Partage international no 302 – octobre 2013
Le 23 août 2013, aux Etats-Unis, des centaines d’étudiants et de manifestants contre la « fracturation » s’étaient postés au bord des routes menant à l’Université de Binghamton (New York), où le président Obama devait prendre la parole sur l’éducation.
Le gouvernement américain a approuvé l’utilisation du procédé d’extraction controversé appelé « fracturation », destiné à fournir de l’énergie à faible coût, suite aux nombreux forages effectués dans les schistes de Marcellus, dans le nord de l’Etat de New York, la Pennsylvanie, la Virginie-Occidentale et certaines parties de l’Ohio, du Texas et du Colorado. Les manifestants affirment que la santé publique est gravement menacée. En effet, les scientifiques ont constaté que les taux de fuite de méthane étaient inacceptables, représentant environ 4 % de la production de gaz pour les puits du Colorado, et jusqu’à 9 % dans le bassin Uinta de l’Utah, sans compter la production de quantités importantes de dioxyde de carbone, un autre gaz à effet de serre.
A Balcombe, dans le Sussex de l’Ouest (Royaume-Uni), des manifestations se poursuivent depuis que la compagnie Cuadrilla a commencé un forage exploratoire, le 25 juillet 2013. Les habitants de la région ont été galvanisés après avoir vu des films sur l’environnement tournés aux Etats-Unis, en Australie et en Pologne. « Je suis horrifiée de découvrir ce qui se passe à notre porte, a déclaré Lousia Delpy, mère de deux enfants. La pollution de l’air, de l’eau et du sol est inacceptable. J’ai perdu la foi dans les institutions qui sont censées nous protéger. Je vais rester ici et empêcher cela. » Les militants écologistes incluent des agriculteurs venus de Pologne et quelques Knitting Nanas d’Australie (mamies qui tricotent des banderoles de protestation sur les lieux d’exploration dans leur pays).
Un député du parti Vert, présent parmi des manifestants arrêtés, représentait le seul parti politique à s’opposer à la « fracturation » au Royaume-Uni.
Etats-Unis
Date des faits : 23 août 2013
Sources : Associated Press ; Financial Times ; The Guardian
Thématiques : environnement
Rubrique : S.O.P. — Sauvons notre planète (« Les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade... Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012.)
