Depuis son lancement, Partage international a publié nombre de prévisions de Maitreya, du Maître de Benjamin Creme, ainsi que de Benjamin Creme lui-même, sur la vie qui nous attend. Voici une brève sélection de ces aperçus du futur.
L’Age du Verseau
Quand l’homme créera autour de lui les formes et les structures fondées sur l’unité et la fraternité […] il parviendra au seuil d’une expérience totalement nouvelle de la réalité ; de là s’écoulera un flot continu de créativité, sans égal et sans précédent dans toute l’histoire de ce monde.
[Le Maître de B. Creme, janvier 1982]
Le climat
Des changements climatiques se produisent déjà et cela continuera en raison du réchauffement planétaire. La Terre regorgera de nourriture, et personne ne pourra complètement expliquer ce phénomène.
[Maitreya, septembre 1988]
La drogue
L’usage de la drogue commencera à décroître. Les politiciens seront étonnés ; ceux qui travaillent dans la spiritualité ressentiront une vive émotion. Partout les gens commenceront à éprouver un bonheur profond.
[Maitreya, novembre 1989]
L’éducation
Lorsque la structure de rayons, le niveau de développement et les objectifs de l’âme seront connus et authentifiés, une approche plus scientifique de l’éducation des enfants et des adultes pourra prendre place.
[Le Maître de B. Creme, janvier 1988]
La famille
A l’avenir, les liens karmiques et la connaissance de la structure de rayons, ainsi que le but de l’âme joueront un rôle beaucoup plus important dans le choix des conjoints et offrira un terrain favorable à l’arrivée des nouvelles âmes.
[Benjamin Creme, novembre 1989]
Le gouvernement
Les personnes ordinaires, intellectuels, éducateurs et autres, venus de toutes les couches de la société, s’apercevront qu’elles ont réellement voix au chapitre au sein des gouvernements. Ainsi le contrôle des masses au moyen de l’idéologie cessera. Le véritable sens de l’évolution est l’évolution vers la liberté.
[Maitreya, septembre 1988]
Les bouleversements politiques actuels annoncent l’instauration d’un nouvel équilibre entre les besoins de liberté et d’expression de l’individu, et les besoins de discipline et d’ordre de la société.
[Le Maître de B. Creme, octobre 1989]
Les idéologies
La pratique consistant à inculquer et à imposer des idéologies dans l’esprit des gens commence à régresser partout dans le monde, tant dans les domaines religieux que politique.
[Maitreya, décembre 1988]
Jésus
Le Maître Jésus jouera un rôle très important. Sa tâche est de reconstituer les groupes chrétiens selon des lignes plus fertiles, et de les préparer à leur rôle de centres d’enseignement et de guérison. En cela, il travaillera en étroite collaboration avec le Christ.
[Le Maître de B. Creme, juin 1985]
Le jour de Déclaration
Les gens pénétreront dans les églises, les temples et les mosquées, et les cloches des églises retentiront. Ce sera un jour de réjouissance.
[Maitreya, septembre 1988]
Les loisirs
Les loisirs, qui pour la première fois seront accessibles à des millions d’êtres humains, leur apporteront l’opportunité d’une réelle implication dans la vie et l’organisation de la communauté et de la nation.
[Le Maître de B. Creme, janvier 1983]
Maitreya
Ses enseignements seront transmis par étapes au cours des 2 350 prochaines années. Il mettra tout particulièrement l’accent sur l’unité de l’humanité, sur l’âme humaine, ainsi que sur le partage et les justes relations. Il enseignera de nouveau la loi de cause et d’effet, la loi de renaissance et la nécessité de l’innocuité.
[Benjamin Creme, octobre 1984]
La mort
Le temps approche où l’expérience que nous appelons la mort, cette période intermédiaire, et le cheminement de retour vers la manifestation extérieure, reviendront distinctement à la conscience de chacun. Alors nul ne craindra plus la mort.
[Le Maître de B. Creme, novembre 1987]
Les nations
Chaque nation, grâce à ses dons particuliers, contribuera à une nouvelle harmonie mondiale. Ainsi, le « désir de chaque nation » sera-t-il reconnu parmi nous.
[Le Maître de Benjamin Creme, mai 1987]
Les Nations unies
Les Nations unies deviendront la force politique la plus puissante au monde. C’est par elles que les principaux problèmes internationaux pourront être résolus.
[Maitreya, septembre 1989]
La paix
Les effets de l’énergie d’équilibre de l’Esprit de Paix transformeront le chaos actuel. Sous l’influence de cette énergie, nous entrerons dans une nouvelle ère de paix et de coopération, de calme et d’équilibre mental, en proportion exacte de la discorde et des conflits qui règnent actuellement.
