Opération Survie de la Terre

Les Frères de l’espace avaient annoncé les dangers de la fracture sociale

Partage international no 311juillet 2014

par Gerard Aartsen

« Regardez les informations, et vous verrez un nombre record de manifestations, révoltes et émeutes dans des rues réputées calmes : il ne fait aucun doute que les inégalités sociales croissantes sont au cœur du problème. » Il ne s’agit pas ici d’un article de Partage international, ni de l’un de ses collaborateurs, mais de la première phrase du 2e chapitre du compte rendu du dernier Forum économique mondial. Les leaders de la planète prennent donc de plus en plus conscience des dangers de laisser se creuser le fossé entre les riches et les pauvres, comme le confirme également le Discours de l’union du président Obama (janvier 2014) : « Aujourd’hui, après quatre ans de croissance économique, les profits des entreprises et le prix des actions n’ont jamais été aussi élevés, et les riches ne l’ont jamais été autant. Mais les salaires moyens ont à peine évolué. Les inégalités se sont accrues […] La vérité est qu’alors même que notre économie est en plein redressement, trop d’Américains travaillent plus que jamais, à seule fin de garder la tête hors de l’eau – sans même parler de réussir. » Le président a ensuite esquissé les politiques qu’il entendait mettre en œuvre pour réduire ces dangereuses disparités de revenus et d’opportunités.

Des gens sensibles et sensés ont souvent mis dans la bouche d’un extraterrestre leur stupéfaction devant les aberrations de l’humanité dans ses rapports avec elle-même et avec la planète : « Si un Martien venait nous rendre visite… », phrase suivie d’observations de la manière dont les humains ont compliqué leur propre vie et celle d’autres créatures dans le seul but d’amasser des profits. Comment s’étonner, dans ce contexte, que les gouvernants mondiaux aient mis si longtemps à prendre conscience des dangers causés par les inégalités sociales ? Quant aux lecteurs de ces pages, sans doute savent-ils que nous avons reçu et recevons toujours la visite d’Etres d’autres planètes, mais beaucoup ignorent peut-être que ces Etres ont souvent et inlassablement exprimé leur inquiétude sur le fait que nous avons choisi de baser l’organisation de notre société sur l’obligation de gagner de l’argent pour pouvoir simplement vivre au quotidien, tout en poursuivant un « rêve » de richesse illimitée – peu importe si ce rêve détruit notre planète. Par exemple, en 1954, au cours de son séjour dans un vaisseau-mère, George Adamski, l’un des premiers hommes à avoir révélé ses rencontres à bord d’ovnis, reçut la révélation suivante de la part de ses hôtes de l’espace : « Si l’homme veut éviter les catastrophes à venir, il doit veiller sur les autres êtres humains comme sur lui-même, car chacun d’eux lui renvoie son image. » Après avoir entretenu un contact constant avec les habitants d’autres planètes, Adamski a ajouté en 1964 : « Il faut éliminer ce qui empêche notre société d’être saine et prospère. Nous le savons tous : il s’agit de la misère dans un monde d’abondance. C’est la cause de maladies, de crimes, et des innombrables maux dont nous sommes affligés1 »

Rencontres avec les Frères de l’espace

Conseiller militaire civil à la fin des années 1950, Daniel Fry a été contacté en juillet 1949 par le pilote d’un ovni ayant atterri devant lui, en plein désert, alors qu’il venait de rater le bus qui devait le ramener chez lui. Au cours de cette rencontre, incluant un aller-retour en vaisseau spatial entre la Californie et New-York, D. Fry a été informé que : « Si votre civilisation se libère du besoin, elle se libérera de la peur et franchira sans encombre cette phase critique de son développement2 »

De même, Truman Bethurum, cantonnier californien, a été contacté fin juillet 1952. Il n’eut pas droit à un voyage dans le vaisseau, mais a été invité sept ou huit fois à bord pour discuter avec son capitaine. Il rapporte : « J’ai eu l’impression que la coopération entre tous était un ingrédient essentiel de leur vie, et que la pauvreté leur était inconnue. De plus, ce que nous appelons « richesse » est certainement plus équitablement partagée que sur Terre. » En conséquence, lui dit le capitaine, il n’y a ni criminel, ni escroc sur leur planète (qu’il nomma Clarion). « Ni même de spéculateurs […] Si nous en avions sur notre planète, tout se dégraderait très vite : nous aurions des châteaux et des taudis, comme vous3 ».

