Faire le rapprochement

Partage international no 317février 2015

Cher Monsieur,

Le 22 août 2014, juste après 18 h, j’étais dans le métro de New York et rentrai chez moi après mon travail.

La rame arriva et bien qu’il y eût assez peu d’affluence, malgré l’heure de pointe, tous les sièges étaient occupés sauf un à côté d’un Afro-américain. Comme les sièges dans le métro sont assez étroits, je supposai qu’il n’y avait pas de place pour moi. Je posai mes sacs et restai débout en me tenant à une poignée. A ce moment, l’homme attira mon regard et me fit signe qu’il y avait une place pour moi. Mais quelqu’un d’autre prit cette place, je lui souris en guise de remerciement et haussai les épaules. Cependant, à la station suivante, la femme qui s’était assise à côté de lui descendit et je pris cette place. Je sortis mon livre et me mis à lire.

Après quelques minutes, je me rendis compte qu’il lisait par-dessus mon épaule et finalement il me demanda si j’étais étudiante et qu’est-ce que je lisais. Je lui répondis : « Behaving As If The Good In All Life Matters », et que je n’étais pas une étudiante au sens traditionnel du terme mais que j’étudiais toujours.

Il se mit à me parler de lui et me dit qu’il était un ancien pompier. Il habitait dans un logement provisoire car il avait été impliqué dans une sale histoire et qu’il avait perdu son travail. Bien qu’il ne sembla ni abattu ni dépressif, il me parla de l’injustice du système car les gens qui l’avaient entraîné avaient gardé leur travail et étaient partis à la retraite avec une pension complète et que lui n’avait plus rien maintenant. Tout ce qu’il désirait était un petit logement, un petit chez lui. Nous continuâmes à parler de la disparité entre les revenus. Il déclara que personne n’avait besoin de milliards et j’acquiesçai. Puis nous constatâmes combien les gens étaient indifférents les uns des autres dans le monde, comme avec des œillères dans le métro. Il affirma qu’il ne voulait pas être comme cela.

Je n’ai discuté avec lui que 5 à 10 mn, mais j’étais consciente que je m’attendrissais de plus en plus au cours de la conversation. Je compatis à sa situation car il me semblait que l’immense majorité des gens « passent à travers les mailles du filet » de notre système d’une façon ou d’une autre et son histoire aurait pu être celle de n’importe lequel d’entre nous.

Après lui avoir dit au revoir et être descendue du train à ma station, je ne pus qu’éclater en sanglots. Même maintenant, chaque fois que je pense à notre conversation, je suis émue aux larmes en évoquant la douleur que la plupart des gens endurent pour tenter de vivre. Pouvez-vous me dire si cet homme était quelqu’un de spécial ?

V. F, New York

[Le Maître de Benjamin Creme indique que l’homme était un porte-parole du Maître Jésus.]

Lieu : New York, Etats-Unis
Date des faits : 22 août 2014
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)