[Benjamin Creme, mai 1989]
Le partage
Lorsque les biens de ce monde seront équitablement partagés, la moitié des problèmes que connaissent les hommes disparaîtra aussitôt.
[Le Maître de B. Creme, octobre 1985]
Un groupe de grands initiés, qui sont eux-mêmes des économistes, industriels et financiers très réputés et qualifiés, a mis au point, avec l’aide de la Hiérarchie, une série de programmes alternatifs qui permettront de résoudre les problèmes de redistribution qui sont au cœur du problème économique. Ces programmes pourront être mis en œuvre immédiatement, dès que l’humanité acceptera le principe du partage.
[Benjamin Creme, février 1982]
Les règnes
Grâce à la stimulation énergétique de l’homme, de profonds changements interviendront dans le règne animal. Sous l’impact du mental humain, une nouvelle coopération entre les règnes deviendra possible.
[Le Maître de B. Creme, octobre 1987]
La réincarnation
Une prise de conscience des implications de la réincarnation transformera l’approche de la réalité dans le monde occidental. L’idée qu’il existe un but et un plan, et surtout que la grande loi de cause et d’effet gouverne notre existence, modifiera notre point de vue. La nécessité de relations justes et de l’innocuité deviendra parfaitement claire.
[Benjamin Creme, septembre 1985]
La santé
Nous n’aurons plus besoin de médicaments et de chirurgie, des médecins étant actuellement formés à l’utilisation de la technologie de la lumière. Le besoin d’un si grand nombre d’hôpitaux diminuera, les individus bénéficiant de traitements de quelques heures, même dans les cas les plus graves.
[Maitreya, juillet 1989]
Les plans éthériques attendent l’exploration et l’étude de l’homme. Le traitement de la maladie prendra une nouvelle dimension lorsque la fonction des centres ou chakras, en tant que récepteurs et distributeurs d’énergie, sera comprise et que leur lien avec les principales glandes endocriniennes sera connu.
[Le Maître de B. Creme, novembre 1982]
Les Sources de vie
Les Sources de vie créées par Maitreya sur toute la planète (il y en aura 777 au total), réserves d’eau pratiquement intarissables, chargées des énergies du Verseau, amélioreront grandement la santé de l’humanité.
[Benjamin Creme, décembre 1996]
La technologie de la lumière
La nouvelle technologie de la lumière rend caducs les besoins de défense actuels. Il est possible d’apprendre à utiliser et à contrôler cette technologie. Mais ne soyez pas attachés, même à la lumière, ou vous en perdrez le contrôle et serez entraînés. Personne ne peut s’approprier cette lumière.
[Maitreya, avril 1989]
La télépathie
Le mental humain est un instrument qui permet d’entrer en contact avec les plans mentaux. Quand les hommes le comprendront, ils sauront pourquoi la télépathie résulte naturellement de cette relation avec le plan mental, et l’on assistera au commencement d’une ère nouvelle de communication et de compréhension mutuelle.
[Le Maître de B. Creme, septembre 1992]
Le temps
Quand l’humanité sera une, en vérité et dans les faits, le temps disparaîtra. Quand l’homme abordera la vie d’un point de vue intérieur et créateur, le temps perdra de son emprise sur son esprit et le libérera ainsi de sa tyrannie.
[Le Maître de B. Creme, janvier 1982]
Les transports
Les voyages internationaux, pratiqués à grande échelle, viendront à bout de l’isolement et des préjugés qui limitent le champ de vision des masses, les maintenant dans l’ignorance.
[Le Maître de B. Creme, janvier 1994]
Les villes
Un temps approche, mes amis, où vous verrez partout autour de vous des villes de toute beauté, d’éclatantes créations de l’amour, et toute la manifestation de ces rêves, où l’homme se perçoit comme un être divin.
[Maitreya, janvier 1979]
Rapport 1999 sur le développement humain
Chaque année depuis 1990, le Programme des Nations unies pour le développement charge une équipe d’experts indépendants de rédiger le Rapport sur le développement humain, qui examine différents sujets de préoccupation d’ampleur planétaire. Ce rapport ne tient pas compte du seul revenu par habitant comme critère de progrès humain, mais estime ce dernier en fonction d’autres tels que la durée moyenne de vie, l’alphabétisation, ou le bien-être général. Il soutient que le développement humain consiste fondamentalement à élargir les possibilités de choix des personnes.