Buck Nelson, fermier et propriétaire d’une scierie à Denver, a été contacté pour la première fois fin juillet 1954. Après avoir visité quelques autres planètes de notre système solaire, il a écrit : « Certaines de nos façons les plus courantes de gagner notre vie seraient absolument inacceptables chez eux. Comme, par exemple, nos nombreuses manières de faire de l’argent à partir de l’argent4 »

Enfin, le brésilien Dino Kraspedon (pseudonyme d’Aladino Félix), a été contacté pour la première fois à peu près à la même époque que G. Adamski. L’enseignement qu’il a reçu est sans équivoque : « Les guerres se produisent contre la volonté de la plupart des gens, car les pauvres répugnent au combat. Les carnages sont le privilège des riches et des puissants… L’abondance et la cupidité les aveuglent. Les conflits sont les rejetons de l’égoïsme5 »

En l’occurrence, les intérêts militaires et économiques réussirent à discréditer ces expériences et ces informations que ces hommes avaient eu pour tâche de partager avec le monde pendant la Guerre Froide. Toutefois, dans les années 1960, ont été révélés des aperçus sans précédents de l’organisation sociale d’une autre planète.

Le récit d’Ad Beers

Un soir d’été, l’homme d’affaires néerlandais Ad Beers et sa famille traversaient un vaste estuaire au sud de la Hollande lorsque la boussole de leur yacht parut hors d’usage. Rentrant au port, Ad Beers fut soudain ébloui par la lumière blanche et bleue d’un projecteur. Il fit machine arrière, mais ne put éviter le choc avec ce qui lui sembla être la coque renversée d’un bateau. Puis il aperçut un corps flottant. Sautant par-dessus bord avec un filin, il atterrit sur une surface solide à une profondeur d’à peine un mètre. Peu après avoir attaché le corps flottant avec le filin, il vit quelqu’un marcher vers lui, vêtu d’une sorte de combinaison spatiale, comme la personne en train de se noyer. Il fut alors stupéfait de distinguer « un visage semblable à celui d’un animal, dont les yeux, dotés de grandes pupilles carrées, étaient à la fois hypnotiques et pleins d’assurance ». Alors seulement il comprit qu’il s’agissait de visiteurs d’une autre planète. Ces derniers, reconnaissants du secours qu’il leur avait porté, lui firent connaître des informations détaillées sur leur monde. Pendant deux jours, ils lui montrèrent des images saisissantes accompagnées d’informations sur la philosophie qui sous-tendait l’organisation sociale de leur planète.

Etant PDG d’une société d’importation de camions suédois, M. Beers a rapporté cet événement en 1969 sous le pseudonyme de Stefan Denaerde (Stéphane le Terrien), et sous la forme d’un livre de science-fiction intitulé Buit-enaardse beschaving (Civilisation extraterrestre), qui a connu un immense succès. En 1977, la première édition anglaise a été publiée sous le titre Operation Survival Earth (Opération survie de la Terre). Une édition augmentée a été publiée cinq ans plus tard sous le titre Contact from planet Iarga (Contact avec la planète Iarga). D’après les descriptions de A. Beers, et puisque Benjamin Creme insiste sur le fait que nos visiteurs extraterrestres viennent exclusivement de notre système solaire, je formulerai l’hypothèse que ce vaisseau venait de la planète Mars, que M. Creme décrit comme la « manufacture » de notre système6.

