Partage international no 371 – juillet 2019
Dans un article publié dans le Harvard Business Review du 20 février 2019, sa sainteté le dalaï-lama évoque son point de vue sur le leadership.
« Les dirigeants, déclare-il, quel que soit leur domaine d’activité, ont un fort impact sur la vie des individus et sur la façon dont le monde évolue. Notre objectif devrait être de laisser le monde dans un meilleur état, et un monde meilleur est un monde dans lequel les gens sont plus heureux. » Selon lui, ce que nous avons tous en commun est notre désir de bonheur.
Mais au lieu de constater un bonheur grandissant, « le monde semble faire face à une crise émotionnelle. Les taux de stress, d’anxiété et de dépression sont plus élevés que jamais. L’écart entre les riches et les pauvres et entre les PDG et les employés a atteint des proportions historiques. Et la recherche constante du profit l’emporte souvent sur l’engagement envers les autres, l’environnement ou la société ».
Alors, « nous devons nous demander ce qui ne va pas ». Sa sainteté pense que c’est « l’attention soutenue portée sur le développement matériel et sur l’accumulation de richesses, qui nous a amenés à négliger notre besoin humain fondamental de générosité et de compassion. L’engagement vers l’unité de l’humanité, et l’altruisme envers nos frères sont essentiels pour que les sociétés, les organisations et leurs membres prospèrent à long terme. Chacun d’entre nous a la responsabilité de faire en sorte que cela advienne. »
Les dirigeants portent une grande responsabilité en raison de l’impact qu’ils ont sur la vie des autres, et le dalaï-lama leur préconise de cultiver trois qualités : la pleine conscience, le désintéressement et la compassion.
« Puisque les émotions destructrices comme la colère et l’attachement obscurcissent notre capacité à utiliser clairement notre intelligence, il nous faut les maîtriser. […] Lorsque nous sommes sous l’emprise de la colère ou de l’attachement, notre capacité à avoir une vision complète et réaliste de la situation est limitée. » En développant la pleine conscience, l’esprit devient « compatissant, il est calme et nous devenons aptes à utiliser notre raison de manière pratique, réaliste et avec détermination. »
Au sujet de l’altruisme, il remarque que « nous sommes naturellement motivés par l’intérêt personnel ; c’est nécessaire pour survivre. Mais nous avons besoin d’un intérêt personnel sage, généreux et coopératif, qui tienne compte des intérêts des autres. Une fois qu’on se sent vraiment concerné par les autres, il n’y a plus de place pour la tricherie, la violence ou l’exploitation ; au contraire, on peut être honnête, sincère et transparent dans sa conduite ».
A propos de la compassion, le dalaï-lama affirme : « La source ultime d’une vie heureuse se trouve dans l’attitude chaleureuse du cœur. […] Les émotions destructrices sont liées à l’ignorance, tandis que la compassion est une émotion constructive liée à l’intelligence. Par conséquent, elle peut être enseignée et apprise. Dans de nombreuses régions du monde, les fauteurs de troubles sont souvent plutôt bien éduqués, de sorte que ce n’est pas seulement d’éducation dont nous avons besoin mais également de valeurs intérieures ».
Il souligne que « la distinction entre violence et non-violence réside moins dans la nature d’une action particulière que dans le motif sous-jacent. Les actions motivées par la colère et la cupidité ont tendance à être violentes, alors que celles motivées par la compassion et le souci des autres sont généralement pacifiques. Nous n’instaurerons pas la paix dans le monde simplement en priant pour elle ; nous devons prendre des mesures pour lutter contre la violence et la corruption qui perturbent la paix. On ne peut pas s’attendre à des changements si on n’agit pas. »
Les dirigeants compatissants ont « une préoccupation absolue pour le bien-être de ceux qu’ils dirigent, déclare-t-il. Ce qu’il est essentiel de réaliser, c’est qu’en fin de compte, la paix de l’esprit est en nous ; elle exige que nous développions un grand cœur et que nous utilisions notre intelligence. Souvent, les gens ne réalisent pas que la générosité, la compassion et l’amour sont des facteurs de survie. ».
Jamais auparavant des hommes de si grand talent ne s’étaient trouvés réunis en une même époque, pour montrer à l’humanité que tout est bien et qu’elle n’a plus longtemps à attendre pour voir ses rêves se réaliser. Chaque jour qu’ils bénissent de leur présence rend leur amour plus proche du cœur des hommes. Aimez-les en retour et ouvrez-leur votre cœur au nom de Celui qui vient. Changez vos peurs en une attente pleine d’amour, et accueillez l’ère nouvelle dans cette joie qui est vôtre de plein droit. Il est proche, trés proche le moment où vous découvrirez avec émerveillement son visage, la joie de sa présence et son amour inconditionnel. Vous saurez alors pourquoi vous êtes en incarnation en cette époque si particulière.
Que Dieu vous bénisse et dissipe vos peurs à jamais.
Bienvenue dans l‘ère nouvelle par le Maitre-, 14 janv. 2016
Sources : Harvard Business Review, Etats-Unis
Thématiques : spiritualité
Rubrique : La voix de la raison (« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! »
Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012)
