Toute cause a un effet

Un livre de Benjamin Creme : la mission de Maitreya, tome II

Partage international no 296avril 2013

par Carmen Font

En 1993, nombre de citoyens, inquiets, cherchaient des réponses, car ils étaient stupéfaits des changements majeurs qui se produisaient dans les domaines politique et économique : chute du mur de Berlin, éclatement des anciennes républiques soviétiques, fin de l’apartheid, début d’un krach économique de grande ampleur qui avait démarré un peu plus tôt au Japon.

La Mission de Maitreya, tome II (MMII), a non seulement répondu aux questions des lecteurs préoccupés par les événements, mais leur a fourni de surcroît un cadre et un contexte leur permettant de comprendre clairement les causes profondes de ces événements. Si l’on devait résumer en une phrase l’esprit des quelque sept cents pages que compte cet ouvrage, on pourrait dire : « Toute cause a un effet. »

A une époque riche de nouvelles fracassantes, peu avant qu’Internet et les outils de communication instantanée ne commencent à traiter et à diffuser l’information, les lecteurs de La Mission de Maitreya, tome II se sont vu offrir des descriptions approfondies de l’état du monde et de nos relations avec ces événements. Dans ce second tome de La Mission de Maitreya, les lecteurs sont pris à témoin du fait que les préoccupations et les priorités de Maitreya sont d’une portée mondiale. Les événements exotériques qui font la une des médias répondent aux nouvelles énergies du Verseau et du Plan d’évolution. L’immédiateté et la transcendance de ces événements dépasse leur nature factuelle ou historique et deviennent des exemples frappants du but sous-jacent de la vie sur la planète Terre.

Le livre aborde trois grands thèmes. La première partie, « Maitreya et l’Emergence », relate les événements qui ont marqué le processus d’extériorisation de Maitreya et de la Hiérarchie, à une époque où des journalistes sincères exprimaient leur vif intérêt. On nous rappelle la conférence historique d’avril 1990 lors de laquelle Maitreya, qui « s’est déjà fait connaître à un vaste groupe de personnes influentes dans de nombreux pays » (p. 27), rencontre trente journalistes et leur donne de grandes expériences spirituelles. Douze d’entre eux tentent alors de faire part de leur expérience aux responsables de leurs rédactions, mais se heurtent à une totale incompréhension de leur part (p. 29). Quelle frustration pour le lecteur qui s’aperçoit que Maitreya ne s’impose pas et ne porte pas atteinte à notre libre arbitre, alors même que nous avons la « vérité aveuglante » sous les yeux ! Mais, en même temps, la lecture des développements ultérieurs, début 1993, nous montre les pas en avant gigantesques accomplis par la Hiérarchie dans son processus d’extériorisation et nous donne une idée de l’amour et de la confiance dont elle fait preuve à l’égard de l’humanité. La frustration n’est donc pas de mise quand il est question de l’Extériorisation. Si la Hiérarchie n’était pas certaine de la capacité de l’humanité à changer le monde, Maitreya ne se serait pas engagé dans ce processus d’apparition publique. Au lieu de se plaindre du fait que « l’Emergence prend si longtemps », l’humanité ferait mieux d’adopter une attitude consciente et dynamique devant la complexité de pareil événement. En d’autres termes, nous devrions nous rendre compte que la Hiérarchie nous fait un honneur en nous offrant l’opportunité de reconnaître sa présence et de réaliser les transformations nécessaires dans le monde. Pour ceux qui ont lu les livres ultérieurs de Benjamin Creme et la revue mensuelle Partage international ou qui ont consulté le site web PartageInternational.org, le crescendo du processus d’émergence et des contacts sans cesse plus étroits de Maitreya avec l’humanité apparaît clairement dans la deuxième partie de MMII : communiqués de presse, miracles et signes (p. 66) et surtout prédictions de Maitreya quant aux changement politiques correspondant à la « nouvelle énergie [qui] se répand sur la planète » (p. 108).

Bientôt vingt ans se sont écoulés depuis la publication dans MMII de ces prédictions annonçant l’effondrement du système économique fondé sur les forces du marché et la marchandisation, de nouveaux scénarios politiques – dans lesquels les pays d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique ont un plus grand poids géopolitique et économique – et des développements sociaux et scientifiques dans les domaines de l’éducation et de la technologie de la lumière. Ces prédictions permettent ainsi au lecteur de constater que la mission de Maitreya s’accomplit comme prévu et à belle allure. Evidemment, rien ne va jamais assez vite quand il s’agit de la souffrance de millions d’individus, mais on est tout de même obligé de reconnaître que les choses avancent vraiment sérieusement quand on apprend que Maitreya est déjà apparu à la télévision plusieurs dizaines de fois aux Etats-Unis, au Mexique, au Brésil et en Russie, et quand on voit les développements qui ont eu lieu ces derniers temps au Moyen-Orient. MMII est un ouvrage central dans l’œuvre de Benjamin Creme, car il marque un tournant dans notre compréhension de la façon dont l’émergence de Maitreya se réalise sur le plan physique et des événements qui nous rapprochent chaque jour davantage d’une « aube nouvelle pour l’humanité ».

