Partage international no 320 – avril 2015
Cher Monsieur,
J’attendais le bus au carrefour de quatre voies de circulation dans chaque sens. Il ne passait qu’un bus par heure et pour une quelconque raison il n’était pas à l’heure. J’étais à six kilomètres de la gare et les trottoirs enneigés n’avaient pas été dégagés, il aurait donc été dangereux de marcher sur la route à cause de la circulation. J’étais pressée de rentrer et envisageai de faire du stop, ce que je n’avais jamais fait de ma vie.
Je me dirigeai vers l’accotement de la route et vis un jeune homme s’arrêter pour tourner mais il ne me vit pas agiter mon pouce. Je me demandai comment j’allais pouvoir rentrer chez moi. A ce moment même, un véhicule s’arrêta soudain devant moi, la vitre baissée. Un homme âgé arborant un grand sourire était au volant d’un ancien modèle de berline de luxe noire. Avant de m’approcher de la portière, j’eus l’impression qu’il savait ce que j’allais lui demander. Je lui dis : « Vous n’iriez pas par hasard à la gare ? » Il sourit et acquiesça de la tête un peu brusquement en déverrouillant la portière. Une partie de moi hésita mais l’autre partie eut l’impression qu’il était vraiment là pour moi. Quand je fus dans la voiture, la première chose que je remarquai fut les sièges qui étaient très confortables. Il me dit en souriant : « Heureux de vous revoir. » Je lui répondis : « Est-ce que je vous connais ? » mais j’ai presque tout oublié de ce qu’il m’a répondu.
Sa présence était agréable, il était enjoué et pas du tout menaçant mais je suis de nature méfiante, même en face de la bonté, aussi étais-je un peu sur mes gardes. Après l’avoir remercié chaleureusement d’avoir bien voulu m’aider, je discutai avec lui un peu nerveusement sur le trajet de la gare. L’intérieur de la voiture était en désordre avec des sacs de chips et autres snacks ouverts et toutes sortes d’objets sur le siège arrière. Je remarquai une absence d’odeur dans la voiture. Cela me parut un peu bizarre. Je jetai un coup d’œil par dessus mon épaule et vis un chapeau de cow-boy blanc sur le siège derrière le conducteur. Il était énorme. Il me dit : « Avez-vous remarqué mon chapeau de cow-boy sur le siège arrière ? » Je répondis oui et lui demandai alors où il allait par une si belle journée. Il dit qu’il allait voir ses amis, vous savez les « alter kakers ». Il me demanda si je connaissais des Yiddish. Je lui répondis que j’en connaissais quelques-uns et pensai à mon beau-père qui joue au bridge avec ses « alter kakers ». Alors je lui demandai s’il jouait au bridge et il répondit : « Poker ». En disant cela, il prit un des nombreux jetons rouges et blancs de poker alignés dans le cendrier sur le tableau de bord et me le mis dans la main. Je le regardai en essayant d’enregistrer tous les détails bizarres de ce trajet puis lui rendis le jeton. Je remarquai aussi que le pare-soleil du conducteur comportait de nombreux pins et des autocollants bizarres collés dessus. Nous sommes enfin arrivés à la gare et je lui demandai comment le remercier pour sa gentillesse. Il sourit, une petite étincelle dans les yeux, et me tendit la joue pour une bise que je lui fis en sortant de la voiture.
Tout cela fut si étrange et en même temps si doux et agréable. C’était comme si la voiture était apparue au moment même où j’avais besoin d’aide. En me dirigeant vers le train, je pensai à ce qui m’était arrivé et me souvins que la revue Share International nous rappelle que quand nous avons besoin d’aide, il est toujours là pour nous. J’étais tellement reconnaissante, que cette aide vienne d’un Maître ou non. Puis-je savoir qui était cet homme ?
M. T., New York, Etats-Unis
[Le Maître de Benjamin Creme indique que l’homme était un porte-parole du Maître Jésus.]
Etats-Unis
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Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
