que l’une des trois menaces qui pèsent sur les océans de la planète, les deux autres étant la chaleur extrême et la diminution de l’oxygène. Les niveaux de chaleur dans les océans ont augmenté de manière alarmante au cours des derniers mois, forçant les poissons et d’autres espèces à se déplacer vers des climats plus appropriés s’ils le peuvent, et le dioxyde de carbone supplémentaire provenant des émissions de combustibles fossiles et de la déforestation rend l’eau de mer plus acide. L’acidification dissout les coquilles des organismes marins et prive l’océan d’oxygène, et les chercheurs concluent que ces menaces combinées pousseront les organismes au-delà de leur seuil critique.
Andrea Dutton, géologue et climatologue à l’université de Wisconsin-Madison, qui n’a pas participé à la recherche, explique que ce même schéma de triple menace a été observé à la fin de la période permienne, lorsque la Terre a subi la plus grande extinction connue de son histoire, appelée la Grande extinction. « Nous ne sommes pas dans ces conditions, explique-t-elle, mais il convient de souligner que les changements environnementaux en cours sont similaires. Les océans ne sont pas seulement une jolie toile de fond pour vos selfies en été. Nous dépendons d’eux pour vivre ; il est très important d’en prendre conscience. »
Source : The Guardian
Une politique agricole britannique qui favorise la faune et la flore – [sommaire]
Une nouvelle politique agricole a été mise en place au Royaume-Uni après sa sortie de l’Union européenne. Il s’agit du Programme de gestion environnementale des terres (ELMS), qui rémunère les agriculteurs qui plantent des haies, sèment des fleurs sauvages pour que les oiseaux s’en nourrissent et laissent des coins de leur terre à la nature. Certains agriculteurs menaient ce type d’expérience avec succès depuis des années, mais leurs pratiques sont désormais subventionnées. Auparavant, les agriculteurs recevaient une subvention forfaitaire en fonction du nombre d’hectares qu’ils exploitaient.
De l’avis général, qu’il s’agisse de données ou de témoignages individuels, le programme fonctionne à merveille et ramène la nature sur les terres agricoles d’Angleterre. Les papillons, les abeilles, les chauves-souris et surtout les oiseaux en sont les principaux bénéficiaires. En moyenne, on constate une augmentation de 25 % des oiseaux nicheurs dans les zones utilisant les programmes respectueux de l’environnement.
Abby Allen, directrice du Réseau d’agriculture respectueux de la nature, qui pratique ses propres expériences en combinant faune et agriculture depuis de nombreuses années, est enthousiaste à propos de l’ELMS, car il a permis de recueillir des données et des fonds pour développer les activités du réseau. Parlant des fonds destinés à l’analyse et à la surveillance des sols, elle déclare : « Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est qu’il y a de l’argent disponible pour mesurer, surveiller et prouver que l’on fait ce qu’il faut. Il est alors possible de trouver le financement approprié pour en faire davantage. » Sans ce financement, il serait difficile pour beaucoup de faire autant de place à la nature.
James Robinson, qui exploite une ferme laitière à Strickley, en Cumbria, a utilisé ses subventions pour restaurer les haies et protéger les bruants arboricoles. Il affirme qu’il a amélioré la vie des oiseaux depuis qu’il pratique l’agriculture respectueuse de la nature : « Nous avons 97 espèces d’oiseaux à Strickley et je suis particulièrement satisfait de notre population de bruants arboricoles ; ils sont menacés au Royaume-Uni mais ont trouvé un foyer dans mes haies. »
Mark Spencer, qui fut ministre de l’Environnement jusqu’en 2024, rapporte que quelques années d’agriculture respectueuse de la nature ont permis de faire revenir les vanneaux et les hiboux dans sa ferme – des espèces qui avaient disparu depuis des décennies.
Source : The Guardian ; knightfrank.com
Deux astuces ingénieuses en faveur de la Terre – [sommaire]
L’ingéniosité humaine a créé des approches extrêmement efficaces et uniques aux Etats-Unis pour gérer deux problèmes environnementaux très différents : les collisions entre baleines et navires et le manque de lignes de distribution électrique pour les énergies renouvelables. Ces deux problèmes pourraient servir de modèles pour d’autres lieux ou d’autres défis.
La course pour sauver les baleines – [sommaire]
C’est une course où le gagnant est… le plus lent ! Sean Hastings, coordinateur de la protection des ressources pour l’Administration nationale océanique et atmosphérique, ainsi qu’une coalition de sanctuaires marins nationaux, de services régionaux pour la qualité de l’air et d’autres groupes à but non lucratif, ont eu l’idée d’offrir un prix aux entreprises dont les flottes maritimes réduisent volontairement leur vitesse dans les zones fréquentées par les baleines en voie de disparition, qui y migrent et s’y nourrissent. Le long de la côte ouest de la Californie, environ 80 baleines bleues, rorquals communs et baleines à bosse sont tuées chaque année par des collisions avec des navires, car le réchauffement des eaux dû au changement climatique rapproche leurs sources de nourriture des côtes.
Le prix, « Protéger les baleines bleues et le ciel bleu », est assorti d’un trophée sculpté en forme de queue de baleine et « du droit de vous en vanter ». Lorsque le programme a été lancé à titre expérimental en 2014, une récompense monétaire était également attribuée, mais il s’est avéré que le droit de s’en vanter et le trophée constituaient des facteurs de motivation plus efficaces. Le programme est passé de sept compagnies maritimes signataires au départ à 33 en 2023. Parmi elles figurent les plus grands armateurs, mais une centaine d’autres entreprises pourraient s’y joindre. Au fil des ans, les zones à vitesse réduite ont été étendues à une plus grande partie de la côte californienne et les vitesses maximales ont été réduites.
Grâce à ce fonctionnement, le véritable gagnant pourrait être la vie marine. En 2023, 81 % de la distance totale parcourue par les navires dans les zones concernées s’est faite à la vitesse recommandée de 10 nœuds ou moins, ce qui a réduit de 58 % le risque de collisions mortelles entre navires et baleines au cours de l’année. Des navires réduisant leur vitesse, c’est aussi moins de bruit dans l’océan, moins de gaz à effet de serre et d’autres formes de pollution de l’air.
« C’est comme si des conducteurs ralentissaient dans une zone scolaire en présence d’écoliers », a déclaré M. Hastings. Personne ne veut heurter une baleine.
Une centrale à charbon à la rescousse – [sommaire]
Qui aurait pu penser qu’une centrale à charbon polluante pouvait fournir la clé de la distribution d’électricité ? C’est pourtant ce qu’a fait Xcel Energy, dans le Minnesota. Depuis sa construction dans les années 1970 et 1980, la centrale au charbon de Sherco est le plus gros pollueur de l’Etat, émettant 10,5 millions de tonnes de pollution rien qu’en 2022, soit l’équivalent des rejets de deux millions de voitures.
Il est prévu qu’elle ferme dans les cinq prochaines années, mais Xcel Energy conservera son meilleur atout : sa connexion au réseau de distribution électrique qui alimente les consommateurs. Au lieu de la laisser se perdre à la fermeture de la centrale, Xcel va l’utiliser pour connecter directement au réseau le plus grand projet solaire du Midwest supérieur, et l’un des plus importants des Etats-Unis. La réaffectation du système d’interconnexion permettra au projet solaire d’éviter des années à attendre les autorisations pour distribuer cette électricité à ses clients.
La réutilisation de l’infrastructure des centrales est un élément clé de la stratégie énergétique. Des recherches menées à l’université de Californie, à Berkeley, ont découvert que les Etats-Unis pourraient doubler leur capacité de production électrique du jour au lendemain en connectant les projets d’énergie renouvelable à d’anciennes centrales à combustibles fossiles, qu’elles soient ou non mises hors service. Ils soulignent que les centrales à combustibles fossiles fonctionnent de façon intermittente et que la connexion au réseau électrique pourrait être utilisée pour les énergies renouvelables pendant les heures restantes.
Cette approche présente également d’autres avantages. Elle permet aux fournisseurs d’énergie de construire des parcs éoliens et solaires à proximité de leurs installations, de mettre de l’énergie propre sur le réseau pendant les heures où une centrale au charbon ou au gaz ne fonctionne pas, et d’éviter d’avoir à fermer complètement la centrale. Cela permet de préserver des emplois dans une centrale qui, sinon, aurait dû fermer, et peut également se traduire par des économies pour les consommateurs d’électricité, car les centrales réduisent leur consommation de combustibles fossiles et passent à l’éolien et au solaire, qui sont des sources d’énergie beaucoup moins chères.
