Partage international no 41 – février 1992
(1) Il n’est bien évidemment pas nécessaire de connaître l’existence de Maitreya ou de Saï Baba pour vivre. Cette connaissance peut enrichir votre vie, mais si vous vivez dans le tiers monde, en Afrique ou en Amérique du Sud par exemple, vous n’entendrez peut être jamais parler de Saï Baba ou de Maitreya, mais vous pourrez vivre comme un véritable être humain.
(2) Selon moi, un véritable être humain est une personne ayant conscience de ne pas être seule, et d’appartenir à une grande famille (au sens le plus large du terme). Il appartient par conséquent à cet être de vivre d’une manière telle à ne faire aucun mal à cette famille. Ce caractère inoffensif est à la base de justes relations, et possède une fonction très pratique. Il ne s’agit pas simplement d’une belle idée. Il est impératif d’être inoffensif, sinon vous vous ferez du mal à vous-même. Toute pensée, ou toute action, dont nous sommes à l’origine, engendre une cause. Les effets découlant de ces causes modèlent nos vies, en bien ou en mal. Qu’elles soient douloureuses ou plaisantes, nous engendrons ces causes, pas seulement au cours de nos vies antérieures, mais d’instant en instant. La semaine dernière, hier, en ce moment même, nous nous trouvons à l’origine, par nos pensées et par nos actes, de l’expérience de nos propres vies. Cela peut soit être utile, soit être destructeur. Dans la seconde hypothèse, c’est destructeur non seulement pour nous-mêmes, mais également pour notre communauté.
Comprenez donc bien cette nécessité de l’innocuité, car nos pensées et nos actes conditionnent non seulement notre vie, mais également celle des autres, de tous ceux avec qui nous nous trouvons en relation. Aussi devons-nous établir de justes relations, et c’est là l’objet de l’enseignement de Maitreya. De justes relations humaines signifient vivre ensemble en toute innocuité les uns envers les autres, permettant à l’Être de chaque individu de croître, de fleurir, et de se manifester à sa manière, en son temps, et sans subir l’interférence de quiconque. Si on observait ces principes, il ne serait pas si important de connaître l’existence de Maitreya ou de Saï Baba.
