Partage international no 433 – septembre 2024
Connaissant, ne serait-ce que théoriquement, l’avenir des Etats-Unis tel que prévu par les Maîtres, et sachant que son destin s’inscrit dans un Plan divin pour l’avenir de cette planète, les réactions possibles de nombreux lecteurs de cette revue seront parfaitement compréhensibles. Une grande partie de la population mondiale a honte et considère l’humanité avec tristesse. Les insouciants et les distraits s’en moquent. Les victimes de lavage de cerveau, les investisseurs et ceux qui ont vendu leur âme applaudissent. Et ceux qui sont conscients font tout ce qu’ils peuvent, mais sont souvent muselés et leurs protestations réprimées, jugées illégales par des gouvernements qui font partie du pacte de la « grande honte ». L’Histoire pardonnera-t-elle ou oubliera-t-elle un événement qui est une tache sur notre dossier karmique collectif ?
Nous avons déjà fermé les yeux sur la faim et la pauvreté généralisée dans de nombreuses régions du monde. Il était odieux que nos gouvernements ignorent le droit humanitaire international et le droit de la mer, et ferment les ports et les frontières aux migrants désespérés. La situation s’aggrave tandis que nous assistons maintenant au massacre de civils et d’enfants, à la destruction d’un pays et de son peuple. Et la situation devient chaque jour plus insupportable tandis que nous sommes témoins de crimes insensés contre l’humanité, de génocides et de nettoyages ethniques.
Nous portions déjà le fardeau de ces horreurs, mais aujourd’hui, nous sommes également déshonorés. Le dirigeant meurtrier d’un régime extrémiste, jugé coupable de crimes contre l’humanité, a été invité au cœur de la démocratie américaine. Non seulement il a circulé dans les couloirs du gouvernement, mais il a menti au Congrès. Et il fut récompensé par une ovation debout dans une chambre des représentants du peuple.
Qu’est-ce que le Congrès pour le citoyen américain moyen ? L’article I de la Constitution des Etats-Unis a instauré le pouvoir législatif désigné sous le nom de Congrès. Ce dernier vote des lois qui façonnent la vie quotidienne de tous les Américains et est censé être la voix du peuple. Ses responsabilités comprennent le financement des fonctions et des programmes gouvernementaux, la tenue d’auditions pour informer le processus législatif, ainsi que le contrôle du pouvoir exécutif1.
Quelle atteinte a alors été portée à la justice, à la vérité, à l’autorité de la voix du peuple et de ses représentants ! Cette assemblée a donné carte blanche à Israël – avec la pleine permission et le soutien des Etats-Unis – pour continuer à massacrer et à étendre le spectre de la guerre dans la région, avec les conséquences d’une telle folie que nous ne pouvons que pressentir. Il est clair que B. Netanyahou veut et a besoin d’une guerre plus large et, si possible, avec l’Iran. Quelle approche égoïste et cynique de la vie et de la mort des autres – se donner une carte « sortie de prison » puisqu’une guerre prolongée retarde toute peine de prison pour le premier ministre israélien en exercice. De même que l’exercice d’une haute fonction permet de retarder une peine de prison pour les candidats à la présidence dans d’autres pays, comme aux Etats-Unis, par exemple.
C’est une tache sur la démocratie. Qu’en est-il des citoyens américains ? Quelles sont les options lorsque des bombes payées avec l’argent des contribuables américains privent de vie tout un peuple ? Les Etats-Unis et la communauté internationale doivent payer le prix de la barbarie.
Nous savons que les énergies de Maitreya travaillent à rendre clair le choix entre le constructif et le destructif – entre quelque chose qui ferait avancer le monde vers des objectifs que nous pouvons largement décrire comme positifs, coopératifs et propices à une société créative et pacifique, ou vers son contraire. Et, face à ce choix, un homme qui pourrait encore être jugé comme criminel a été autorisé à s’adresser au monde depuis le Congrès ? A ce moment-là, les personnes en position de pouvoir, qui décident au nom du peuple américain, ont été confrontées à un choix entre le bien et son contraire. Quelles sont les options qui s’offrent à l’électorat dans les mois à venir ?
La première devise des Etats-Unis était « E pluribus unum » (De plusieurs, un – signifiant l’unité dans la diversité). Plus tard, cette devise est devenue « In God we trust » (En Dieu, nous avons confiance). La devise ésotérique des Etats-Unis est « J’éclaire la voie ».
Pour atteindre cet objectif, il faudra tout son peuple ; le « pluribus » pourrait être considéré comme se référant non seulement aux Etats fédéraux, mais aussi au mélange multiculturel et multiethnique qui fait sa force et sa destinée – si seulement tous pouvaient l’embrasser. Ils seront en quelque sorte les éléments de base de la nouvelle civilisation et du nouvel être humain – une race intuitive de personnes vivant selon les lois universelles de la coopération, de l’harmonie, de la synergie, où le partage est tout simplement la norme.