Plusieurs centrales électriques de l’Illinois tentent une expérience similaire et, en Virginie, une nouvelle installation solaire est raccordée à l’interconnexion d’une centrale à gaz voisine. Il pourrait s’agir d’une solution rapide au dilemme du pays en matière d’énergie propre : il y a plus d’électricité produite à partir d’énergie propre qui attend d’être connectée au réseau que la quantité totale d’énergie actuellement présente sur le réseau.
Source : edition.cnn.com
Tendances
Dans le monde actuel s’affirme une tendance de plus en plus prononcée à la synthèse, au partage, à la coopération, à de nouvelles approches et avancées technologiques pour la sauvegarde de la planète et le bien-être de l’humanité. Cette rubrique présente des événements et courants de pensée révélateurs d’une telle évolution.
Vers un meilleur avenir pour tous
Entretien
Environnement
Esotérisme
Faire le lien
Faits et prévisions
Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.
Fenêtre sur le monde
La voix de la raison
« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012
La voix des peuples
Cette rubrique est consacrée à une force en plein développement dans le monde. La voix du peuple ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que, guidés par la sagesse de Maitreya, les peuples conduisent leurs gouvernements à créer une société juste dans laquelle seront respectés les droits et les besoins de tous.
Le point de vue de Maitreya
Le respect de la loi
« Chaque fois qu’il y a affaiblissement de la loi… et accroissement général du désordre, alors je me manifeste. » (Bhagavad Gita). La promesse de Krishna, l’Avatar, semble particulièrement d’actualité. C’est pour tenir cette promesse que Maitreya, l’Avatar de notre ère, est présent dans le monde à une époque où l’anarchie est si répandue.« Lorsqu’une nation parvient à l’âge adulte, à la maturité, les relations qu’elle établit avec les autres changent du tout au tout. Elle commence à respecter l’autorité de la loi qui unit toutes les nations, les liant dans leurs responsabilités et leurs besoins mutuels. Le développement vers la maturité se signale précisément par un tel respect des lois que les hommes ont estimées nécessaires pour vivre ensemble en paix… Lorsque, parmi les nations, l’on ignore l’autorité de la loi, c’est le monde entier qui en souffre. » (Le Maître — PI, avril 2004) Actuellement, les traités et les résolutions de l’Onu sont méprisés, et les lois nationales et internationales sont bafouées. Dans ce contexte, nous présentons des brèves mettant en exergue la nécessité d’un respect renouvelé de la loi.
Les enseignements de Maitreya
Les mensonges dévoilés
Le 15 février 2003, à Londres, Maitreya a été filmé sous les traits d’un Antillais, lors de la marche pour la paix (voir PI, avril 2003). « Je suis fier aujourd’hui d’entendre mes frères et mes sœurs dire la vérité et dénoncer les mensonges. C’est tellement magnifique ! » a-t-il déclaré. Depuis, les mensonges sont de plus en plus dénoncés.
Les priorités de Maitreya
« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.
L’humanité une
Lorsque l’homme acceptera vraiment le fait que l’humanité est une et que les hommes, entre eux, sont frères, quand il traduira ces vérités en actes, toutes choses pourront en toute sécurité lui appartenir. Son héritage l’attend. Ainsi les hommes devront-ils apporter la preuve qu’ils sont prêts pour la paix, prêts à pénétrer ensemble dans l’avenir, sans effusion de sang ni compétition. Ils devront se réjouir de partager et de travailler en harmonie pour le bien de tous. Quand les hommes, d’eux-mêmes, seront dans ces dispositions, ils en appelleront à Maitreya (quel que soit le nom sous lequel ils le connaîtront) pour leur montrer le chemin, les faire sortir du chaos, et les conduire vers une ère de paix. (L’héritage de l’homme, par le Maître de Benjamin Creme).
L’Unité dans la diversité
« Le but de notre vie, que nous en ayons pris conscience ou non, est l’instauration de l’unité, la manifestation de l’unité qui existe déjà. Chaque atome de l’univers est relié à tous les autres atomes. » Benjamin Creme, L’Unité dans la diversité.
Regard sur le monde
Dans cette rubrique, Partage international met en lumière certains problèmes urgents qui nécessitent une nouvelle approche et des solutions durables.
Divers
Les peuples autochtones, un antidote à un monde en crise – [sommaire]
Nations unies – Les lauréats du Prix Equateur¹ 2024 sont l’antidote dont le monde a besoin face à la crise. Le Forum économique mondial a publié plus tôt cette année son rapport annuel sur les risques globaux.
Les conclusions de ce rapport indiquent que l’humanité affronte une crise multiple ou « polycrise » dans laquelle les problèmes de perte de biodiversité, de changement climatique, d’inégalité, de pénurie d’eau et les conflits sont indivisibles, simultanés et systémiques – une tendance inéluctable qui s’est confirmée au cours de la dernière décennie.
Le terme « polycrise » s’installe dans les discours au point que le Financial Times l’a désigné comme « le mot de l’année 2023 ».
Les liens entre nature et climat sont particulièrement intriqués. La nature, protégée, restaurée et bien gérée peut pourvoir à plus d’un tiers de la capacité d’atténuation qu’il faut mettre en œuvre face au changement climatique. La nature est essentielle pour nous permettre de nous adapter aux impacts du climat. D’autre part, les pratiques actuelles de gestion forestière, l’aménagement des terres et l’agriculture conventionnelle sont responsables de plus d’un quart de toutes les émissions de gaz à effet de serre. A défaut de réinitialiser notre manière de penser, de considérer et de gérer la nature, il n’y a aucune chance de parvenir dans le futur à contenir l’élévation de la température à 1,5°C, conformément aux accords de Paris.
Pour aborder la crise écologique et climatique, l’humanité a besoin de solutions globales et diverses qui restaurent la planète, s’attaquent au changement climatique et aident les humains à prospérer. Il y a besoin d’exemples pratiques montrant comment mettre en œuvre des solutions intégrées qui protègent et restaurent la nature, maintiennent le carbone dans le sol, protègent les communautés, soutiennent les moyens de subsistance et assurent la sécurité de l’eau et le bien-être.
Les approches qui intègrent la nature et le climat sont particulièrement critiques pour les plus de trois milliards de personnes qui dépendent directement de la nature pour leur subsistance et leurs besoins quotidiens. Ce sont elles qui sont en première ligne face aux impacts du changement climatique et à la perte de la biodiversité, et qui sont également les mieux placées pour apporter des solutions locales.
Cette année, le thème du Prix Equateur était la nature dans l’action pour le climat. Les onze vainqueurs choisis parmi plus de 600 nominations illustrent le potentiel transformateur des solutions autochtones, basées sur la nature et conduites localement, dans le combat contre la crise du climat.
La nature dans l’action pour le climat
Originaires du Brésil, du Bangladesh, de la Colombie, d’Iran, du Kenya, du Maroc, du Sénégal et de la Zambie, les lauréats défendent des initiatives qui non seulement protègent, préservent et restaurent les écosystèmes, mais qui intègrent la nature dans la conception des plans, augmentent la résilience aux impacts du changement climatique et promeuvent une économie verte, circulaire, juste et inclusive.
Au Brésil, l’União dos Povos Indígenas do Vale do Javari (l’Union des peuples autochtones de la vallée de Javari), une organisation autochtone à but non lucratif qui représente les habitants du second plus grand territoire indigène du pays – 85 000 km² sis dans la vallée Javari, œuvre à défendre leurs droits constitutionnels, à préserver les savoirs traditionnels et à sauvegarder leur territoire commun.
En Colombie, la Federación Mesa Nacional del Café (Fédération nationale de la filière du café), comprend 28 associations de producteurs de café qui défendent la réintégration économique, sociale et communautaire des signataires de l’Accord de paix colombien [entre le gouvernement et la guérilla des Farc], aux côtés des communautés locales. En réduisant les inégalités parmi les producteurs, en démocratisant les connaissances techniques, et en promouvant une agriculture résiliente au climat, ils s’attaquent aux disparités agraires, stimulent l’économie rurale et font face directement aux défis du changement climatique.
Au Kenya, les partenaires autochtones pour l’amélioration des moyens de subsistance ou Ilepa, se concentrent sur la préservation environnementale et le développement durable au sein de la communauté Massaï. Ils s’engagent dans la défense des droits fonciers, s’occupent de changement climatique et de la perte de la biodiversité et promeuvent des moyens de subsistance basés sur la nature.
Au Bangladesh, l’écovillage Sundarban restaure les forêts de mangroves, assurant la subsistance de la pêche, développe l’écotourisme, et renforce la résilience climatique.
Les lauréats du Prix Equateur montrent au monde comment mettre en œuvre des solutions intégrées qui répondent au besoin de protection, de préservation et de gestion de la nature. Ils s’attaquent à la crise climatique et atteignent les objectifs de développement local et durable. Le monde a donc l’opportunité sans précédent de suivre leur exemple. Pendant les 18 prochains mois, presque tous les pays travailleront à améliorer leurs programmes nationaux pour la biodiversité et le climat, en ayant l’opportunité de les aligner et faire ainsi des progrès audacieux dans ces deux domaines2.
