Partage international no 57 – mai 1993
[1] Il y a de multiples raisons qui perpétuent l’existence de telles aberrations sociales, non seulement en Inde, mais également en Chine, en Amérique du Sud, en Thaïlande et dans bien d’autres pays orientaux. Quoique ce ne soit pas la seule, la cause première de telles atrocités est une pauvreté endémique. Dans tous ces pays frappés par le dénuement, mettre au monde une fillette est vécu comme un handicap, un fardeau. Mais, si elle est vendue (généralement plus ou moins comme esclave ou prostituée), elle permet aux autres membres de la famille de bénéficier d’un peu d’argent pour ne pas mourir de faim. Une telle pression, alliée à l’ancienne dévalorisation du rôle de la femme dans la société en général, dégénère aisément dans les pratiques épouvantables que vous mentionnez. Je ne pense pas que ces familles démunies éprouvent de la joie à vendre ou à exterminer leurs fillettes. [2] C’est une erreur courante de supposer que la purification de nos vies et le redressement de nos plaies sociales relèvent de la responsabilité des avatars ou des Maîtres. La responsabilité de mettre fin à ces fléaux générés par l’homme appartient à l’humanité, nous en sommes tous responsables. Nous avons notre libre arbitre et si nous choisissons d’en faire mauvais usage, nous en souffrirons, de par la loi karmique de cause à effet. Cependant, malgré tout, Saï Baba, Maitreya et les autres Maîtres travaillent sans cesse à améliorer la situation en Inde (et partout ailleurs), dans les limites de la loi karmique.
