Partage international no 63 – novembre 1993
[1] Cette conviction peut s’appliquer très certainement à la tragique situation tibétaine (et à mon avis aurait dû être appliquée en 1959). C’est une honte pour tous qu’aucune voix internationale significative ne se soit élevée pour condamner l’invasion du Tibet par les Chinois en 1959. Les Nations unies étant restées silencieuses et apathiques, toutes les cartes du monde ont très rapidement fait figurer le Tibet comme province chinoise. Depuis lors, toute tentative de soulèvement ou de manifestation du courageux peuple tibétain s’est soldée par une brutale répression de la part de l’armée chinoise. Cependant, mon Maître n’en a pas appelé à l’héroïsme militaire déjà largement manifesté par la majorité bosniaque face à l’agression serbe, mais il a plutôt lancé un appel aux Nations unies afin qu’elles acceptent la responsabilité d’une nécessaire action économique et militaire qui seule sera capable de mettre un terme à ce conflit en toute justice et, ce qui est le plus important, évitera sa répétition dans d’autres parties du globe. [2] Les 5 à 6 millions de tibétains, non armés, disséminés dans une des régions les plus inhospitalières de la planète, n’ont pas la moindre possibilité d’engager une lutte sérieuse contre la puissante armée chinoise occupant actuellement le Tibet. Seule une action internationale, menée sur une vaste échelle par les Nations unies pourrait intervenir avec efficacité. Une telle action serait souhaitable à présent. Dans ces circonstances, la seule action pratique que peut mener actuellement le peuple tibétain est la résistance passive préconisée par le Dalaï Lama. Le changement doit venir (et je pense que ce sera le cas) des transformations internes de la Chine et, j’en suis certain, de l’émergence publique de Maitreya. Je crois également, de source sûre, que le Tibet retrouvera sa liberté dans trois ans.
