Partage international no 356 – avril 2018
par William Allen
Le 14 février 2018, dans un lycée de Parkland (Floride), un adolescent solitaire a tué 17 personnes et en a blessé grièvement 14. Ce fut l’une des fusillades les plus meurtrières en milieu scolaire.
Selon un article du New York Times du 2 décembre 2015, les « fusillades » (tuant ou blessant au moins quatre personnes) se produisent actuellement au rythme moyen d’une par jour aux Etats-Unis, en privé ou sur la place publique. Depuis 1996, les Etats-Unis, avec moins de 5 % de la population mondiale, sont victimes du tiers des fusillades de masse répertoriées dans le monde. Les Philippines, la Russie, le Yémen et la France se partagent le reste.
Avec, en moyenne, 90 armes à feu pour 100 habitants, les Etats-Unis détiennent le plus large pourcentage de possession d’armes à feu au monde. Les particuliers en détiennent environ 310 millions, dont 1,5 million sont de type militaire comme dans le cas du lycée de Parkland, et en décembre 2012, à l’école primaire de Sandy Hook de Newtown (Connecticut). Parallèlement, les Etats-Unis sont le seul pays développé à maintenir la peine de mort, et l’Etat a tué 23 personnes en 2017.
La fusillade de Floride a ravivé, une fois de plus, le débat passionné et clivant des actions à entreprendre pour juguler la violence et le nombre de meurtres gratuits – surtout ceux perpétrés par des jeunes.
Le débat reste principalement centré sur la disponibilité et la facilité d’accès aux armes à feu de tous types. Bien qu’il s’agisse là d’une composante au problème, des facteurs fondamentaux tels que l’effondrement de la cohésion sociale, le poison psychologique de la concurrence et du stress et la puissance croissante des nouvelles énergies imprégnant le monde, restent ignorés par nos politiciens et experts.
Nous présentons ci-dessous une série de citations rappelant quelques-unes des conditions sous-jacentes et des forces à l’origine des ces fusillades apparemment insensées, non seulement aux Etats-Unis mais dans le monde entier.
Tout le monde, sans exception, répond aux énergies cosmiques nouvelles très puissantes qui se déversent dans le monde. Elles ont un effet profond sur chacun d’entre nous. Chez les gens souffrant d’un léger déséquilibre mental ou émotionnel, il suffit de peu de choses pour provoquer une perte de contrôle accompagnée d’une explosion de violence insensée et apparemment sans motif. C’est là l’une des raisons de cette montée de violence gratuite qui sévit dans le monde. Les gens répondent à des énergies puissantes qu’ils ne maîtrisent pas, ne supportent pas, et auxquelles ils ne peuvent s’adapter. Leurs véhicules mental et émotionnel déséquilibrés sont surexcités et ils « craquent » […]
Il existe une autre raison à la violence. C’est la facilité avec laquelle on peut se procurer des armes dans ce pays [les Etats-Unis]. Les armes à feu existent partout, mais en Amérique elles sont un symbole de liberté personnelle fondamental qui date des tout premiers temps de la création de ce vaste et beau pays. Mais de nos jours, de nombreux fantasmes s’expriment par l’intermédiaire des armes à feu.
Des associations de personnes possédant fusils, pistolets et autres armes, se regroupent et défient le reste de la société. Tant que nous n’interdirons pas les armes à feu et ne les rendrons pas illégales partout, nous verrons des jeunes enfants, des adolescents et des jeunes adultes utiliser des armes à feu lorsqu’ils « craqueront ». Plus les armes sont facilement disponibles, plus ces explosions de violence sont susceptibles de se produire. [Le Grand Retour (B. Creme)]
Dans la société américaine – comme dans bien d’autres sociétés, évidemment – il n’existe pas de fraternité fondamentale. La compétition est le fondement des structures sociales. En conséquence, il se forme des nœuds de tension qui, inévitablement, finissent tôt ou tard par exploser dans de « folles » tragédies de ce type. [Partage international, janvier/février 2013 (Benjamin Creme)]
Comme le mode de vie américain n’a pas réussi à générer la liberté, il devient une force très destructrice. Le Soi est piégé, conditionné au point qu’il ne trouve aucune liberté dans le mental, l’esprit et le corps. C’est pourquoi les jeunes générations, qui ont échoué dans leur recherche de la liberté et n’ont donc pas atteint le but de la vie, tombent facilement dans le piège de la drogue, de l’alcoolisme, etc., pour échapper au marasme de leur vie quotidienne.
La culture américaine d’aujourd’hui recèle de nombreux dangers, car elle n’apporte pas l’équilibre. [Les lois de la vie (Maitreya)]
Lorsqu’un meurtrier est exécuté, le corps physique est châtié, mais peut-on punir le mental ? C’est le mental, et non le corps physique, qui est responsable de l’acte. On croit avoir détruit la cause du meurtre en détruisant le corps physique. Le problème n’a pas été résolu. Une fois dissocié du corps physique, le mental doit encore poursuivre le cours de sa vie mentale. Il agit en tant que force invisible et entre en contact avec un autre mental dans un autre corps physique, et le contraint à commettre un acte criminel. Soudain, un homme se transforme en fou furieux et abat des dizaines de personnes. [Les lois de la vie (Maitreya)]
Maitreya explique que le mental, l’esprit et le corps sont remplis d’énergies. Si ces énergies se « détraquent », elles peuvent rendre fou un individu ou le transformer en bête sauvage. […]
Le Soi n’a aucun contrôle sur les forces qui agissent sur le mental, l’esprit et le corps. C’est pourquoi Maitreya dit : « Je suis venu vous enseigner le salut. C’est dans la conscience que réside le salut. Grâce à la conscience, vous pouvez maîtriser les énergies qui sont en vous. Il n’y a équilibre que dans la conscience. » [Les lois de la vie (Maitreya)]
Etats-Unis
Auteur : William Allen, collaborateur de Share International de Oakland (Californie).
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Rubrique : Divers ()