D’un autre point de vue, MMII a aussi une valeur toute particulière car il rassemble les enseignements de Maitreya sur les pratiques de l’honnêteté mentale, de la sincérité de cœur et du détachement, qui ont eu un impact si profond sur notre travail intérieur et notre cheminement vers une conscience toujours plus éveillée.

Poursuivant dans cette voie, la troisième partie de MMII traite en profondeur les sujets fondamentaux du discipulat et du service. La conférence de Benjamin Creme « Se libérer de la peur » fait aujourd’huiréférence, elle est devenue un classique dans l’art qui consiste à se libérer du mirage de la peur pour faire l’expérience du Soi : « Je pense qu’il est possible [de se libérer de la peur] si l’on parvient à établir une relation avec notre Soi en tant que Soi, et non avec cette accumulation d’expériences que nous appelons « moi », où la peur est inévitable parce qu’elle est créée par la pensée » (p. 316). Ce chapitre, tout comme le chapitre XI, « L’évolution », et le chapitre XII, « L’expansion de la conscience », sont une lecture incontournable pour ceux qui s’intéressent à l’évolution de la conscience et recherchent des suggestions concrètes à ce sujet : « La qualité de votre expérience dépend entièrement du degré d’éveil de votre conscience, qui dépend à son tour de la qualité des instruments de la conscience : vos véhicules physique, émotionnel et mental » (p. 383). C’est ainsi que la pratique de l’honnêteté, de la sincérité et du détachement, telle qu’elle est proposée par B. Creme, devient la lumière qui éclaire le sentier du disciple.

Le chapitre XIII, consacré aux sept rayons, est devenu une lecture de référence pour quiconque s’intéresse à l’étude des qualités des rayons et à la façon dont ces qualités s’expriment dans les individus en fonction de leur niveau d’évolution. Dans le chapitre XIV sur la méditation de transmission, B. Creme met l’accent sur les aspects service et développement du disciple : « Le disciple est une personne qui a conscience qu’il y a un but et qui fait tous ses efforts pour favoriser sa propre évolution de manière parfaitement consciente. Le but qu’il recherche est bien entendu la perfection » (p. 516).

La méditation de transmission nous aide dans la recherche de ce but car elle nous permet de nous entraîner à focaliser notre attention tout en participant à une activité de service. Les lecteurs qui ont l’habitude de cette interaction entre méditation et service trouveront eux aussi un grand intérêt à faire une nouvelle fois dans ce chapitre l’exploration des mécanismes de la conscience du Soi. Ils y trouveront une longue série de questions et réponses sur la relation et l’importance de l’innocuité dans le processus par lequel l’homme se reconnaît lui-même en tant qu’âme.

Les deux derniers chapitres concluent ce voyage dans la conscience de l’âme en mettant en lumière le travail qui attend tous ceux qui visent à l’initiation de groupe. Benjamin Creme nous y rappelle que ce travail ne peut pas être le résultat d’un ensemble de méthodes et de règles, mais d’une attitude d’amour et de motivation : « Quand le groupe voit le but et va de l’avant en s’absorbant totalement dans ce but, alors toutes les autres questions [les conflits de groupe] se règlent d’elles-mêmes » (p. 654).

Le livre se termine en apothéose par la conférence « L’appel au service », dans laquelle B. Creme se penche sur la motivation et la ténacité, qui sont les deux forces principales soutenant le disciple dans son service et dans l’impact qu’il a sur le travail de groupe et le monde extérieur.

Il y a dans MMII une qualité fondamentale et spécifique qui, dans chaque chapitre, enchante et inspire le lecteur. Il s’agit, dans l’œuvre de B. Creme, d’un livre central au vrai sens du terme, qui contient une somme considérable d’informations historiques et ésotériques précieuses pour le disciple comme pour le lecteur occasionnel. On y trouve un ton et une énergie uniques qui donnent envie de passer à l’action et de participer à la Mission de Maitreya.

Benjamin Creme, La Mission de Maitreya, tome II, deuxième édition, Partage publication, 2001.

Auteur : Carmen Font, professeur d’université et correspondante Share International. Elle réside en Espagne.
Thématiques : spiritualité, émergence
Rubrique : Compte rendu de lecture ()