« Le monde attend l’émergence de l’âme américaine, celle-là même qui donna au monde l’admirable plan Marshall il y a si longtemps. Le monde attend également l’émergence de Maitreya, qui montrera la voie aux hommes. Son enseignement éveillera et invoquera l’âme idéaliste des Etats-Unis, guidant les meilleurs citoyens de ce grand pays vers la lumière qu’ils ont toujours gardée au fond du cœur. Ils s’accorderont avec leurs frères et sœurs des autres nations et, dans l’unité, sous l’inspiration de Maitreya, ils apporteront la justice et donc la paix au monde qui attend2 »
Dans l’attente
Pendant que le monde attend, et avec les yeux rivés sur les élections de novembre 2024 aux Etats-Unis, pourquoi ne pas lire le Maître Djwal Khul (DK) dans Extériorisation de la Hiérarchie encourageant les Etats-Unis, neutres à l’époque, à rejoindre les forces alliées tandis que la Seconde Guerre mondiale faisait rage, menaçant l’avenir de la liberté de l’humanité. Dans l’extrait suivant, il demande : « Allez-vous utiliser des prières pour la paix, puis attendre patiemment que les forces du bien livrent votre bataille et que Dieu fasse le travail ? »
Dans le passage intitulé « la crise mondiale aujourd’hui, 30 juin 1940 », le Maître DK poursuit : « Les forces de la mort circulent aujourd’hui, mais il s’agit de la mort de la liberté, de la mort de la libre parole, de la mort de la liberté d’action de l’homme, de la mort de la vérité et des valeurs spirituelles supérieures. […]
Je voudrais dire à tous ceux qui prêchent une attitude passive en face du mal et de la souffrance humaine, et qui approuvent le pacifisme, lequel n’implique aucun risque : avec quoi vous proposez-vous de lutter contre les forces d’agression, de trahison, les forces du mal et de la destruction qui, aujourd’hui, parcourent notre planète ? Quelles armes apportez-vous dans ce combat ? Comment allez-vous endiguer l’attaque et arrêter la tornade ? Allez-vous prier pour la paix, et puis attendre patiemment que les forces du bien se battent pour vous et que Dieu fasse le travail ? Sachez bien que vos prières et vos souhaits sont sans effet, s’ils sont séparés d’une action juste et puissante. Vos prières et vos pétitions atteindront peut-être le trône de Dieu, pour parler symboliquement, mais alors la réponse viendra : Les Forces de Lumière renforceront votre bras et feront tourner les choses en votre faveur, si vous vous dressez et vous battez pour ce que vous désirez. Qui arrêtera la progression de l’égoïsme agressif si les hommes de bonne volonté s’en remettent à leur idéalisme et ne font rien de pratique pour justifier leur espoir, ou aider à la matérialisation de l’idéal désiré3 ? »
Compte tenu du destin divin des Etats-Unis, il n’est pas exagéré de dire que la direction du monde et notre destin commun sont en grande partie entre les mains de ses citoyens de bonne volonté et au regard clair.
Le Maître DK fait référence ci-dessus à la nécessité d’une « action puissante ». S’il n’y a qu’une absence d’action désespérée, les mots sont vides. Des maux anciens et encore indomptés ont refait surface à notre époque et appellent à la clarté, à la nécessité de s’exprimer et de prendre les mesures légales qui s’imposent, ce qui est en soi une source d’espoir.
Les Jeux olympiques de Paris ont offert un bref répit à la colère et à la haine, dans une atmosphère joyeuse, solidaire et pleine d’exemples de respect mutuel. La cérémonie de clôture a fait appel à des symboles évocateurs, créant le désir palpable d’un monde de bienveillance partagée.
Comme une pluie bienfaisante dans un désert, c’est ce que nous ont fait ressentir les récentes nouvelles en provenance du Royaume-Uni. En réponse à des jours de violence raciste d’extrême droite, des milliers de Britanniques de tous âges, de toutes ethnies et de toutes confessions se sont joints à des contre-manifestations antifascistes déterminées dans des villes de tout le pays. Les voix de la bonne volonté et de l’humanité pure et simple offraient un contraste saisissant et bienvenu avec les scènes de génocide et de souffrance qui remplissent nos journées et nos nuits troublées. Ces manifestations se poursuivront-elles et suffiront-elles à s’opposer au racisme, au fascisme et à la haine ? Il s’agissait d’une « action puissante » qui a montré une fois de plus que c’est dans notre action unie que réside l’espoir. Nous, les citoyens, sommes la source d’espoir pour nos communautés, nos pays et l’avenir.
1 – visitthecapitol.gov
2 – Le monde attend, par le Maître de Benjamin Creme, Partage international, mai 2003.
3 – Extériorisation de la Hiérarchie, Alice Bailey
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Rubrique : Editorial ()
