Partage international no 122 – octobre 1998
Maitreya vient pour enseigner. L'humanité doit parvenir à son propre salut par une réponse correcte aux enseignements. Il ne vient pas pour « sauver l'humanité » : personne ne peut le faire à notre place, ni Maitreya, ni le Bouddha, ni personne d'autre. Seul vous-même pouvez vous sauver dans le sens ésotérique, c'est-à-dire en accomplissant la nature de votre Etre et en remplissant le devoir de manifester cet Etre dans sa perfection sur la planète Terre. C'est cela le salut et il a pour nom la « réalisation du Soi ».
Tous les Maîtres sont des êtres réalisés parfaits, sauvés. Il est insensé de se dire : « Je dois croire en Jésus et je serai sauvé » (comme disent les chrétiens, en particulier les fondamentalistes) ou « Je dois croire au Bouddha ou en Krishna et j'atteindrai le Nirvana ou autre chose. » Il ne s'agit pas de croire, la croyance appartient à la religion. Maitreya déclare que les religions ont une fonction, elles sont comme une échelle qui vous aide à accéder au toit ; mais, une fois que vous y êtes, vous pouvez jeter l'échelle ou la donner à quelqu'un d'autre.
Il s'agit de conscience, d'une conscience sans cesse élargie. C'est le chemin de l'évolution ; la croyance ne l'est pas. Vous pouvez être un athée convaincu ou un chrétien, un bouddhiste ou un musulman pendant quinze, vingt ou trente ans et finalement « voir la lumière » et devenir quelque chose d'autre, un rosicrucien, un théosophe ou rallier un autre « isme ». Mais la vie n'a rien à voir avec les « ismes » ou les idéologies, elle obéit à la grande loi d'action et de réaction. Action et réaction sont opposées et égales. Si nous apprenons la signification de cette loi, nous apprenons à devenir inoffensifs. Seule l'innocuité qui est à la racine de l'Etre peut nous sauver. Lorsque nous pratiquons l'innocuité, nous ne créons pas le karma qui pousse les gens à se battre, à avoir peur, etc. Maitreya vient nous montrer en termes extrêmement simples, bien plus simples que les miens, comment réaliser cela.