Si le mot de l’année 2023 était « polycrise », espérons que celui de 2025 sera « polysolutions » et qu’à chaque niveau, local, national et mondial, le monde reconnaîtra, défendra et mettra en œuvre des solutions, des programmes, des engagements et des actions intégrés, diversifiés et alignés, pour la nature, le climat et les habitants de ce monde. Les lauréats du Prix Equateur 2024 nous montrent déjà la voie à suivre.
[1]. Le prix Equateur est une initiative du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud)
[2]. Deux échéances importantes auront lieu d’ici à février 2026 dans le cadre des COP climat et COP biodiversité de l’Onu.
Source : Pnud ; IPS
Lettre ouverte aux juges de la Cour pénale internationale – [sommaire]
Le 7 octobre 2024
Chers juges de la Cour pénale internationale,
Le fait que la cour où vous siégez ait décidé en janvier dernier de s’intéresser à la situation israélo-palestinienne, nous a rassuré. L’humanité a besoin d’une CPI qui fasse respecter la loi et qui soit prête à enquêter sur les plus sérieuses allégations de violation de cette loi.
Aujourd’hui, 7 octobre 2024, exactement un an après le début de la phase la plus brutale des 76 ans d’existence du conflit israélo-palestinien, nous ressentons le besoin de nous adresser à vous directement. Ceci non seulement en raison de la cruauté grandissante de ce qui se passe en Cisjordanie, mais aussi en raison du dangereux précédent qui serait créé si le comportement d’un Etat en arrivait à s’éloigner si gravement de ce qui est défini comme acceptable par le consensus international lors d’un conflit. Si de telles violations n’étaient pas sanctionnées par un tribunal tel que le vôtre, des Etats pourraient dans le futur commettre des crimes de guerre dans la plus grande impunité.
Il est à présent au-delà du doute que le gouvernement israélien a entrepris d’éliminer systématiquement le moindre aspect de la vie des Palestiniens à Gaza. Il y a déjà eu :
- Les bombardements, les plus intensifs de mémoire d’homme, d’une zone urbaine densément peuplée.
- La plus grande famine délibérément imposée à une population depuis la Seconde Guerre mondiale.
- La destruction systématique des établissements de soin.
- Un nombre inégalé de journalistes et de personnel des Nations unies tués.
Le gouvernement israélien a attaqué des écoles, des universités, des bibliothèques, des archives, des centres culturels, des sites historiques, des mosquées et des églises. Des professeurs d’université et des enseignants ont été tués, aux côtés de leurs étudiants et souvent de leurs familles entières. Pendant ce temps, sous le couvert du conflit à Gaza, les colons israéliens, protégés par les soldats des forces de défense israéliennes, chassent les Palestiniens de leurs terres ancestrales en violation directe des règles de base de la loi internationale.
Ce ne sont pas seulement des infractions commises par un gouvernement. La communauté internationale n’a aucune raison de s’attendre à ce qu’un changement de gouvernement ramène l’Etat israélien au sein de la loi internationale. Le 19 juillet 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) a statué que l’occupation israélienne de la Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem-Est était illégale. Cinq jours plus tard, la Knesset a décidé à 65 voix contre 9 d’ignorer cette décision de la CIJ et a désigné avec provocation la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est comme faisant partie de « la terre d’Israël ». Pour aller plus loin dans son mépris de la loi internationale et des institutions que l’humanité a créés pour soutenir Israël après la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement israélien a, mercredi dernier, interdit l’entrée de son territoire au secrétaire général des Nations unies, António Guterres.
Alors, quand la cour lancera-t-elle une inculpation ?
Aujourd’hui est le jour anniversaire du chapitre le plus sombre d’une tragédie dont notre génération sera responsable devant les générations futures. Aujourd’hui, l’humanité a besoin plus que jamais d’un tribunal comme le vôtre, dans lequel les esprits de juristes impartiaux du monde entier peuvent parvenir à un consensus sur les principes de conduite légaux en temps de guerre et dans ses suites. Votre rôle est vital, et nous vous implorons d’agir immédiatement.
Merci,
Brian Eno et Yanis Varoufakis
Pour soutenir cet appel, consulter le site yanisvaroufakis.eu
Vous pouvez également vous adresser à la Cour pénale internationale : Oude Waalsdorperweg 10, 2597 AK Den Haag, Pays-Bas.
La FAO publie son rapport annuel sur la sécurité alimentaire – [sommaire]
L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture vient de publier son rapport 2024 sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, qui indique que les niveaux mondiaux de faim et d’insécurité alimentaire n’ont pas changé au cours des deux dernières années. On estime qu’entre 713 et 757 millions de personnes, soit entre 8,9 et 9,4 % de la population mondiale étaient sous-alimentées en 2023. Si l’on considère l’estimation moyenne (733 millions), la faim a touché environ 152 millions de personnes supplémentaires par rapport à 2019.
Le rapport souligne que les principaux facteurs de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition, à savoir les conflits, la variabilité du climat et les phénomènes climatiques extrêmes ainsi que les ralentissements économiques, augmentent tous en fréquence et en intensité et se produisent plus souvent simultanément.
La situation de la sécurité alimentaire mondiale reste préoccupante et ne s’est guère améliorée depuis 2019. La prévalence de l’insécurité alimentaire modérée ou grave, telle que mesurée par l’indicateur des Objectifs de développement durable (ODD), continue d’être nettement plus élevée qu’avant la pandémie de covid-19. Cette mesure a peu évolué au cours des quatre dernières années, après une forte augmentation entre 2019 et 2020 en raison de la pandémie.
En 2023, environ 28,9 % de la population mondiale, soit 2,33 milliards de personnes, ont souffert d’une insécurité alimentaire modérée ou grave. Cela signifie qu’ils n’ont pas un accès constant à une alimentation suffisante. Au sein de ce groupe, un sous-ensemble particulièrement vulnérable de 10,7 % de la population mondiale – plus de 864 millions de personnes – est confronté à une insécurité alimentaire grave. Ces personnes ont connu des périodes de disette et, dans des cas extrêmes, ont passé des journées entières sans manger.
Le taux mondial d’insécurité alimentaire grave a connu un bond significatif, passant de 9,1 % en 2019 à 10,6 % en 2020. Depuis lors, ce chiffre est resté constamment élevé, ne montrant aucun signe d’amélioration. Ce recul met en évidence les défis permanents que pose la sécurité alimentaire mondiale, qui va au-delà de la simple faim pour englober des questions plus larges d’accès constant à une nutrition adéquate.
Pour que les interventions contre la faim atteignent l’ampleur nécessaire, il faut un accès adéquat et équitable à des financements permettant de s’attaquer aux problèmes de sécurité alimentaire et de nutrition. Le rapport se fonde sur les ressources financières nécessaires pour atteindre les objectifs 2.1 et 2.2 des ODD, plus précisément sur le financement nécessaire pour éradiquer la faim, l’insécurité alimentaire et toutes les formes de malnutrition.
Source : openknowledge.fao.org
Les défenseurs de l’environnement en ligne de mire – [sommaire]
Bulawayo (Zimbabwe) – En 2017, la militante sud-africaine Nonhle Mbuthuma s’est opposée au puissant géant pétrolier Shell, mettant un terme à ses projets d’exploration de la Côte sauvage vierge. Malgré les menaces de mort dont elle a fait l’objet, elle a refusé de reculer.
Cofondatrice du comité de crise d’Amadiba et lauréate du prix Goldman en 2024, Nonhle Mbuthuma continue de se battre pour les droits de sa communauté et pour l’environnement. Sa bravoure reflète les innombrables risques auxquels les défenseurs de la Terre et de l’environnement sont confrontés dans le monde entier.
Mourir pour une cause
Les enjeux sont considérables. Selon un rapport récent de l’ONG Global Witness (Témoin mondial), 196 défenseurs de la terre et de l’environnement ont été assassinés au cours de la seule année 2023, la Colombie enregistrant le plus grand nombre de meurtres. Les communautés indigènes du Brésil, du Mexique et du Honduras ont été ciblées de manière disproportionnée, alors qu’elles s’opposaient à des entreprises puissantes qui privilégient les profits au détriment des populations et de la planète.
De nombreuses personnes défendant l’environnement se sont opposées à des entreprises puissantes. Depuis 2012, au moins 2 106 défenseurs de l’environnement ont été tués dans le monde.
L’Afrique est également un champ de bataille dangereux pour les défenseurs de l’environnement, avec 116 meurtres enregistrés entre 2012 et 2023. Nombre de ces attaques mortelles concernent des gardes forestiers de la République démocratique du Congo (RDC), tandis que d’autres se sont produits au Rwanda, au Ghana, au Kenya, au Tchad, en Ouganda, au Burkina Faso, au Libéria et en Afrique du Sud.
