Un aide-mémoire encourageant

Partage international no 368avril 2019

Le 24 février 2019, j’ai assisté à la projection de la conférence de Benjamin Creme à la Friend’s House à Londres, plutôt bouleversée après avoir vu mon père, qui est en phase terminale d’un cancer de l’œsophage ; et avec mon mari atteint de la maladie de Parkinson, j’étais plutôt tendue.

Après avoir salué quelques connaissances, j’aperçus, derrière moi, un vieil homme barbu, qui, de l’avis de tous, non seulement ressemblait à mon père, mais était habillé comme lui, sauf que sa veste était trop petite pour lui !

Alors que nous attendions tous le début de la conférence, il semblait avoir une conversation plutôt longue et bruyante sur son portable. Cependant, cela ressemblait plus à des morceaux de papier froissés qui étaient maintenus ensemble contre son oreille, plutôt qu’à un téléphone. Après cela, il se mit à sortir de son immense sac de supermarché des coupures de journaux qu’il étala sur ses genoux avec grand soin et un exemplaire du Camden New Journal. Puis un peu plus tard il sortit un téléphone portable assez grand et le posa sur ses genoux, comme on pourrait le faire avec un miroir, et commença à lisser sa barbe poivre et sel de ses longs doigts fins.

Lors des questions-réponses après la projection, il leva la main et demanda, d’une voix étonnamment forte et bien posée, à quelle date Benjamin Creme était mort, ajoutant que par le passé, il avait assisté deux fois aux conférences, du vivant de Benjamin Creme.

A la pause, au moment où l’on servait le thé et le café, je lui demandai s’il préférait du thé ou du café. Il répondit qu’il aimerait prendre un café avec du lait. Je lui offris ma tasse, que je n’avais pas encore touchée. Il me demanda du sucre et je lui en donnai. Il reconnut préférer cela plutôt que des sachets de café décaféiné qu’il avait tant de mal à ouvrir – un problème qu’on les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

La dernière fois que je l’ai vu, c’était alors qu’il s’éloignait, serrant toujours ma tasse, murmurant, comme s’il parlait tout seul, une habitude qui ressemble à celle de mon père, tout comme sa démarche.

Je ne sais pas si cet homme était une « personne spéciale » ou non, mais cet incident m’a remonté le moral.

M. C., Sussex, Royaume-Uni

Lieu : Londres, Royaume Uni
Date des faits : 24 février 2019
Thématiques :
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)