Partage international no 189 – mai 2004
Je suis certain que l’auteur de cette lettre n’est pas le seul à être insatisfait du contenu politique et économique de Share International. Je peux comprendre sa consternation devant ce qu’il considère comme un empiètement de plus en plus grand de l’aspect purement « politique » sur l’aspect « spirituel ». Etant donné que nous nous montrons très critiques à l’encontre du gouvernement américain actuel et de sa contribution massive au chaos, à la peur et au stress qui règnent dans le monde, et que notre correspondant est américain et porte un regard différent sur les actions américaines, ce doit être pour lui douloureux, vexant et embarrassant. C’est la même chose pour de nombreuses personnes, ici en Grande-Bretagne, lorsque nous voyons notre gouvernement mentir et dissimuler dans son soutien à l’action américaine.
Il ne faudrait pas oublier que notre approche n’est jamais celle d’une politique partisane et que les questions émanent de lecteurs qui sans aucun doute cherchent des réponses honnêtes qu’ils ne trouvent pas ailleurs. Il est certain que tous ne considèrent pas nos réponses comme des « assertions outrageantes et irresponsables » mais comme des déclarations qui ont réellement le soutien de la Hiérarchie.
L’intention déclarée de Share International est de réunir les deux directions majeures de la pensée du nouvel âge – l’aspect politique et l’aspect spirituel – afin de montrer la synthèse sous-jacente aux changements politiques, sociaux, économiques et spirituels qui se produisent actuellement à l’échelle mondiale.
Pour Share International, tout ce qui rend la vie meilleure pour l’humanité est spirituel, que ce soit sur le plan physique, mental ou à proprement parler « spirituel ».
Pourquoi Maitreya manifeste-t-il avec les millions de protestataires qui appellent à l’action politique afin de mettre un terme à la guerre et à l’injustice ? La crise spirituelle si douloureuse que nous traversons tous est aujourd’hui focalisée dans les domaines politiques et économiques. Ce n’est que dans ces domaines qu’elle peut être résolue, ce qui ouvrirait la voie à l’instauration de justes relations humaines.