Cependant, ces chiffres alarmants ne font qu’effleurer la surface du phénomène. De nombreux crimes ne sont pas signalés, laissant un grand nombre de défenseurs de l’environnement morts, sans que justice agisse. Pourtant, malgré ces menaces écrasantes, N. Mbuthuma ne s’est pas laissée décourager, risquant sa vie pour protéger la Terre et l’environnement.
Elle continue de dénoncer les effets dévastateurs des industries extractives, notamment la déforestation et l’accaparement des terres. Elle a attiré l’attention sur les violences et les intimidations auxquelles sont confrontés les communautés et les militants autochtones qui défendent leurs terres.
« La brutalité de ces attaques révèle quelque chose de profond : le pouvoir qu’exercent les gens ordinaires lorsqu’ils s’unissent pour la justice », a noté Mme Mbuthuma dans un avant-propos au rapport de Global Witness.
Au cœur de ces meurtres se trouve un conflit entre le développement et la durabilité. Des militants comme N. Mbuthuma ne s’opposent pas au développement, mais plaident pour un modèle qui respecte à la fois l’environnement et les droits des communautés locales sur leurs ressources naturelles. Malheureusement, leurs appels en faveur d’un développement responsable sont souvent considérés comme un obstacle par les investisseurs et les promoteurs, ce qui entraîne une augmentation des accaparements de terres, des projets d’extraction de ressources et des répercussions violentes pour ceux qui s’y opposent.
Les immenses richesses naturelles de l’Afrique en font une cible privilégiée pour les multinationales et les gouvernements étrangers. Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), le continent détient 30 % des réserves minérales mondiales, 8 % du gaz naturel et 12 % du pétrole. Il possède également 40 % de l’or mondial, jusqu’à 90 % du chrome et du platine, ainsi que d’importantes réserves de cobalt, de diamant et d’uranium. Avec plus de 60 % des terres arables du monde en Afrique, il n’est pas surprenant que la course à l’exploitation de ces ressources ait entraîné une grave destruction de l’environnement, le déplacement des communautés locales et une escalade de la violence.
Une impunité généralisée
Un aspect choquant de cette violence est l’impunité généralisée. Les auteurs sont rarement poursuivis et, dans de nombreux cas, l’identité des responsables reste inconnue.
« Il est rare que nous parvenions à découvrir qui a assassiné un défenseur de l’environnement, a déclaré à IPS Laura Furones, conseillère pour la campagne sur les défenseurs de la Terre et de l’environnement à Global Witness. S’il y a quelque chose que ces affaires ont en commun, c’est qu’elles sont entourées d’impunité. Les affaires sont souvent laissées en suspens, et les familles doivent vivre en sachant que l’auteur des faits n’aura pas à en subir les conséquences. Même dans les rares cas où la justice est rendue, ce sont généralement les tueurs à gages qui finissent en prison, tandis que ceux qui ont commandité et financé le meurtre s’en tirent à bon compte. »
L. Furones note également que nombre de ces assassinats ne sont pas signalés, en particulier dans des régions comme l’Afrique, où l’accès à l’information est difficile.
« Il y a beaucoup de bonnes organisations qui travaillent dur pour améliorer l’information, mais elles opèrent souvent dans des circonstances difficiles. Les espaces civiques sont limités, l’accès à l’information est restreint et ceux qui tentent de dénoncer les attaques contre les défenseurs sont eux-mêmes en danger. »
L’industrie minière est particulièrement connue pour son rôle dans cette violence. En 2023, le secteur minier était lié au plus grand nombre de meurtres de défenseurs dans le monde, selon Global Witness.
« Nos données montrent que l’exploitation minière est de loin le secteur le plus fréquemment lié aux meurtres de défenseurs de l’environnement. Les pratiques épouvantables des intérêts miniers sont bien documentées, et à mesure que nous nous orientons vers une économie moins dépendante des combustibles fossiles, la demande de minerais essentiels ne fera qu’augmenter. Nous avons besoin de toute urgence de meilleures pratiques pour éviter une nouvelle flambée de violence », souligne Laura Furones.
A mesure que le changement climatique s’accélère, la concurrence pour les terres et les ressources s’intensifie, en particulier en Afrique. Les vastes ressources minérales et naturelles du continent font l’objet d’une forte demande pour des projets d’exploitation qui déplacent les communautés locales de leurs terres ancestrales, exacerbant les tensions et conduisant à de nouveaux conflits.
Le combat de N. Mbuthuma n’est qu’un exemple parmi d’autres de la lutte mondiale pour la protection des ressources naturelles. L’Afrique du Sud, en particulier, a connu sa part de tragédie. En 2016, le militant anti-mines Sikhosiphi Rhadebe a été assassiné pour s’être opposé à l’exploitation du titane dans la région de Xolobeni. De même, en RDC, plus de 50 défenseurs de l’environnement ont été tués entre 2015 et 2020, nombre d’entre eux dans des conflits liés à l’exploitation minière et forestière artisanale.
Ruée sur les terres
La ruée sur les terres en Afrique s’est développée non seulement pour l’agriculture, mais aussi pour les projets « verts » qui prétendent lutter contre le changement climatique. Par exemple, les acquisitions de terres à grande échelle pour les plantations de biocarburants et les projets d’irrigation ont déplacé des communautés au Kenya et en Ethiopie, entraînant des violences et des troubles. Dans la région du lac Turkana au Kenya, les plantations de canne à sucre et les projets d’énergie géothermique ont déclenché des conflits avec les communautés pastorales, tandis que dans la vallée de l’Omo en Ethiopie, les projets d’irrigation ont déplacé des communautés indigènes.
Malgré les risques croissants, les défenseurs de l’environnement continuent à faire entendre leur voix. Ils réclament non seulement la protection de l’environnement, mais aussi la justice. « Nos voix contre l’injustice environnementale sont réduites au silence par les assassinats de défenseurs, mais cela ne tuera pas notre engagement », a déclaré Mme Mbuthuma. Elle demande que les défenseurs de l’environnement et les militants contre l’accaparement des terres bénéficient d’une protection et d’un soutien accrus, en particulier en Afrique.
« Le développement a toujours été injuste, et c’est pourquoi il a été facile d’éliminer les défenseurs de l’environnement. Mais se débarrasser des défenseurs ne résout pas les problèmes auxquels nous sommes confrontés en Afrique aujourd’hui – tout cela au nom du développement », explique-elle. Elle insiste sur le fait que les communautés locales doivent avoir leur mot à dire dans les décisions qui affectent leurs terres et leurs moyens de subsistance.
Le combat de N. Mbuthuma, ainsi que celui d’innombrables autres militants, met en lumière le besoin urgent de réformer la manière dont les terres, les minéraux et les ressources naturelles sont exploités en Afrique. « Nous nous battons pour l’avenir de l’Afrique et de nos enfants, a-t-elle déclaré. La bataille pour la justice environnementale ne concerne pas seulement la protection des terres et de la biodiversité ; il s’agit de sauvegarder les droits et l’avenir des personnes qui dépendent de ces ressources. »
Source : IPS
Les humanitaires interpellent Joe Biden – [sommaire]
Le 2 octobre, près de 100 professionnels de santé américains qui se sont portés volontaires dans la bande de Gaza au cours de l’année écoulée ont envoyé au président Joe Biden et à la vice-présidente Kamala Harris un courrier détaillant « les lourdes pertes en vie humaines de l’attaque israélienne » et exhortant l’Administration à « mettre fin à cette folie maintenant ! »
En date du 2 octobre, les signataires de ce courrier, médecins, chirurgiens, infirmières praticiennes et sages-femmes avaient collectivement passé 254 semaines à faire du bénévolat dans les hôpitaux et les cliniques de l’enclave assiégée.
Au 2 octobre, les forces israéliennes avaient tué au moins 41 689 Palestiniens à Gaza et en avaient blessé 96 625 autres, selon les autorités locales. Des milliers d’autres sont toujours portés disparus dans les décombres des infrastructures civiles. Israël, qui a également lancé une invasion terrestre au Liban cette semaine, fait l’objet d’une accusation de génocide devant la Cour internationale de justice.
« Ce courrier et son annexe apportent les preuves que le bilan à Gaza est bien plus élevé que ce que l’on pense aux Etats-Unis. Il est probable que le nombre de morts dus à ce conflit soit déjà supérieur à 118 908, soit un pourcentage effarant de 5,4 % de la population de Gaza », ont écrit les professionnels de santé au président et à la candidate démocrate à la présidence pour l’élection présidentielle de novembre.