Le rapport de cette année met l’accent sur les aspects positifs et négatifs de la mondialisation. Il affirme que, bien que l’accès aux nouvelles technologies et à Internet soit fermé à des millions de citoyens de plus en plus marginalisés, la croissance des inégalités n’est pas inévitable. Il recommande entre autre une politique sociale plus active afin d’atténuer les effets d’une économie en plein essor. Il incite les politiciens à équilibrer leurs préoccupations envers la finance avec les préoccupations des gens inquiets face aux bouleversements du marché mondial.
Le Rapport 1999 sur le développement humain plaide en faveur d’une reformulation des règles de la mondialisation vers un fonctionnement privilégiant autant les facteurs humains que le profit. Selon ce rapport, la mondialisation représente plus que la circulation de l’argent et des biens, elle représente l’interdépendance croissante des peuples à travers la « réduction de l’espace, du temps et l’abolition des frontières ». Cette perspective offre de grandes opportunités d’enrichir la vie de chacun et de créer une communauté mondiale fondée sur des valeurs communes. Mais les marchés ont pu dominer le processus, et les profits ainsi que les opportunités n’ont pas été équitablement partagés.
Il en résulte une polarisation dangereuse et lamentable entre des peuples et entre les pays qui tirent profit du système et ceux qui en subissent passivement les effets.
Un cinquième de la population mondiale qui vit dans les pays jouissant du revenu le plus élevé dispose de 86 % du produit intérieur brut mondial, de 82 % des échanges extérieurs, de 68 % des investissements étrangers, et de 74 % des lignes téléphoniques. A l’autre extrême, le cinquième de la population des pays les plus pauvres, ne dispose que d’environ 1% de chacun de ces éléments. En 1990, plus de 80 % des investissements étrangers dans les pays en voie de développement et dans les pays d’Europe centrale et de l’Est, n’ont profité qu’à 20 pays, et surtout à la Chine.
Le cœur invisible du développement humain
De telles disparités sautent aux yeux. Mais selon le rapport, les effets inéquitables de la mondialisation induite par les marchés et par la recherche du profit sont beaucoup plus vastes et profonds, et touchent tous les aspects de la vie humaine.
Le Rapport lance une mise en garde, car le « cœur invisible du développement humain » est menacé : le marché mondial actuel exerce de telles pressions sur le temps, les ressources et les motivations des travailleurs, qu’il met en péril l’épanouissement des individus et la cohésion sociale.
Des progrès technologiques comme Internet permettent d’accélérer une croissance alimentée par la connaissance, dans tous les pays, mais actuellement, ces progrès ne profitent qu’aux personnes les plus instruites : 88 % des utilisateurs vivent dans les pays industrialisés qui, globalement, représentent à peine 17 % de la population mondiale. Ceux qui sont connectés ont un immense avantage sur les pauvres qui ne le sont pas et dont la voix et les intérêts sont négligés lors des colloques mondiaux.
De plus, l’argent l’emporte sur le besoin. Ainsi, lors de la définition des agendas de recherche en biotechnologie « les produits cosmétiques et les tomates à mûrissement lent sont prioritaires sur le vaccin contre la malaria ou sur des récoltes résistant à la sécheresse, destinées aux pays pauvres ».
Des conséquences alarmantes
« Tandis que les communications, les transports et la technologie tirent l’expansion économique mondiale, les mesures contre la pauvreté ne suivent pas, déclare Ted Turner, de Cable News Network, dans une contribution spéciale au Rapport. C’est comme si la mondialisation avançait à pleine vitesse, et que la faculté du monde de l’intégrer et d’y réagir se mouvait au ralenti. »
La progression effrénée de la mondialisation désécurise les gens à mesure que les menaces contre le bien-être dépassent les mesures visant à les circonscrire. La crise financière du Sud-Est asiatique, par exemple, aura réduit la production mondiale d’environ 2 000 milliards de dollars, entre 1998 et 2000, réduisant des millions de personnes au chômage et provoquant des coupes sombres dans les services sociaux. Cette crise n’est pas un incident isolé, avertit le Rapport, car la volatilité financière est inhérente aux marchés financiers mondiaux.
De plus, la précarité de l’emploi augmente aussi bien dans les pays industrialisés que dans les pays en voie de développement, en conséquence de la restructuration économique globale et du démantèlement des mesures de prévention sociale.
