Q : Un journal indien, The Hindu, daté du 29 mai 2003, parle du volte-face politique du premier ministre israélien Ariel Sharon qui intrigue les Israéliens. Après avoir poussé à la construction de colonies juives en Cisjordanie et à Gaza pendant des décennies, il a accepté sous certaines conditions la « feuille de route » pour la paix, soutenue par les Etats-Unis, qui envisage la création d’un Etat palestinien d’ici 2005. Il s’est arrangé pour convaincre les faucons de son cabinet de donner leur approbation et, dans son propre parti, le Likoud, il a fait face à la colère de membres intransigeants avec des déclarations qui ont stupéfié de nombreux Israéliens : « Maintenir sous occupation 3,5 millions de personnes est mauvais pour nous et pour eux. Ceci ne peut continuer indéfiniment. » On a dit qu’Ariel Sharon avait totalement changé. Son propre cabinet a cependant publié une déclaration soutenant qu’en employant le mot « occupation » M. Sharon n’admettait nullement que ces zones étaient occupées, mais qu’Israël « ne voulait pas contrôler les Palestiniens qui résident dans les territoires contestés. »[1] Maitreya serait-il apparu à Ariel Sharon ? [2] Quels sont les motifs qui se cachent derrière ce qui semble un changement d’attitude ? [a] A. Sharon veut-il essayer de s’assurer une place dans l’Histoire ? [b] Cherche-t-il à détourner la pression américaine ? [c] Essaie-t-il d’éviter un blâme, espérant que les Palestiniens feront échouer le plan en question en se montrant incapables de mettre un terme aux attentats contre les Israéliens ? [d] En un mot, A. Sharon est-il sincère en acceptant le plan de paix ou [e] s’agit-il seulement d’une nouvelle manœuvre de sa part ?

Partage international no 179juillet 2003

[1] Non, Maitreya n’est pas apparu à Ariel Sharon. [2] [a] Oui. [b] Oui. [c] Oui. [d] Non. [e] Oui. Il pense que les Palestiniens resteront divisés et saborderont eux-mêmes la « feuille de route », et qu’ainsi ni lui-même ni le gouvernement israélien ne pourront être blâmés de cet échec. Il n’a nullement changé.

Réponses données par Benjamin Creme