Partage international no 319 – mars 2015
Mary Robinson, ancienne présidente irlandaise et aujourd’hui envoyée spéciale de l’Onu pour le changement climatique, appelle tous les pays à coopérer pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Elle remet en question l’idée que les pays en voie de développement devraient bénéficier de plus de temps pour réduire leur empreinte carbone et a déclaré que ce point de vue n’est plus acceptable si, au niveau de la planète, nous voulons réduire considérablement les émissions de carbone d’ici 2050.
Ses déclarations, lors d’une conférence sur le climat qui s’est tenue à Dublin en février 2015, viennent dans la foulée de l’accord Lima 2 014 sur le changement climatique, qui a abouti au premier engagement international et unilatéral de réduction des émissions de gaz à effet de serre. « Les conséquences du réchauffement vont être plus importantes pour les pays en développement, de sorte qu’ils doivent participer au mouvement et ne pas s’en tenir à leurs infrastructures actuelles basées sur des combustibles fossiles polluants, explique-t-elle. Il est déraisonnable d’attendre de ces pays qu’ils réduisent leurs émissions d’eux-mêmes lorsqu’ils auront atteint le stade de développement où les pays britanniques se sont mis à accroître drastiquement leurs propres émissions. La seule solution est de les soutenir sur les plans financiers et technologiques. »
L’accord est prêt à être ratifié officiellement à la Conférence sur les changements climatiques des Nations unies de décembre à Paris, ce qui fera de 2015 l’année la plus importante dans l’histoire du changement climatique, selon M. Robinson. Elle a déclaré : « 2015 est une année historique au cours de laquelle un large ensemble d’accords doivent être adoptés afin d’aboutir à une solution qui mettra fin à l’extrême pauvreté, aux inégalités, et de trouver des moyens de minimiser les risques que le changement climatique font peser sur les projets de développement. La menace climatique nous oblige à considérer une manière complètement différente de faire les choses ; à vrai dire, il s’agit d’une transformation radicale. « Business as usual » avec une touche verte ne sera pas suffisant car cela nous mènera à un monde où la température sera de quatre degrés plus élevée qu’à l’époque préindustrielle. »
Sources : The Irish Times, Irlande
Thématiques : environnement
Rubrique : S.O.P. — Sauvons notre planète (« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade... Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.)