« Notre gouvernement doit agir immédiatement pour empêcher une catastrophe encore pire que celle qui s’est déjà abattue sur les habitants de Gaza et d’Israël », ont-ils soutenu. « Un cessez-le-feu doit être imposé aux parties belligérantes par la suspension de l’aide militaire à Israël et le soutien à un embargo international sur les armes contre Israël et tous les groupes armés palestiniens. Nous pensons que notre gouvernement est obligé de le faire, tant en vertu du droit américain que du droit international humanitaire. Nous pensons également que c’est la bonne chose à faire. »
Même avant l’attaque du 7 octobre 2023, les Etats-Unis apportaient à Israël des milliards de dollars d’aide militaire chaque année. Tout au long de l’assaut d’Israël contre Gaza, et maintenant contre le Liban, l’administration Biden continue de fournir des armes et un soutien diplomatique.
Ce courrier des volontaires américains, publié sur un site Internet où se trouve déjà présente une missive de juillet ainsi que d’autres similaires envoyées par des professionnels de santé canadiens et britanniques à leurs gouvernements, contient le témoignage de signataires individuels. Le Dr Thalia Pachiyannakis, gynécologue-obstétricienne, a écrit : « J’ai vu tant de bébé morts-nés et de décès maternels qui auraient pu être facilement évités si les hôpitaux avaient fonctionné normalement. »
Ceux qui ont survécu à la naissance se retrouvent dans une zone de guerre où des milliers d’enfants sont morts. Le mois dernier, le ministère de la Santé de Gaza a publié un document de 649 pages avec le nom et l’âge des Palestiniens tués au cours de l’année écoulée – et les 14 premières pages concernent des bébés.
« Chaque jour, je voyais des bébés mourir », a déclaré Asma Taha, infirmière praticienne en pédiatrie. « Ils étaient nés en bonne santé. Leurs mères étaient tellement mal nourries qu’elles ne pouvaient pas allaiter, et nous manquions de lait en poudre ou d’eau propre pour les nourrir, alors ils mouraient de faim. »
Les bombardements israéliens de l’année dernière ont fait des milliers de morts. Le Dr Mark Perlmutter, chirurgien orthopédiste et de la main, a écrit : « C’est à Gaza que j’ai tenu pour la première fois le cerveau d’un bébé dans la main. La première d’une longue série. »
La lettre adressée à J. Biden et K. Harris :
« Les enfants sont universellement considérés comme innocents dans les conflits armés. Cependant, chacun des signataires de cette lettre a vu des enfants à Gaza subir des violences indiscutablement délibérément dirigées contre eux. Plus précisément, chacun d’entre nous ayant travaillé dans un service d’urgence, de soins intensifs ou de chirurgie a traité des enfants pré-adolescents qui ont reçu une balle dans la tête ou la poitrine et ceci de manière régulière ou même quotidienne. Il est impossible que des tirs aussi répandus sur de jeunes enfants à Gaza, pendant toute une année, soient accidentels ou inconnus des plus hautes autorités civiles et militaires israéliennes.
Président Biden et vice-présidente Harris, nous aimerions que vous puissiez voir les cauchemars qui tourmentent tant d’entre nous depuis notre retour : les rêves d’enfants mutilés et ceci par nos propres armes, et leurs mères inconsolables nous suppliant de les sauver. Nous aimerions que vous puissiez entendre les cris et les hurlements que notre conscience ne nous permettra pas d’oublier. Nous ne pouvons pas comprendre pourquoi vous continuez à armer un pays qui tue délibérément ces enfants en masse. »
« Je n’ai jamais vu des blessures aussi horribles, à une échelle aussi massive, avec si peu de ressources », a déclaré le Dr Feroze Sidhwa, chirurgien spécialisé en traumatologie et en soins intensifs et organisateur de la lettre. « Nos bombes tuent des milliers de femmes et d’enfants. Leurs corps mutilés sont un monument de cruauté. »
La lettre souligne qu’« Israël a détruit plus de la moitié des ressources médicales de Gaza et a tué près de 1 000 professionnels de santé palestiniens, soit plus d’un sur 20.
Elle conteste également la tentative des forces israéliennes de justifier l’attaque des infrastructures médicales de l’enclave, soulignant qu’« aucun d’entre nous n’a vu une seule fois une quelconque activité militante palestinienne dans aucun des hôpitaux ou autres établissements de santé de Gaza […] Nous vous exhortons à voir qu’Israël a systématiquement et délibérément dévasté l’ensemble du système de santé de Gaza, et qu’Israël a ciblé nos collègues à Gaza pour les torturer, les faire disparaître et les assassiner », ont écrit les volontaires américains, décrivant les travailleurs de la santé palestiniens comme « parmi les personnes les plus traumatisées de Gaza, et peut-être du monde entier ».
Tout en saluant les efforts de l’Administration pour négocier la fin des combats, ils ont souligné que « les Etats-Unis peuvent imposer un cessez-le-feu aux parties belligérantes en arrêtant simplement les livraisons d’armes à Israël, et en annonçant que nous participerons à un embargo international sur les armes contre les groupes armés israéliens et palestiniens ».
« Président Biden et vice-présidente Harris, nous sommes 99 médecins et infirmières américains qui avons été témoins de crimes au-delà de tout entendement, ont-ils ajouté. Des crimes que nous ne pouvons pas croire que vous souhaitiez continuer à soutenir. Veuillez nous rencontrer pour discuter de ce que nous avons vu et des raisons pour lesquelles nous pensons que la politique américaine au Moyen-Orient doit changer immédiatement. »
Source : Common Dreams
L’humanité – [sommaire]
Dans certains articles précédents, la constitution de l’être humain a été abordée, afin d’en venir à une meilleure compréhension du complexe Personnalité-Ame-Monade. Il convient toutefois de veiller à ne pas surestimer l’importance de l’être humain en tant qu’individu, en gardant toujours à l’esprit sa position relative en tant que partie d’un tout plus inclusif.
L’individu conservera toujours son importance, mais cela doit être considéré en relation avec sa contribution aux intérêts de son groupe, de sa communauté, de sa race, et enfin de cet ensemble inclusif qu’est l’humanité.
Au sein des sept règnes de la nature, le règne humain occupe une position intermédiaire, la quatrième, ce qui lui confère la responsabilité très importante de relier les règnes inférieurs aux règnes supérieurs, et de servir de canal permettant la transmission des énergies des trois règnes spirituels jusqu’aux trois règnes inférieurs dans leur expression matérielle. L’humanité peut donc être considérée comme le macrocosme par rapport au microcosme des règnes subhumains. A mesure que l’humanité évolue, une illumination correspondante se trouve générée, et cette lumière intensifiée est ensuite reflétée vers les règnes inférieurs. Par exemple, grâce aux activités de sélection et d’élevage, l’homme développe de nouvelles variétés tant dans le monde végétal qu’animal, permettant ainsi à ces règnes d’exprimer une qualité, une beauté et une efficacité accrues, les élevant ainsi d’un petit pas supplémentaire dans leur progression évolutive. De même, au sein du règne minéral, les métaux de base sont extraits et libérés de leurs liens anciens, les minerais naturels étant soumis aux énergies purificatrices du feu et de l’électricité.
L’humanité n’est pas seulement porteuse de la lumière spirituelle, transmuant et transmettant la lumière de la connaissance et de la sagesse, mais elle sert aussi en tant que porteur de lumière dans le sens littéral et physique, illuminant de plus en plus notre planète pendant les heures d’obscurité. Pensez aux villes brillamment éclairées, aux projecteurs et aux faisceaux lumineux éclairant les terrains de loisirs et les aérodromes la nuit, aux routes éclairées par le trafic automobile, aux navires brillamment illuminés en mer, et aux flashes lumineux des avions perçant le ciel nocturne.
Bien qu’une tendance à une collaboration plus étroite entre les groupes et les nations soit déjà sensible à travers le monde, le temps où les divers éléments humains pourront fonctionner efficacement comme une unité synthétisée paraît encore lointain. D’une manière générale, l’humanité peut se diviser en trois grands groupes, selon leur contribution potentielle à l’unification finale :
- La grande majorité des humains, qui n’est ni bonne ni mauvaise, mais qui traverse la vie sans réfléchir, et se trouve en grande partie guidée par ses désirs et ses émotions. Cependant, elle est inconsciemment immergée dans le courant évolutif et, bien qu’elle n’en soit pas consciente, elle travaille à acquérir une véritable conscience de soi. Avec le temps, ce groupe gagnera en lumière et fusionnera alors avec le troisième groupe qui a déjà emprunté le « sentier du retour ».
- Quelques hommes sont réellement mauvais et travaillent consciemment pour les Forces des Ténèbres. Ils exercent une forte influence dans le monde, disproportionnée par rapport à leur nombre. Leur pouvoir et leur domination seront cependant, en fin de compte, submergés par les Forces de Lumière opposées et par la Loi universelle de l’Amour.