Nous avons besoin d’une nouvelle approche
D’un point de vue culturel, beaucoup de gens se sentent menacés par ce flux prédominant à sens unique. La plus grande industrie d’exportation des Etats-Unis n’est pas celle de l’aéronautique ou de l’automobile, mais celle des divertissements. Les criminels, « parmi les opportunistes les plus entreprenants et les plus imaginatifs », sont de grands bénéficiaires de la mondialisation avec leurs six principaux syndicats dont on estime les revenus à environ 1,5 billion de dollars par an. Et le commerce illicite de la drogue, des armes, de la main-d’œuvre, des biens et de l’argent, contribue au crime et à la violence qui menacent les gens dans le monde entier.
Il n’y a pas de place pour ces facteurs humains dans la vision étroite de la mondialisation, basée essentiellement sur l’argent. Le rapport 1999 sur le développement humain relève cette omission : « Les marchés compétitifs peuvent constituer la meilleure garantie d’une production efficace, mais pas d’un développement humain. »
« Aussi longtemps que la mondialisation sera dominée par les aspects économiques et par l’expansion des marchés, elle étouffera le développement humain, déclare Sakiko Fukuda-Parr, directeur du bureau du Rapport sur le développement humain. Nous avons besoin d’une nouvelle approche de gouvernement, pour préserver les avantages offerts par les marchés mondiaux et la compétition tout en permettant aux ressources humaines, communautaires et environnementales d’œuvrer en faveur d’une mondialisation bénéficiant aux hommes et non seulement aux profits. »
Des propositions pour une mondialisation plus humaine
Le rapport en appelle à une refonte de l’administration à tous les niveaux. Ainsi il suggère, au niveau mondial : une réforme des Nations unies et de l’Organisation mondiale du commerce ; au niveau régional : une approche par groupes de pays des négociations internationales dans le secteur commercial ; au niveau national : des systèmes de protection sociale contre les effets de la mondialisation ; et au niveau local : une meilleure répartition entre les sexes des charges familiales et communautaires.
Le Rapport affirme qu’il n’est pas nécessaire d’attendre pour agir. Un certain nombre de changements peuvent être mis en place dans un délai de un à trois ans :
– La création de mécanismes nationaux visant à coordonner la politique de mondialisation.
– Un allégement accéléré de la dette et une redéfinition de l’aide en faveur des pays les plus pauvres et des priorités du développement humain.
– Une aide spécifique et l’instauration d’un processus de médiation en faveur des pays les plus faibles dans l’Organisation mondiale du commerce.
– Une coopération internationale de lutte contre le crime en général, ainsi que des lois supprimant le secret bancaire.
– La recherche de nouvelles ressources financières pour financer la révolution technologique mondiale, comme une « taxe » sur les messages Internet et un programme international pour le développement de technologies destinées aux besoins des pays pauvres.
– Un groupe de travail chargé d’examiner l’administration mondiale, afin que les Etats et les représentants du secteur privé et de la société civile y soient représentés
« Le monde va vers une plus grande intégration guidée par une philosophie de profit et d’efficacité économique. Nous devons y intégrer le développement humain et la prévention sociale, déclare le Dr Richard Jolly, coordonnateur du Rapport. La mondialisation a besoin d’un visage humain. »
Le but de la vie est de réaliser qui nous sommes – [sommaire]
Réflexions sur la Bhagavad Gita*
par Swami Nirliptananda,
La mort est parfois soudaine. Par exemple, lorsqu’il se produit une catastrophe naturelle, des milliers d’individus peuvent être rentrés chez eux après une longue journée de travail et être allés se coucher sans savoir qu’ils ne se réveilleront plus. D’une manière ou d’une autre, nous sommes tous embarqués sur le même bateau. Nous ne pouvons savoir ce que nous apportera le jour suivant. Nous allons nous coucher tous les soirs sans savoir si nous serons capables de nous lever le lendemain matin. Les Rishis (les Sages) et les Munis (les Silencieux) ont donc enseigné qu’il était important de vivre chaque jour comme si ce devait être le dernier ; de considérer chaque minute comme précieuse et ne devant pas être gaspillée. En vivant ainsi nous sommes préparés à mourir, lorsque le moment est venu.
