Partage international no 429 – mai 2024
Cela a trait à la période qui suivra le jour de la Déclaration. C’est une expérience que connaîtra toute l’humanité ; celle-ci se trouvera devant un choix et devra se résoudre à rejeter le matérialisme grossier qui l’entrave actuellement. Elle a renié sa relation avec Dieu, avec la réalité, avec l’ensemble de la nature dont elle fait partie.
L’être humain a pillé ce monde et entretient une fausse relation avec lui-même et avec ses frères et sœurs. Au lieu d’une relation juste, il s’est bâti une existence matérielle tout à fait erronée. Je ne prétends pas qu’il ne faille pas avoir de machines à laver ou de voitures, ou aller au restaurant, etc.
Ce que je veux dire, c’est qu’une grande partie de l’humanité – environ les deux tiers – connaît une misère extrême alors qu’en même temps, un tiers du monde vit dans le luxe. Cela est obscène.
Si vous allez en Californie du Sud, en Allemagne de l’Ouest ou au Japon, vous verrez un luxe et une opulence inimaginables dans bien des parties du monde. C’est cette situation profondément anti-spirituelle, cette absence de relations justes, ce que j’appelle le matérialisme grossier, qu’il nous faut rejeter. Pour un temps, l’humanité devra renoncer à sa soif des biens de la vie matérielle, au profit de la vie spirituelle. Il n’y a rien de mal dans la prospérité.
Ce qui est mauvais c’est qu’elle soit partiale, coupée de la réalité intérieure, la divinité de l’être humain et du monde dans son ensemble. Ainsi l’injustice règne-t-elle.
L’expérience du désert, particulièrement en ce qui concerne l’Occident, revient à accepter un mode de vie plus simple de manière à assurer à tous les êtres humains une vie décente. L’une des tâches principales du Christ sera, en fait, de libérer l’humanité de l’illusion du matérialisme.
C’est ce mirage, ce brouillard d’irréalité, qui empêche l’être humain de se connaître tel qu’il est en réalité et de comprendre le sens réel de la vie. (Benjamin Creme, La Mission de Maitreya, tome I)