Gouvernements planétaires et systèmes sociaux

En tant qu’homme d’affaires, A. Beers a été immensément impressionné par ce qu’il a appelé la terrifiante efficacité de l’organisation sociale de Iarga. Tout en déplorant ce qu’il considérait comme le manque d’individualité des habitants de cette planète, il reconnaissait leur organisation comme le principal objectif à atteindre pour l’humanité, tandis que nous répondons de plus en plus aux énergies du Verseau : « Leur point faible est leur manque d’individualité. Ils font presque tout en groupe, pensent collectivement et obéissent à la lettre aux lois de leur société. Ils vivent par et pour l’amitié et l’amour au sein de leur groupe. Leur conception de la civilisation ou de la culture n’a rien à voir avec son niveau de développement scientifique ou technologique, et tout à voir avec la manière dont la communauté prend soin des faibles et handicapés. Le mot « superculture » s’applique chez eux à une structure de groupe qui, grâce à l’effort de chacun, a aboli toute discrimination contre quiconque. »

En écho aux conseils de Maitreya et des Maîtres selon lesquels le seul système capable de sortir la Terre de ses problèmes est basé schématiquement sur 30 % d’économie de marché et 70 % de socialisme, ces visiteurs de l’espace expliquent : « Notre système économique cosmique universel est comparable à la fois au communisme et au capitalisme. Nous pourrions dire aussi que notre système économique ne peut se comparer ni à l’un, ni à l’autre. […] C’est seulement grâce à ce système qu’une race peut atteindre un niveau culturel de stabilité sociale. »

Tandis que les gens sur Terre sont prisonniers d’un système grossièrement biaisé qui les rend esclaves de l’économie, le système économique de Iarga, au service des besoins des gens, a même aidé l’auteur à comprendre comment un système basé sur la justice peut aider à l’épanouissement de la liberté : « Le système économique universel s’avère en pratique un système efficace de production de biens et de services, en accordant une importance primordiale aux secteurs du logement, de la nourriture et des transports […]. L’objectif de ce système est de libérer le plus possible chaque individu d’un travail servile et non créatif. En fait, ce système économique universel qui existe chez de très nombreuses races intelligentes ne s’occupe pas d’argent, de possessions, ou de paiements. Son but est de libérer les gens des influences et des motivations matérielles. »

De son côté, George Adamski écrivait en octobre 1957 : « Ils utilisent un système d’échange de biens et de services sans utiliser d’argent. Toute production doit bénéficier à chacun, qui reçoit selon ses besoins. Puisqu’ils n’utilisent pas d’argent, il n’y a ni riches, ni pauvres. Tous partagent également, travaillent pour le bien commun. Les besoins des gens sont évalués impartialement par un organisme de représentants élus de chaque district et de tous les milieux, et les problèmes sont résolus pour le bien de tous. » Cela ressemble fort au système évolué de troc que B. Creme et les Maîtres recommandent pour la distribution des ressources après l’effondrement économique sur le point de frapper l’humanité.

De même, A. Beers nous apprend que, là-bas : « […] nous n’avons pas d’argent, mais tout le monde peut partir en vacances s’ils le désirent. » Et : « Rien n’est acheté sur Iarga, seulement répertorié. Ce qu’un consommateur utilise est enregistré, et ne doit pas excéder ce à quoi il a droit. » Lorsque A. Beers a demandé aux visiteurs de l’espace de lui transmettre quelques connaissances technologiques, ils répondirent : « Les dernières choses dont vous ayez besoin sont des informations technologiques qui ne feraient qu’accroître le fossé entre votre développement intellectuel et votre développement social presque inexistant. Continuez donc de jouer avec vos sondes martiennes, alors que la moitié de votre population vit dans la misère et la faim ! Les seules informations dont vous avez besoin concernent les critères sociétaux. »