La certitude de la vie
Dans la Bhagavad Gita, le Seigneur Krishna dit à Arjuna de ne pas s’affliger de ce qui dans la vie est inévitable. Notre corps est assujetti à la maladie, à la vieillesse et à la mort. Ce sont des choses normales. Mais lorsqu’une catastrophe naturelle fauche de nombreuses vies, nous pouvons nous demander : « Pourquoi ? » Que faire alors ? Nous ne pouvons trouver d’explication. Il ne s’agit pas cette fois de maladie, de vieillesse : la mort a frappé des victimes qui se trouvaient en pleine santé. Mais, comme l’affirme le Seigneur Krishna, lorsque cela se produit, nous devons nous rappeler que, tout comme nous avons la certitude de la mort, nous avons la certitude de la vie : après notre mort nous renaîtrons dans ce monde et, par conséquent, même lorsque des catastrophes de ce genre se produisent, nous ne devrions pas nous affliger. Le sage ne s’afflige ni pour les vivants ni pour les morts. Ceux qui pensent qu’atma – l’âme – peut tuer ou être tuée sont des ignorants. Par conséquent, les sages ne s’affligent jamais, et nous devrions faire de même.
La loi de l’impermanence
Certains se réjouissent de la naissance d’un enfant et s’affligent de la mort de quelqu’un ; d’autres, au contraire, pleurent lorsqu’un enfant naît et se réjouissent lorsque quelqu’un meurt. Comme l’affirme le Seigneur Krishna, ces deux réactions sont naturelles lorsque nous ne comprenons pas le sens de la vie, mais une personne avisée, qui le comprend réellement, ne s’affligera pas, car nous n’avons jamais cessé d’exister et nous existerons toujours. Ce n’est pas la première fois que nous sommes dans ce monde, et lorsque nous abandonnerons notre enveloppe charnelle, il viendra un moment où nous existerons à nouveau. L’âme, qui habite la forme physique, fait l’expérience de l’enfance, de la jeunesse et de la vieillesse dans un corps, puis elle passe à un autre. Mais, en tant qu’être suprême, elle n’est pas affectée par ce qui arrive à la forme physique. Le corps doit nécessairement subir le processus qui mène à la mort. Tout le monde et toute chose doivent subir la loi de l’impermanence. Même l’univers avec ses planètes. Il s’agit d’une loi naturelle qui gouverne l’univers tout entier, une loi que nous ne pouvons éviter et par conséquent la personne sage n’en éprouve aucune affliction.
Un processus psychologique
Le contact des sens avec les objets crée des sensations de chaud et de froid, de douleur ou de plaisir. Ces sensations vont et viennent, elles sont impermanentes ; nous devrions donc les supporter patiemment. La douleur et le plaisir, la souffrance et le bonheur, sont des expériences des sens. Lorsque nous obtenons quelque chose qui nous plaît, nous sommes heureux et au contraire lorsque nous perdons quelque chose nous sommes malheureux. Il s’agit d’un processus psychologique qui se poursuit continuellement dans l’esprit humain. Comme l’affirme le Seigneur Krishna, nous devons comprendre que ce processus fait naturellement partie de la vie et, par conséquent, supporter courageusement ce qui n’est que transitoire.
Nous sommes l’âme
Lorsque nous sommes suffisamment disciplinés pour rester imperturbables face à la douleur, nous devenons capables de fermeté et de persévérance. Rien ne peut alors nous écarter de notre sentier personnel. Nous connaissons l’immortalité car le monde qui nous entoure ne peut nous affecter, l’irréel n’a pas d’existence et le réel ne cesse d’être présent. Cette vérité peut être saisie par les voyants ; « ce qui n’est pas » ne peut exister, et « ce qui est » ne peut manquer d’exister. Ce qui est réel le sera toujours. Le corps physique n’a qu’une réalité relative ; il devra subir des transformations progressives. Ce qui est absolument réel ne change pas. Notre corps physique est venu à l’existence composé de différents éléments et donc, tout naturellement, il doit retourner à ces éléments respectifs. Dans la méditation, les grands Rishis et les grands Munis se détachaient de leur corps et du monde extérieur, ce qui les rendait capables de l’observer, et ainsi ils furent à même de nous dire ce qu’est réellement la vie.
Sachez que Cela, par qui tout est pénétré, est vraiment indestructible. Rien ne peut détruire ce qui est immuable. Tout l’univers est imprégné de cette divine essence de l’âme. L’âme est la cause de tout ce qui existe et lorsque tout ce qui existe cessera d’exister, elle n’en sera pas affectée. Car l’âme ne dépend pas de l’univers pour son existence, ni du corps, ce sont eux qui dépendent d’elle pour leur existence. L’âme est éternelle et indestructible.
La réalisation atmique
Dans notre ignorance, nous croyons que lorsque le corps meurt, l’existence de l’individu est également terminée. Mais ce que nous sommes réellement est différent de l’existence physique. Nous sommes l’âme. Lorsque nous en prenons conscience, la peur disparaît de nos cœurs. Mais tant que nous n’aurons pas fait l’expérience de l’âme en nous, nous connaîtrons la peur, parce que lorsque nous sommes menacés, nous le ressentons comme une menace pour notre existence même.
