Partage international no 369 – mai 2019
par Gerard Aartsen
Dans l’article L’esclavage touche encore des millions de personnes [PI, avril 2019), Shannon Scribner révèle à juste titre que certains dirigeants mondiaux utilisent l’exploitation de la peur de « l’autre » pour monter les citoyens contre les migrants.
Pourtant, presque tous les partis politiques dans toutes les prétendues « démocraties », y compris ceux que beaucoup d’entre nous considéreraient comme modérés ou responsables, font la distinction fallacieuse entre les « vrais » réfugiés – qui fuient l’oppression politique, sociale ou religieuse et ont la possibilité de demander asile et de se construire un nouvel avenir, s’ils sont chanceux – et les « réfugiés économiques », c’est-à-dire les « aventuriers » qui, selon eux, ne devraient pas pouvoir profiter de la sécurité que nous considérons comme une chose acquise.
Tant que nous n’arriverons pas à faire comprendre à ces politiciens « modérés » que l’article 25 alinéa 1 de la Déclaration universelle des droits de l’homme comprend explicitement la protection contre l’oppression économique, notre inaction en tant qu’électeurs pour exiger la justice socio-économique mondiale nous rend non moins complices de ce drame humain que ceux qui alimentent les craintes xénophobes.
Sincèrement vôtre,
Gerard Aartsen, Amsterdam, Pays-Bas
Auteur : Gerard Aartsen, enseignant, auteur et collaborateur de Share International basé à Amsterdam (Pays-Bas).
Thématiques :
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
