Partage international no 235 – mars 2008
La chose la plus importante dans ce travail est de créer une bonne impression de manière à ce que les autres vous voient comme un modèle de relations justes. Par exemple, des gens peuvent venir à une rencontre et entendre des membres du groupe exprimer leurs idées. Ils peuvent se sentir intéressés. Ils reconnaissent les souffrances de millions de gens dont parle le groupe, mais ils voient également la manière dont le groupe se conduit. Ils peuvent ne pas les apprécier. Les membres du groupe peuvent leur sembler arrogants. Ils peuvent sembler fanatiques. Ils peuvent jeter leurs idées à la tête du public et s’impatienter de la réaction ou du manque de réaction de celui-ci. En d’autres termes, les gens jugent l’information comme vraie ou fausse selon la manière dont les membres du groupe se comportent. Si vous vous montrez arrogants, compétitifs, partisans, vous ne présentez pas le travail de manière juste. Ceci est dommageable pour l’image du groupe. Si vous ne respectez pas les gens qui viennent vous écouter, cela nuit à l’image créée par le groupe et au message donné. L’un des éléments les plus destructeurs est la compétition. Certains membres peuvent se sentir supérieurs aux autres. Ils peuvent être dans le groupe depuis plus longtemps par exemple. Ils pensent connaître toutes les réponses et être plus efficaces que les nouveaux membres. C’est très destructeur et très nocif pour la création de relations de groupe justes. Egalement nocifs sont les nouveaux membres qui pensent être arrivés au milieu de vieux fossiles. Ils ont tout à apprendre mais ils pensent que ce sont eux qui doivent enseigner. Les nouveaux membres trop remplis d’enthousiasme peuvent être très fatigants pour les membres plus anciens et très destructeurs pendant une certaine période. Une autre activité qui est nocive, bien qu’elle puisse apparaître comme anodine, mais est très destructrice pour les relations de groupe, c’est le commérage. Le commérage détruit les relations de groupe car il détruit la confiance. Il devrait être exclu de tout groupe qui souhaite progresser. C’est une énorme barrière à la tension spirituelle que le groupe essaie de maintenir. Il existe de nombreux facteurs nuisant au groupe. Celui-ci est comme une petite plante fragile ayant besoin de soins minutieux. Je suppose, comme le Maître Djwhal Khul l’a écrit dans les enseignements d’A. Bailey que la qualité sous-jacente que tous les groupes exigent comme base de leur travail, c’est l’amour non exprimé, non sentimental. Ils ont besoin d’un profond sentiment d’amour et d’unité dans la tâche qu’ils accomplissent et d’un total respect pour chaque individu dans le groupe. Ceci est l’idéal.
