Partage international no 411 – novembre 2022
La criminalité et la consommation de drogues résultent du fait que les gens, ne sachant pas qui ils sont réellement, ne peuvent donc pas l’exprimer. Chaque personne est une âme, un reflet divin de Dieu en incarnation dans un corps physique. Mais leur éducation lacunaire, leur conditionnement ou des conditions sociales défavorables rendent les hommes incapables de refléter cette divinité dans leur vie quotidienne. Dès lors ils ne cessent de mener une guerre contre eux-mêmes et contre la société dont ils font partie, mais qu’ils perçoivent comme une extension de leur personne. Plus une société est divisée, plus il y a de sociétés et de nations riches et pauvres, et de gens riches et pauvres au sein des nations, plus la séparation s’intensifie. Et cela conduit immanquablement à davantage de sociétés fragmentées, davantage de délits et de crimes, et davantage de trafic de drogues.
Les gens se droguent pour échapper à la vie qu’ils mènent, aux tensions qu’elle leur occasionne, sans pour autant gommer leur sentiment d’être inutiles et incapables d’exprimer la grandeur qu’ils pressentent au fond d’eux-mêmes. Ils éprouvent frustration et hostilité. Ils pensent : « À quoi bon ? Je pourrais aussi bien être mort. » Effectivement, pour beaucoup, la prise de drogues n’est qu’un lent suicide. C’est au fond ce qu’ils veulent, car ils ont perdu tout respect d’eux-mêmes. Ils se sentent exclus de la société, et le désespoir les conduit à des comportements délictueux ou antisociaux comme la prise de drogues.
Justement, la première chose à enseigner est le respect de soi. Aucun progrès n’est possible sans cela. Peu à peu, le respect de soi devient conscience de soi, puis réalisation de soi. Tel est le but commun à toute l’humanité. Pratiquez cela. Sans faux-semblants. Pratiquez l’honnêteté du mental, la sincérité d’esprit, le détachement, et vous vous connaîtrez vous-mêmes. Vous connaîtrez Dieu. C’est aussi simple que cela.
