Q : Vous avez l’air de dire que la spiritualité s’est immiscée dans l’économie. Voyez-vous les choses ainsi ?

Partage international no 400décembre 2021

En réalité, j’ai dit que l’humanité traverse actuellement une forte crise spirituelle. Nous ignorons que nous sommes de grands dieux en incarnation, et que l’humanité est une. Aujourd’hui, nous ne savons pas comment vivre nos vies, comment vivre ensemble notre interdépendance, comment coopérer sans se concurrencer. Nous idolâtrons cette sacro-sainte compétition, que notre avidité intensifie encore, et l’économie en pâtit. Tous les maux engendrés par la compétition – les crimes, la drogue, les millions d’affamés – viennent du fait que nous ne vivons pas ensemble de façon correcte, parce que nous ne savons pas qui nous sommes. Il s’agit donc bien d’une crise spirituelle. Nous ne savons pas qui nous sommes en tant qu’êtres : nous ne savons pas que dans sa constitution-même l’être humain est une étincelle de Dieu s’exprimant en tant qu’âme, laquelle se reflète sur le plan physique en tant qu’homme ou femme. Telle est la réalité de notre constitution spirituelle, et c’est la première chose que les gens devraient savoir. Tout le monde devrait connaître notre constitution et la raison pour laquelle nous sommes sur Terre.

Quel est le but de la vie ? Pourquoi sommes-nous ici ? Personne ne le sait : nous ne savons pas comment vivre et, pire, nous pensons que cela importe peu. Nous rivalisons entre nous pour obtenir toujours plus et mieux, et le reste ne compte guère. Pourtant, cela compte énormément ! Toute la question est là. Le but spirituel de l’homme est de manifester des relations justes : telle est la prochaine étape de l’évolution humaine. Si un seul enfant meurt de faim dans ce monde d’abondance, on ne peut parler de relation juste. Et, chaque jour, il y a trente-cinq mille enfants qui meurent de faim dans ce monde d’abondance. C’est la réalité. Et c’est ainsi que parle Maitreya.

Réponses données par Benjamin Creme