Quand Alexandre le Grand voyagea en Inde, un de ses soldats lui parla d’un yogi. Alexandre demanda qu’on lui amène ce yogi mais celui-ci refusa. Alexandre menaça alors de le faire tuer s’il ne venait pas. Le yogi répondit que ce qu’il possédait, l’épée ne pouvait l’atteindre, que le corps physique pouvait être mis à mort mais pas l’âme. Aussi Alexandre se rendit-il lui-même auprès du yogi et il fut étonné car, en face de celui-ci, lui qui était empereur eut l’impression d’être un mendiant. Lorsque quelqu’un possède la réalisation atmique, il ne souhaite rien de plus. Alexandre, en dépit de tout ce qu’il avait obtenu, en désirait encore davantage, et il avait donc l’impression d’être un mendiant en face du yogi.
Le Soi est indestructible, stable, immuable et éternel
Rien ne peut tuer l’âme. Elle ne naît ni ne meurt. Pour l’âme il n’existe rien de tel que venir à l’existence et cesser d’être. Elle est éternelle. Lorsque nous avons pris conscience que l’âme imprègne tout, nous savons qu’elle ne peut être tuée ni causer la mort de personne. L’âme rejette le corps usé et en prend un autre. L’épée ne peut la transpercer, le feu ne peut la brûler, l’eau ne peut la détremper ni le vent la dessécher – le Soi est indestructible. Il est stable, immuable et éternel. Comme l’affirme le Seigneur Krishna, les éléments ne peuvent affecter l’âme car l’âme est plus subtile que la terre, l’eau, le feu, l’air et l’éther ; ce sont eux qui dépendent de l’âme pour leur existence, non le contraire.
La vie éternelle
Il est dit que l’âme est non manifestée, non pensable et par conséquent, sachant cela, nous ne devrions pas nous affliger. Pour qui est né la mort est certaine, tout comme la naissance est certaine pour celui qui meurt. La mort n’est pas la fin de notre existence. Comme un pèlerin qui arrive les mains vides dans ce monde, lorsque le temps est venu, nous devons le quitter à nouveau les mains vides ; nous devons retourner là d’où nous sommes venus, à notre Source.
Les gens se battent et s’entretuent pour des futilités au lieu de réfléchir à la philosophie de la vie et de la mort. Nous sommes venus dans ce monde et tant que nous y sommes, nous devrions prendre conscience de ce que nous sommes, car tel est notre but. Et si nous y parvenons, nous pourrons accéder à la vie éternelle. La seule façon d’y parvenir est de nous efforcer d’atteindre la connaissance car la connaissance détruit l’ignorance. Nous aurons alors la paix de l’esprit, nous nous rapprocherons de Dieu, nous nous rapprocherons de notre vrai Soi – de ce que nous sommes réellement. Cependant, dans notre ignorance, nous nous identifions au corps physique, à nos sentiments et nos pensées. Mais à partir du moment où nous nous identifions à l’âme, toute notre attitude à l’égard de la vie change : nous devenons plus détachés, moins possessifs, nous nous soucions davantage des autres, parce que nous sentons que tout fait partie de nous-mêmes.
Krishna nous conseille de nous efforcer de nous libérer de l’attachement à ce monde physique. Lorsque nous le ferons, nous découvrirons que les tourments de la mort ne peuvent nous affecter. Mais, par contre, nous vivrons dans la crainte perpétuelle de la mort si nous oublions qu’en réalité nous sommes l’âme, et que c’est elle qui soutient toute chose. Om Tat Sat Hari Om.
* La Bhagavad Gita, ou « Chant de Dieu », un des textes sacrés hindous, rapporte les dialogues échangés entre Krishna, une incarnation de Vishnu, et Arjuna, son disciple.
par Scott Champion,
Le monde de la finance est confronté à l’utilisation abusive des stock options comme forme de rémunération pour les cadres. Une stock option est un contrat, habituellement octroyé à un cadre supérieur, qui confère à son propriétaire le droit d’acheter un nombre donné d’actions à un prix défini. Ainsi, un cadre qui dispose d’une option d’achat pour un million d’actions à 20 dollars, réaliserait un bénéfice de 80 millions de dollars si les actions de l’entreprise atteignaient 100 dollars sur le marché.
