Q : Pourquoi Maitreya n'utilisera-t-il pas sa véritable identité lorsqu'il sera interviewé par une grande chaîne de télévision ?

Partage international no 135novembre 1999

Pour un certain nombre de raisons. L'une d'entre elles est que de nombreuses personnes ne savent pas qui est Maitreya. Il souhaite être présenté au monde comme un homme parmi d'autres, mais un homme qui a des idées auxquelles la plupart des gens n'ont pas encore pensé, sur la manière de reconstruire le monde. De cette façon il ne créera pas de divisions entre chrétiens, bouddhistes, musulmans et hindous. S'il était présenté comme le Christ, les chrétiens eux-mêmes seraient divisés, certains diraient : « Alléluia ! Voilà le Christ  ! » et d'autres : « Ce n'est pas le Christ, c'est un faux Christ, c'est l'antéchrist ! ». Sinon, ceux à qui ses idées plairont pourront l'accepter, quel que soit son nom. Mais ceux à qui ses idées déplaisent déjà, ce qui, d'après mon expérience, est le cas de nombreux chrétiens fondamentalistes (même sans l'avoir vu, ils sont déjà convaincus qu'il ne peut être que l'antéchrist, ils n'aiment pas l'idée de partage, ils ne semblent pas souhaiter l'instauration de la justice et de la paix dans le monde), le rejetteront automatiquement.

Etant donné qu'il n'est pas descendu du ciel à Jérusalem, selon leur attente, ils ont dès le départ des préjugés à son égard. S'il se présentait comme le Christ, il y aurait une énorme division entre les chrétiens au sujet de son identité. S'il se présentait comme Maitreya, ce sont les bouddhistes qui seraient divisés (je connais des dizaines de personnes qui affirment être Maitreya, elles ne sont pas plus Maitreya que vous ou moi). S'il se présente comme un homme parmi d'autres, les gens qui n'ont pas de préjugés pourront l'écouter en gardant l'esprit ouvert et accepter ou non ses idées, sans être influencés par le fait qu'il puisse être le Christ, ou le Bouddha Maitreya, ou l'Imam Mahdi, ou le Messie. Utiliser ces noms entraverait la spontanéité de notre réaction face aux idées qu'il émettra. Nous devons accepter ces idées de nous-mêmes, souhaiter l'instauration du partage, de la justice et de la paix et, s'il préconise un moyen d'y parvenir, être enclins à penser : « Voilà qui est juste, j'aimerais avoir un échange plus approfondi avec cet homme, j'aimerais lui poser quelques questions. »

Réponses données par Benjamin Creme