- Un certain nombre ont découvert le sentier du retour et sont les porte-paroles des idées du nouvel âge. Ce groupe se détache de l’approche égoïste de la vie, tournant ses pensées et ses activités en direction d’une vie désintéressée et altruiste, et vers l’amélioration des relations humaines. La majorité de ces aspirants se caractérise par leur bon sens, et on les trouve partout dans le monde et dans tous les domaines de l’activité humaine.
De nombreux types
L’humanité comprend de nombreuses races, nations, couleurs et langues, des gens intelligents d’autres moins, des gens spirituellement développés et d’autres qui sont plus animaux qu’humains. Entre ces extrêmes se trouvent de nombreux types à tous les stades de développement. Pourtant, ils sont tous fils des hommes, appartiennent à l’humanité unique et, qu’ils en aient conscience ou non, évoluent ensemble vers un destin commun.
Dans ce tableau complexe, l’un progressera beaucoup plus vite que son voisin, mais cela signifie seulement qu’il augmentera sa responsabilité, et qu’il devrait, symboliquement, tendre la main à ceux qu’il dépasse, les attirant et les élevant avec lui.
La conscience des hommes s’éveille rapidement : les yeux tournés vers des visions nouvellement révélées, ils aspirent à une guidance spirituelle, et c’est l’une des tâches urgentes de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse de répondre à ces pressantes invocations.
Au fil des âges, l’homme a progressivement évolué de l’état animal – mû uniquement par les instincts de préservation et de reproduction – à l’état de préoccupation pour sa famille ou son groupe immédiat, puis à un sentiment de cohésion tribale ou nationale, et finalement jusqu’au point où il prend conscience de ses responsabilités envers l’ensemble de l’humanité. Il commence à réaliser qu’il est membre de l’unique humanité – une structure vitale caractérisée par la variété et la qualité de ses organes et cellules, et qui fonctionne encore comme une puissance diffuse, mais n’en demeurant pas moins un centre de force dans le véhicule manifesté de notre Logos planétaire.
Source : Aart Jurriaanse, Bridges (Ponts), éditions Bridges Publishing, non traduit
Citation
Message de Maitreya
Brève
Courrier des lecteurs
Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.Un cadeau mystérieux – [sommaire]
En 1979, je vivais en Allemagne et j’avais une petite boutique d’occasion. Un jour, un homme grand et mince avec une moustache insolite entra et posa sur le comptoir une boîte en argent contenant un bijou en forme de cône avec un grenat qui ressemblait à un œil. Il dit simplement : « C’est pour vous. » Il n’accepta pas d’argent de ma part. Je ne l’avais jamais vu auparavant, mais il semblait me connaître. Il m’expliqua qu’il voyageait sur des bateaux et qu’il venait de Bombay. Qui était-il ?
M. M., Kings Langley (Royaume-Uni)
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il était le Maître Jésus.
Un amour rayonnant – [sommaire]
Le 21 janvier 2008, de retour d’un voyage, alors que je buvais mon café au buffet de la gare, un homme grand et robuste apparut au coin de la rue. Je remarquai sa merveilleuse aura. Il me sourit et mon cœur réagit avec amour et joie. Il s’assit quelque part dans le café et, un quart d’heure plus tard, étant sur le point de partir, il me sourit à nouveau, rayonnant de compréhension et d’amour. Je lui demandai intérieurement : « Qui es-tu ? »
Cinq jours plus tard, pendant la méditation de transmission, je revis, pendant un instant, ce visage souriant, plein d’amour. Se pourrait-il que ce fut le Maître Jésus ou Maitreya ?
M. W, Aubrigstrasse (Suisse)
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était le Maître Jésus.
Les meilleures tomates ! – [sommaire]
Par une sombre et froide après-midi de décembre, à 14 h 30, une petite dame âgée vêtue uniquement de vêtements d’intérieur me barra le chemin – brandissant une belle et grosse grappe de tomates mûres qu’elle tenait dans la paume de la main. En riant, et un peu inquiète pour elle, je lui demandai si elle allait bien. Elle me répondit : « Suis-je ivre, mon amie ? » Elle ne semblait pas l’être. J’ai conclu : « Vous allez bien » et elle s’en alla.
A. L, Dun Laoghaire (Irlande)
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « petite dame âgée » était Maitreya.
En bonne compagnie – [sommaire]
Un jeune homme souriant et me regardant comme si j’étais l’être le plus merveilleux qui soit, me demanda si j’étais écrivaine et nous engageâmes la conversation en attendant notre train. Puis il s’inclina et me déclara : « Au revoir, Madame. »
A. L, Dun Laoghaire (Irlande)
Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « jeune homme » était le Maître Jésus.
C’était la façon dont ils étaient habillés – [sommaire]
Le 15 mai 2004, j’assistai pour la deuxième fois à la conférence de Benjamin Creme à Tokyo. J’étais assise au premier rang du niveau supérieur et je pouvais facilement voir le public en contrebas.
Deux personnes attirèrent mon attention en permanence. Un jeune homme portant une chemise rouge vif avec des rayures horizontales et verticales noires, et sur la tête, une très grande casquette violette avec des lignes orange. Ce jeune homme était assis à côté d’un homme plus âgé portant une chemise ou un pull-over vert.
Ces deux personnes avaient l’air très différentes des autres, surtout dans leur façon de s’habiller. Je suivis le jeune homme lorsqu’il quitta la salle au début de la pause. Je n’ai jamais vu son visage, mais la façon dont il était habillé donnait l’impression qu’il s’agissait d’un jeune homme. Après la pause, je ne les ai plus revus.
Lorsque B. Creme a repris sa conférence, il déclara que Maitreya avait assisté à la première partie de la conférence avec le Maître de Tokyo. Je me demande si ces deux personnes auraient pu être Maitreya et le Maître de Tokyo ?
M K., Tokyo (Japon)
Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l’homme le plus jeune était le Maître de Tokyo et l’homme le plus âgé, Maitreya.
Au bon endroit au bon moment – [sommaire]
Fin 1986, nous étions en vacances en Indonésie. A la fin de nos vacances, mon compagnon tomba malade et eut une forte fièvre. Comme nous n’avions pas de thermomètre, il me demanda d’aller lui en acheter un. Il s’impatientait et je me sentis très gênée, car je n’arrivais pas à me lever de ma chaise et à sortir ! C’était comme si j’étais collée à la chaise. Je ne sais pas exactement combien de temps cela dura. Puis, tout à coup, je ressentis une envie d’agir à laquelle je ne pus résister. Alors que je marchais dans la rue principale, ne sachant pas où me rendre, je vis s’avancer vers moi un médecin humanitaire que nous avions rencontré quelques jours auparavant. Nous avions alors longuement discuté avec lui et sa femme. Il accepta immédiatement de m’accompagner pour soigner mon compagnon ainsi que les jours suivants, il le soigna et il guérit et, lorsque, à mon tour, je tombai malade trois jours plus tard, il me soigna également.
Je me suis toujours demandé qui nous avait permis de rencontrer à nouveau ce médecin.
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Rayons
Selon le Maître DK, un rayon est « le nom donné à une certaine force ou à un certain type d’énergie, considéré sous l’angle de la qualité qui en émane ». Les rayons transmettent ainsi leurs qualités à toute la création, y compris la constitution humaine. L’âme, la personnalité, le corps mental, le corps émotionnel et le corps physique, sont tous colorés par l’un ou l’autre des sept rayons. De manière à faciliter l’étude et la compréhension des rayons, le Maître de Benjamin Creme, au fil des ans, a accepté de répondre à des questions portant sur la structure de rayons (et le niveau d’évolution) de certaines personnalités mais, par discrétion, jamais pour des personnes en vie. Pour approfondir cette étude, nous renvoyons le lecteur aux enseignements d’Alice Bailey (Lucis Trust), aux ouvrages de Benjamin Creme et aux précédents numéros de Partage international.
Dernière de couverture
Extrait du discours de Mia Amor Motley, première ministre de la Barbade – [sommaire]
« Mia Amor Motley, première ministre de la Barbade, a tenu un discours franc et émouvant devant l’Assemblée générale des Nations unies, le 27 septembre 2024 à New York, à l’occasion de sa 79e session.
Soulignant la nécessité urgente de modifier toutes les structures mondiales pour assurer la justice, la paix et l’espoir, elle a prôné une vaste « réinitialisation ».