Enseignements philosophiques

Bien que le récit de A. Beers traite principalement des aspects les plus « terre à terre » de la vie sur Iarga, les Frères de l’espace ont toutefois abordé quelques points plus philosophiques rappelant les enseignements de Maitreya sur l’honnêteté du mental et le détachement : « Le bonheur consiste à se trouver en paix avec soi-même et son environnement. Il dépend largement de notre capacité à atteindre des objectifs que nous nous sommes nous-mêmes fixés ; en d’autres termes, de notre capacité à nous connaître nous-mêmes sans concessions.  Le corps, avec toutes ses exigences égoïstes, n’est qu’une coquille. Nous ne nous intéressons qu’à l’intelligence créatrice, à l’âme capable de pensée non égoïste. Comment éduquons-nous les enfants sur la voie de la liberté et du bonheur ? La liberté est l’absence de contrainte sur le comportement d’un individu. La liberté ne peut s’obtenir l’arme à la main ; elle ne peut s’obtenir que par une formation mentale vigilante dispensée par les parents, et par une conception correcte du bien et du mal. » Il est intéressant de remarquer que, non seulement la vie et le règne humain sont universellement répandus dans tout le cosmos, mais aussi qu’il en est apparemment de même des lois gouvernant leur expression dans de justes relations humaines et fondant le système social sain qui assure la survie de la race et le progrès certain de leur civilisation.

Q. Le Néerlandais Adriaan (Ad) Beers a publié en 1969, sous le pseudonyme de Stefan Denaerde, un ouvrage paru ensuite en anglais sous le titre Operation Survival Earth (Opération Survie de la Terre), dans lequel il décrit ses contacts avec des visiteurs de l’espace dans les années 1960. Il affirme que ces contacts se sont poursuivis des années durant par télépathie. A. Beers, qui avait réussi dans les affaires, est mort en 1998 à l’âge de 75 ans, semble-t-il dans la solitude et après avoir beaucoup souffert de dérision, car il avait toujours proclamé la véracité de son récit. Pouvez-vous nous dire si ses expériences étaient authentiques ?
R. Les expériences d’Ad Beers étaient authentiques.

Q. Stefan Denaerde a fait dessiner ses contacts de l’espace d’après ses descriptions. Les visages semblent plutôt simiesques avec un nez d’animal descendant jusqu’à la lèvre supérieure et un menton très rétréci. Sous quelles apparences ces extraterrestres se sont-ils montrés à lui ? Ont-ils temporairement abaissé le taux de vibrations des atomes de leur corps, ou ont-ils utilisé une sorte de mayavirupa ?  Ou bien la perception de l’auteur a-t-elle été déformée d’une manière ou d’une autre, peut-être par son appréhension ou par les combinaisons revêtues par les visiteurs ?
R. Les hommes de l’espace ont modifié leur apparence afin de paraître moins effrayants.

Q. Les hommes de l’espace qui ont contacté A. Beers et lui ont montré la vie sur leur planète venaient-ils de Mars, peut-être de la section moyenne, ou « B », de la population de cette planète ?
R. Ils venaient de Mars et de la section « moyenne », B (voir la Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse, p 259, Ed. 2009).

1. Voir Benjamin Creme, La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse : « J’ai très brièvement travaillé avec George Adamski lorsqu’il a rendu visite à notre pays, et, d’après ma propre expérience, je peux attester de l’authenticité de ses contacts. »
Confirmations par le Maître de Benjamin Creme :
2. Daniel Fry a été contacté par les Frères de l’espace, mais n’a pas voyagé dans leur vaisseau.
3. Truman Bethurum a été contacté par des Frères de l’espace venus de Saturne.
4. Buck Nelson a été contacté par les Frères de l’espace.
5. Dino Kraspedon a été contacté par les Frères de l’espace, et son récit est plus ou moins authentique.
6. Concernant les expériences d’Ad Beers, Benjamin Creme a répondu aux questions suivantes :

Sources : George Adamski, Cosmic Bulletin (1964), Cosmic Science for the Promotion of Cosmic Principles and Truths (1957-58), Inside the Space Ships (A l’intérieur des vaisseaux de l’espace) (1955).
Truman Bethurum Aboard a Flying Saucer (1954).
Benjamin Creme Le Rassemblement des forces de lumière (2010).
Stefan Denaerde Operation Survival Earth (1977).
Daniel Fry The White sands incident (1954).
Dino Kaspedon My Contact with Flying Saucers (1957).

Auteur : Gerard Aartsen, enseignant, auteur et collaborateur de Share International basé à Amsterdam (Pays-Bas).
Thématiques : Ovnis, Société
Rubrique : Divers ()