Partage international no 140 – avril 2000
La réponse à cette question est oui et non. Les débats houleux et la controverse provoqués par l’attitude dogmatique de ceux qui prônent cette manipulation (pour des raisons diverses), et de ceux qui s’opposent à l’idée même de manipulation génétique, sont largement fondés sur l’ignorance. La manipulation génétique s’avèrera l’un des moyens les plus puissants de développer, pour le meilleur, les formes animales et végétales et, associée à la nouvelle technologie de la lumière, elle transformera l’usage de la chirurgie, en faisant de la transplantation d’organes comme le cœur, le foie, les reins, etc., une chose révolue.
Cependant, il y a manipulation génétique et manipulation génétique. Beaucoup de précautions, et d’expériences coûteuses, sont encore nécessaires avant que les résultats, sous forme de récoltes et d’animaux modifiés, puissent être proposés au public. Pour l’instant, l’attrait de retombées financières et l’enthousiasme excessif ont créé une situation difficile dans les deux camps, celui des partisans comme celui des adversaires. Par la suite, une approche plus rationnelle, et plus strictement scientifique, conduira à une vision plus sage des choses. Dans l’intervalle, la crainte des OGM (organismes génétiquement modifiés) a stimulé une expansion extraordinaire de l’agriculture biologique, dont on ne peut que se réjouir.