« […] Cette réinitialisation doit commencer par des réformes institutionnelles au sein des différents conseils des Nations unies. Ces conseils donnent à entendre que certains sont des membres à part entière, d’autres des membres partiels, d’autres encore des membres à temps partiel et d’autres des membres occasionnels. Tout cela n’a pas sa place au XXIe siècle. La colère et la méfiance de nos concitoyens à l’égard des institutions, des dirigeants, du multilatéralisme et des processus qui excluent tout en produisant beaucoup de paroles et peu d’actions, sont bien réelles. Et nulle part la réforme, et par conséquent la confiance et l’espoir, n’est plus importante pour le bien-être de milliards de personnes aujourd’hui que dans ce qui relève de l’architecture financière mondiale. Les restrictions à l’accès au capital, son coût disproportionné qui nous empêche de faire ce que nous devrions faire, et le fardeau écrasant de la dette qui nous est souvent imposée par des circonstances indépendantes de notre volonté, […] tous ces éléments contraignent les gouvernements des pays les plus pauvres du monde et, franchement, de nombreux pays vulnérables à revenu intermédiaire, à consacrer davantage au service de la dette qu’à la santé et à l’éducation, voire, dans certains cas, aux infrastructures.
Beaucoup trop de membres de la famille humaine n’ont qu’un sol froid pour tout matelas et un caillou pour oreiller. Trop nombreux sont ceux qui se couchent le ventre creux et trop nombreux sont ceux qui n’ont même pas de toit.
La réinitialisation doit donc consister à bâtir, collectivement, un programme commun reflétant notre humanité partagée et la renforçant. C’est cette humanité partagée qui nous unit. Nos frères et sœurs africains ont bien compris le principe de l’« ubuntu » et ont profité de cette session de l’Assemblée générale pour nous rappeler que nous devrions aspirer à la simplicité. « J’existe parce que tu existes. J’existe parce que nous existons. » Mon bien-être est lié au vôtre et notre bien-être collectif est lié à celui de notre mère la Terre. C’est ce qui exprime le mieux l’approche nécessaire pour donner une expression à cette réinitialisation absolument nécessaire. »
Cahier anniversaire
Le 19 juillet 1977, Maitreya, l’Instructeur mondial, est arrivé dans la communauté asiatique de Londres − son point d’attache dans le monde moderne − et le 22 juillet il a commencé sa mission. Trente ans plus tard, nous célébrons cet événement extraordinaire à travers les pages suivantes.
Questions-réponses de Benjamin Creme
Questions-réponses
Réponses de Benjamin CremePour certaines personnes, au sein des groupes travaillant pour Maitreya ou en dehors, l’idée qu’un Maître puisse prendre parti comme le fait votre Maître dans son dernier article (octobre 2004) et exprimer ainsi son opinion politique, est étrange et inattendue. Pourquoi votre Maître considère-t-il que c’est si important ? Et que pense Maitreya des élections américaines ? – [sommaire]
Il est évident d’après l’article de ce mois-ci que la Hiérarchie considère les prochaines élections aux Etats-Unis comme un enjeu critique pour l’avenir immédiat du monde. (Partage international, novembre 2004)
Editorial, Benjamin Creme, novembre 2004
Il semblerait que certains lecteurs soient gênés par notre intérêt pour l’élection présidentielle américaine de novembre et l’espace que nous y consacrons. Ils semblent penser qu’il est déplacé pour une revue fondée sur la spiritualité de s’intéresser à la politique, et particulièrement à la politique américaine, alors que chacun sait que les deux partis sont corrompus. Ce n’est certainement pas le cas.
Je dois avouer être perplexe devant une telle réponse aux événements qui secouent le monde depuis plusieurs années. Le but de Partage international est de faire connaître l’existence de la Hiérarchie, son retour dans le monde, ses plans et ses soucis pour le présent et l’avenir.
En ce qui concerne les prochaines élections américaines, ces soucis ont été exprimés avec force dans les récents articles de mon Maître. Permettez-moi de citer quelques passages de l’article de ce mois-ci. Rien ne saurait être plus clair ou moins ambivalent. Pourquoi la voix de Partage international devrait-elle être moins honnête et moins soucieuse de la vérité ?
« Quand ils iront voter le mois prochain, les citoyens américains auront l’opportunité de changer le cours de l’histoire. A l’approche de l’heure fixée par le destin […] Nous, vos Frères aînés, nous ne pouvons nous tenir à l’écart quand l’avenir même du monde est menacé. Cette élection marque un tournant majeur dans les affaires des hommes. »
Les instructeurs spirituels du passé ne se préoccupaient pas de politique, mais étaient focalisés sur le développement spirituel. Je suis intrigué par votre focalisation sur la politique. Pourriez-vous en expliquer les raisons ? – [sommaire]
Parce que je m’intéresse à l’amour, à la justice et à la liberté pour tous. Les questions politiques, les questions économiques, sont la réalité. C’est quelque chose de spirituel. Où cesse-t-on d’être spirituel ? Quand cesse-t-on d’être spirituel ? Comment mesurer le degré de spiritualité d’une personne ? Tout dans la vie est spirituel ; nous vivons dans un univers spirituel. Il ne pourrait en être autrement. L’ennui, c’est que nous ne le rendons pas spirituel. Nous avons la politique la plus corrompue qui ait jamais été inventée, les structures économiques les plus corrompues que l’homme ait jamais imaginées. Elles ne sont pas spirituelles mais elles devraient l’être, elles doivent l’être.
Ce dont je parle, c’est d’une politique et d’une économie spirituelles et vous verrez que le Christ lui-même, le Seigneur Maitreya, l’Instructeur mondial, se concentrera au début sur les questions politiques et économiques. Ce que je dis vient de lui. Ce sont ses pensées, ses idées. La politique, l’économie devraient être ce qu’il y a de plus spirituel. La politique concerne la manière dont les gens vivent ensemble et l’économie la manière dont les ressources mondiales sont distribuées. Si vous n’êtes pas spirituel, vous le faites mal, comme c’est le cas aujourd’hui. Qui est spirituel, ces instructeurs spirituels dont vous parlez ou moi qui m’intéresse à la manière dont les gens vivent ? Vous ne pouvez parler de développement spirituel à des gens qui doivent travailler seize heures par jour pour un dollar afin d’empêcher leur famille de mourir de faim. La crise actuelle est une crise spirituelle, focalisée dans les domaines politiques et économiques et elle ne peut être résolue que dans ces domaines. (Partage international, septembre 2005)
Reconnaître Dieu en votre frère
Nous sommes confrontés à une crise essentiellement spirituelle, mais s’exprimant dans les domaines politiques et économiques. D’où la décision du Christ de travailler dans ces domaines, et de là l’importance du principe du partage, qui est, dit-il, la clé de tout progrès futur pour l’homme : « Lorsque vous partagez, vous reconnaissez Dieu en votre frère. L’homme doit partager ou bien mourir. » Le partage est un principe divin, et tant que nous n’admettrons pas que toutes les structures doivent refléter cette divinité intérieure, nous ne ferons pas un pas de plus dans notre évolution. Le jour où nous en prendrons conscience, nous ouvrirons la porte à une situation entièrement nouvelle. (La Mission de Maitreya, tome I)
Une nouvelle définition du « spirituel »
Dans cette ère à venir nous devrons accomplir un changement de conscience afin d’inclure chaque partie de notre être dans notre définition du « spirituel ». Toutes nos structures devraient se baser sur l’unité intérieure de l’humanité et refléter cette réalité. En tant qu’âmes nous sommes Un ; il n’existe rien de tel qu’une âme séparée. Nous devons créer des systèmes politiques, économiques et sociaux qui permettent à cette divinité intérieure de s’exprimer. (La Mission de Maitreya, tome I)
La politique et le pouvoir – [1] Qui a le plus de pouvoir : le Pentagone ou la Maison Blanche ? [2] Existe-t-il d’autres groupes de pression plus puissants aux Etats-Unis ? – [sommaire]
[1] Sans aucun doute, le Pentagone. [2] Oui, plusieurs. (Partage international, novembre 2004)
Que pouvons-nous faire, en dehors des pétitions et des prières, pour apporter la paix et empêcher une guerre des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran ? – [sommaire]
Faire entendre votre voix contre une telle folie. Participer à des marches et des manifestations. Ecrire à vos représentants au Congrès ou au Parlement, etc. (Partage international, octobre 2008)
Les gens au pouvoir actuellement semblent remplis d’illusion. De quelle manière les personnes ordinaires, comme nous-mêmes, peuvent-elles aider à amener des changements dès maintenant ? – [sommaire]
En rejoignant des groupes et en travaillant à faire entendre la « voix du peuple ». Ajouter votre voix à celle des autres – les gens ordinaires qui n’occupent pas une position leur donnant l’illusion du pouvoir et de la sagesse. Ajouter votre poids en participant aux manifestations qui sont organisées. Aidez à développer le concept de « la voix du peuple » – qui, pour finir, sera la force la plus puissante dans le monde lorsqu’elle aura été imprégnée par les idées de Maitreya, focalisée par lui, et à même d’aborder les différents problèmes de l’humanité d’une manière réaliste. Ceci construira la force la plus puissante : celle d’une opinion publique mondiale éduquée, focalisée – une force à laquelle aucun gouvernement ne pourra résister. Ajoutez votre voix à celle de millions d’autres.
