Partage international no 349 – septembre 2017
Le 7 juillet 2017, dans un concert d’applaudissements, 122 États membres de l’Organisation des Nations unies ont formellement adopté le premier outil multilatéral juridiquement contraignant en faveur du désarmement nucléaire négocié depuis 20 ans.
Faisant suite à un mandat de négociation octroyé par l’Assemblée générale de l’Onu, ce traité interdit toute une gamme d’activités, dont le développement, les essais, la production, la fabrication, l’acquisition, la possession ou le stockage d’armes nucléaires ou d’autres engins explosifs nucléaires, ainsi que l’utilisation ou la menace d’utilisation de telles armes. Pour les pays dotés d’armes nucléaires qui souhaitent adhérer, il explique les processus de destruction des stocks et les assiste dans le maintien de leur promesse.
Alors que les pays dotés d’armes nucléaires ont soigneusement boycotté ce scrutin historique, les organisations à l’appui du traité espèrent que cet accord général augmentera la pression du public et finira par contraindre les pays réfractaires à reconsidérer leur position.
Elayne Whyte Gómez, ambassadrice du Costa Rica, qui a présidé la conférence et a négocié le traité, a déclaré : « Nous sommes émus car nous répondons aux espoirs et aux rêves des générations présentes et futures. […] Ainsi pourrons-nous dire à nos enfants qu’il est possible d’hériter d’un monde exempt d’armes nucléaires. » Accordant aux Hibakusha (survivants japonais des bombes atomiques) la paternité de l’initiative, E. Whyte Gómez a déclaré que les expériences qu’ils ont partagées « touche l’âme humaine », ajoutant que ces négociations étaient une « combinaison de la raison et du cœur ».
Date des faits : 7 juillet 2017
Sources : nytimes.com ; www.un.org ; thebulletin.org
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Rubrique : Divers ()