La plupart des cadres supérieurs américains détiennent des millions d’actions sous option, qu’ils lèvent régulièrement, afin de « prendre » leurs bénéfices. Puis leur entreprise émet naturellement de nouvelles options. La presse des affaires publie fréquemment des articles mettant en vedette des cadres qui reçoivent annuellement des salaires et des stock options de l’ordre de 100 millions à un milliard de dollars. En 1980, le revenu des cadres était 41 fois supérieur au salaire moyen des ouvriers. En 1999, ce taux est passé à 420.
La plupart des sociétés cotées, aux Etats-Unis, sont dirigées avec l’objectif d’augmenter le cours de leur titre. Maximiser la création de richesses pour les actionnaires est devenu leur raison d’être.
Le bénéfice par action
Le premier souci de Wall Street est le bénéfice net par action (BNA) – les bénéfices nets divisés par le nombre d’actions en circulation. Lorsque le BNA augmente, le cours de Bourse d’une action augmente généralement. Mais l’influence significative exercée par les entreprises et les cadres dirigeants sur la législation, a amené la Chambre nationale des comptes américaine, qui contrôle le respect des procédures comptables, à autoriser les entreprises à rémunérer des cadres par le biais des stock options sans qu’elles aient à déduire le coût de ces options des bénéfices. Normalement, les salaires sont comptabilisés parmi les charges ; de ce fait, la masse salariale (total des frais de personnel) diminue le montant des bénéfices, comme c’est le cas de toutes les autres charges supportées par l’entreprise. Naturellement, puisque les sociétés peuvent rémunérer des cadres sans avoir à réduire leurs profits, elles utilisent cette pratique. Le résultat permet non seulement d’augmenter le BNA mais aussi de satisfaire Wall Street.
L’une des techniques favorites de Wall Street pour déterminer si une action est sous évaluée ou surévaluée, s’appuie sur le « price earning ratio » (PER) – le prix du titre divisé par le BNA. Plus ce ratio est élevé, plus l’action est surévaluée. Actuellement, le PER des 500 sociétés composant l’indice boursier Standard and Poors est le plus élevé jamais atteint. Par ailleurs, une étude récente indique que si les firmes devaient passer en charge la valeur des stock options attribuées à leurs dirigeants, le PER du marché dans sa globalité doublerait. Cela signifie que non seulement les investisseurs payent les actions au prix le plus fort de l’histoire par rapport au BNA, mais aussi que les niveaux de BNA de ces sociétés sont sujets à une inflation qui les multiplient en moyenne par deux. Ainsi, les investisseurs reçoivent souvent la moitié de ce qu’ils pensent détenir. Après avoir pris conscience de cela, le milliardaire Warren Buffett a commencé à faire pression contre cette manipulation des bénéfices. Le président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, a entrepris de tirer à son tour la sonnette d’alarme.
Une autre inquiétude concernant les stock options est qu’elles incitent la direction des entreprises à faire gonfler artificiellement le prix de l’action, ce qui peut mettre en danger la viabilité future des sociétés. Si les cadres détiennent des millions d’actions de leur entreprise sous forme de stock options, ils seront plus que quiconque désireux de voir augmenter le prix de l’action. Alors ils agiront – et c’est déjà leur pratique – de manière à favoriser cette hausse, quitte à faire courir des risques à l’entreprise.
Une manipulation de l’information financière
De nombreuses entreprises s’activent à racheter leurs propres actions au public. Cette forte pression à l’achat fait monter les cours. Elle augmente également le BNA car la réduction du dénominateur (le nombre d’actions en circulation) entraîne un accroissement automatique du BNA.
Les sociétés dont les ventes et les bénéfices nets sont peu élevés, peuvent donner l’impression qu’elles connaissent en fait un taux de croissance acceptable par Wall Street. Cette « croissance » est une illusion facile à créer par le biais de cette manipulation mathématique, simple mais coûteuse. Wall Street est parvenu à convaincre le public que seul le BNA était à prendre en compte, passant sous silence les notions de chiffre d’affaires brut et de bénéfices nets, dont l’évolution est moins spectaculaire et qui sont plus difficiles à manipuler.
Le rachat par une entreprise de ses propres actions vient réduire ses actifs – en particulier ses liquidités – qui pourraient lui faire défaut en cas de retournement de l’économie. Pour noircir le tableau, de nombreuses entreprises de renom, qui ont épuisé leurs réserves de liquidités dans ces opérations, font appel au marché (elles s’endettent) pour continuer à racheter leurs actions. C’est la conséquence de l’avidité des managers qui s’enrichissent personnellement en favorisant la hausse des cours des actions de leur entreprise, afin de lever les options qu’ils détiennent et engranger encore plus de millions.