Le 15 février 2003, 12,5 millions de personnes dans le monde ont manifesté contre la guerre en Irak et en faveur de la justice et de la liberté. Près de 2 millions d’entre elles (1 800 000) se trouvaient à Londres et parmi elles, Maitreya. Maitreya pense qu’il vaut la peine de participer à des manifestations et il l’a fait lui-même un peu partout dans le monde. Faites entendre votre voix. Dites ce que vous pensez. Si vous croyez à la justice et à la liberté pour tous – dites-le. Écrivez des articles, envoyez-les aux journaux. Donnez votre avis, contribuez ainsi à libérer l’humanité de l’ancienne servitude du mirage, de l’illusion et de l’oppression. (Partage international, janvier-février 2004)
Les membres du mouvement « Paix maintenant » en Israël répondent-ils aux énergies de Maitreya ? (Ses dirigeants ont déclaré qu’ils voulaient protéger Arafat de Sharon.) – [sommaire]
Ils répondent à leur sens de l’équité et on pourrait dire que ceci vient de Maitreya ou que ces idées ont toujours été présentes chez les personnes de bonne volonté. Ils ont le courage de se dresser contre le consensus général qui, en Israël, estime qu’il ne s’agit pas d’oppression ni de domination. Israël pense qu’il s’agit d’un acte nécessaire d’autoprotection, qu’ils doivent se protéger. C’est un mensonge, tout au moins dans une large mesure. Ils affirment qu’ils oppriment les Palestiniens uniquement pour se protéger eux-mêmes, mais cela prend des proportions énormes. On ne se protège pas en détruisant arbitrairement plusieurs bâtiments chaque nuit dans les territoires palestiniens, sans se préoccuper de savoir si des gens sont tués ou blessés ou s’ils n’ont nulle part où aller. Il s’agit seulement de dire clairement aux Palestiniens : « Nous sommes forts, nous pouvons faire ce que nous voulons. Nous pouvons faire sauter cinq bâtiments ce soir, demain soir ce pourrait être vingt, d’ici la fin de la semaine ce pourrait être cent. Nous sommes puissants, nous avons des armes, des munitions, des tanks, des avions, des hélicoptères, pour bombarder ou mitrailler à chaque fois que nous le voulons. Nous sommes les plus forts dans ce pays, nous avons l’intention d’y rester – et si cela signifie tuer tous les Palestiniens pour cela, il en sera ainsi. Nous ne supporterons pas les attentats suicides. Nous avons droit à l’autoprotection. » Et, bien sûr, ils ont ce droit. Tout pays a droit à l’autoprotection. C’est la seule manière dont les Israéliens voient les choses. Mais ce qu’ils ne voient pas c’est que leur domination et leur oppression sont les causes mêmes des attentats suicides. Ils ne peuvent supporter les kamikazes, car ils ne savent jamais où ils vont à nouveau frapper.
Les Palestiniens n’ont aucune arme, si ce n’est quelques fusils. Les Israéliens peuvent y faire face. Ils ont des armes beaucoup plus puissantes – les dernières et les meilleures armes américaines. Les Américains leur donnent 3 milliards de dollars par an pour acheter des armes – leur armée est la plus puissante de la région, et l’une des plus puissantes du monde.
Mon conseil aux Palestiniens est d’arrêter les attentats suicides. Ils continuent car certains gagnent de l’argent pour leur famille en agissant ainsi. Et ces kamikazes sont des fanatiques, seuls les fanatiques participent à ce genre de choses. Ces jeunes gens sont entraînés. Ils devraient être dissuadés, on ne devrait pas les laisser faire. Cela fait peur aux Israéliens et ceux-ci sont armés jusqu’aux dents. Ils ne renonceront pas à la force à cause de ces attentats, ils deviendront au contraire de plus en plus durs et plus répressifs. Israël serait beaucoup plus ouvert aux discussions, aux négociations, sans les attentats suicides. Quelques Israéliens ont refusé de monter dans des tanks et de détruire la propriété palestinienne. Quelques jeunes pilotes israéliens refusent de bombarder les Palestiniens. Ils disent que c’est un acte de guerre illégal – qu’il ne s’agit pas d’un État assurant sa protection, mais d’un État utilisant son pouvoir pour opprimer les Palestiniens, ce qui est effectivement le cas. Je souhaite seulement qu’ils soient plus nombreux. (Partage international, janvier-février 2004)
Benjamin Creme sur le principe du partage
Lorsque nous prônons le « partage », nous n’attendons pas de quiconque qu’il donne soudainement tous ses biens. Ce qu’il faut, c’est une réorientation organisée et globale des structures économiques existantes, afin de mettre en commun les ressources alimentaires et minières excédentaires de la planète et de mettre ainsi à la disposition de tous les éléments de base nécessaires à la vie. Un tel processus nécessite une consultation mutuelle et du bon sens, et non un fanatisme radical.
Par ailleurs, nous ne sommes pas d’accord sur le fait que les possessions déterminent nécessairement l’étendue de l’influence et du statut d’une personne. Le Mahatma Gandhi ne possédait que son bol de nourriture et un exemplaire de la Bhagavad Gita – mais son influence a été énorme. Contrairement à ce que l’on déclare, il nous semble beaucoup plus probable que le pape ne perdrait rien de son prestige s’il distribuait une partie des richesses de l’Église catholique aux nécessiteux. En fait, nous pouvons facilement imaginer que son prestige augmenterait de façon spectaculaire, non pas probablement parmi les riches, mais certainement parmi les millions et les millions de nécessiteux. Les riches n’ont pas d’autorité naturelle ; ils exercent un pouvoir, ce qui est très différent.
Mais nous ne suggérons à personne de donner tout ce qu’il possède, car des décisions aussi radicales sont, bien sûr, entièrement du ressort de l’individu. Notre objectif est beaucoup plus large et aussi plus modeste : nous ne préconisons qu’une réorganisation raisonnable, juste et intelligente de ce monde, dans lequel certains vivent actuellement dans un luxe excessif, tandis que des millions de personnes meurent de faim, faute de disposer des biens les plus élémentaires. (Share International, mars 1985)
On a relaté dans Partage international qu’il y avait à travers le monde un glissement du pouvoir des formes de gouvernements centralisés vers des formes plus locales de contrôle des systèmes politiques. Avez-vous conscience de cela, et dans ce cas, comment cela coïncide-t-il avec la mondialisation des problèmes et le besoin d’approches mondiales pour les résoudre ? – [sommaire]
Je ne dirais pas que cela se produit, mais que c’est l’idéal vers lequel nous devrions tendre. Le rôle des gouvernements est de créer les conditions pour que les peuples puissent vivre en paix avec suffisamment de nourriture, de logements, de santé, d’éducation, etc. Le rôle des gouvernements n’est pas d’imposer une idéologie aux peuples. C’est jusqu’à présent ce qui s’est produit, que cette idéologie soit le communisme, la démocratie, le capitalisme ou le fascisme. Ces temps sont révolus. Nous observons actuellement la fin de l’endoctrinement politique et du totalitarisme. Les besoins des peuples en matière de liberté, de progrès individuel et d’auto-détermination doivent être étudiés au niveau local par eux et avec eux. Le seul moyen pour le peuple d’influencer les événements de sa vie nationale, consiste à agir sur les administrations locales. Nous devons développer un système gouvernemental dans lequel les gens soient directement impliqués.
La plupart des individus, dans les pays dits démocratiques, votent pour des représentants locaux ou nationaux. Mais s’ils participaient réellement à la vie locale, leurs besoins pourraient être satisfaits localement. Le gouvernement central n’aurait plus à intervenir au niveau local. Les gouvernements les plus conservateurs ont, en principe, la réponse, en affirmant ne pas vouloir s’impliquer dans la gestion quotidienne des affaires locales : c’est là la théorie, car dans la réalité, c’est le contraire qui tend à se produire, pour des raisons politiques. Au Royaume-Uni, notre actuel gouvernement conservateur est le gouvernement le plus centralisé que nous ayons jamais eu : l’administration locale y est bridée par le gouvernement central, dans presque tous les domaines. Il n’y existe pour ainsi dire, pas de gouvernement local indépendant ; la participation y est presque nulle. Sans participation, il ne peut y avoir d’auto–détermination. L’auto-détermination, la liberté d’expression individuelle, la liberté de vivre sa vie, la véritable liberté, n’existent, dans le vrai sens du terme, nulle part dans le monde.
