La pollution plastique marine

Partage international no 369mai 2019

La pollution plastique marine coûterait jusqu’à 2 500 milliards de dollars par an à l’échelle mondiale, selon des chercheurs.

Dans une étude publiée récemment par le Marine Pollution Bulletin, des scientifiques alertent sur le coût social et économique mondial des déchets plastiques qui a selon eux été sous-estimé. La pollution plastique des océans coûte à la société des milliards de dollars chaque année en termes de ressources détériorées ou perdues. La pêche, l’aquaculture, les activités de loisir et le bien-être mondial sont tous négativement impactés par la pollution plastique, qui fait baisser de 1 à 5 % le bénéfice que les humains retirent des océans. La valeur de l’écosystème marin ainsi perdue pourrait atteindre 2 500 milliards de dollars (2 200 milliards d’euros) par an, selon l’étude. Environ huit millions de tonnes de pollution plastiques sont déversées chaque année dans les océans de la planète.

Nicola Beaumont, économiste de l’environnement au laboratoire de biologie marine de Plymouth (Royaume-Uni) qui a dirigé l’étude, indique que cette recherche est la première du genre à explorer l’impact socio-économique des plastiques dans la mer. « Nos calculs constituent la première tentative visant à déterminer « le prix du plastique ». Nous savons que nous devons poursuivre nos recherches pour affiner ces résultats, mais nous sommes déjà convaincus qu’ils sous-estiment les coûts réels pour la société mondiale », a déclaré N. Beaumont.

Des déchets plastiques sont retrouvés partout sur Terre, sur les côtes les plus peuplées comme sur les plus reculées, et leur impact sur le plancton, les invertébrés, les poissons, les tortues, les oiseaux et les mammifères est systématiquement négatif, d’après l’étude. Mais les auteurs ont également découvert que les plastiques – qui euvent rester à flot pendant des décennies, voire plus, et traverser des distances de plus de 3 000 km – fournissent de nouveaux habitats aux bactéries et aux algues. Ces « colonies » accroissent l’aire d’extension biogéographique de ces bactéries et algues, et par conséquent augmentent le risque de propagation d’espèces invasives et de maladies.


Sources : theguardian.com
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Rubrique : S.O.P. — Sauvons notre planète (« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade... Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.)