Augmenter l’endettement accroît le risque de faillite, ce qui laisse à penser que la considération accordée au futur de l’entreprise, à ses employés et à la région dans laquelle elle est située, est bien faible. Les actionnaires regardent le cours des actions grimper et sont satisfaits. Cependant, ils finiront par réaliser qu’ils ont été dépouillés de leur entreprise, ou qu’elle a été détruite par les personnes mêmes chargées de s’en occuper, et que les dirigeants l’ont quittée après avoir empoché des fortunes colossales. Le fait que les cadres dirigeants, qui possèdent la vision, la détermination, le dynamisme et les capacités nécessaires pour diriger l’entreprise, bénéficient de rémunérations supérieures à celles des salaires moyens est rarement mis en question. Mais il y a lieu de débattre sur les limites à ne pas dépasser. Les salaires excessifs génèrent une augmentation des prix des produits de première nécessité, dont la nourriture, l’énergie et les technologies qui pourraient être utiles à ceux qui sont dans le besoin – si seulement ils étaient meilleurs marchés.
La rémunération des cadres n’est pas seule responsable du maintien de prix élevés ; l’accent excessif mis sur les profits l’est tout autant. De nouveaux produits qui seraient utiles au plus grand nombre ne sont pas diffusés par les entreprises afin de protéger leurs propres profits et leur part de marché.
Les entreprises protègent leur marché au détriment des prix
Supposons par exemple qu’une société pétrolière développe un procédé de fusion nucléaire à froid fiable et bon marché. Vu les investissements qu’elle a effectués dans la recherche de gisements, les raffineries et la distribution, et les profits qu’elle en tire, cette société ne lancera vraisemblablement pas cette technologie sur le marché. En fait, on peut même supposer que l’industrie de l’énergie serait prête à débourser n’importe quelle somme pour acheter celui qui aurait mis au point semblable procédé. Ainsi, l’introduction d’un produit ou d’un service qui pourrait être utile et accessible au plus grand nombre est différée afin de protéger les intérêts financiers d’une société ou d’une industrie. Le maintien d’un prix élevé de l’énergie répond aux souhaits de l’industrie pétrolière, mais cela se fait au détriment de tous les utilisateurs qui en consomment.
Les brevets remplissent une fonction similaire. Les médicaments brevetés ne peuvent être légalement fabriqués bon marché, même si des millions de personnes risquent de mourir car elles ne peuvent pas en payer le prix élevé. De plus, les producteurs d’aliments, en accord avec les politiciens, ont conspiré afin de maintenir des prix artificiellement élevés, et le gouvernement les a autorisés à fixer ces prix en dehors de toute juridiction arbitrale. Il est clair qu’il y a beaucoup à faire pour amener les pratiques commerciales et les prix des biens et services en alignement avec les besoins du monde.
A cet égard, l’embargo pétrolier pratiqué par les pays arabes dans les années 1970 constitue une leçon majeure pour les pays développés. Voilà un groupe de producteurs qui disposaient d’un tel monopole sur un produit de nécessité absolue pour le reste du monde qu’ils pouvaient fixer un prix excessivement élevé. En conséquence, ce produit est devenu moins accessible pour la majorité et, pour certains, complètement inaccessible. L’Occident a subi une sévère récession à la suite de cet embargo, essentiellement parce que le prix, la production et la distribution d’un seul produit – le pétrole – échappaient subitement à leur contrôle.
Imaginez les difficultés des pays en voie de développement, alors qu’ils doivent quotidiennement affronter ce genre de situation pour de nombreux produits et services. Dans les régions frappées par la pauvreté, les produits de première nécessité, comme l’alimentation, sont généralement vendus à des prix bien inférieurs au prix du marché mondial, les vendeurs étant contraints de les ajuster à la capacité de paiement des acheteurs. En cas de pénurie d’un produit ou service local, les pauvres – qui vivent la plupart du temps avec moins d’un dollar par jour – n’ont tout simplement pas les moyens de payer le prix du marché mondial. Les prix à l’importation sont trop élevés pour leur permettre de satisfaire leurs besoins fondamentaux.
Afin de résoudre ce dilemme, il faut que les prix baissent ou que les salaires augmentent, ou encore que les biens et services soient mis à disposition gratuitement pour les nécessiteux. De toutes ces solutions, l’aide directe et immédiate, conjuguée aux prix bas, sont les plus simples, les plus faciles et les plus rapides à mettre en œuvre.