Partage international no 92 – avril 1996
Cher Monsieur,
Il y a quelques années, j’habitais Calgary, au Canada, et à cette époque, je souffrais d’un trouble intérieur émotionnel, et étais enclin à m’apitoyer sur moi-même – état très courant durant ma jeunesse. Un jour, un ami et moi étions dans une pizzeria, et à quelques tables de nous se trouvait une homme grand et anguleux, aux cheveux bruns peignés en arrière, et vêtu d’un complet. Il paraissait âgé de 45 à 50 ans. Il avait la tête penchée en avant et émettait des sons tristes et sonores. Autour de lui, les gens pensaient qu’il devait être ivre et essayaient de l’ignorer. Songeant combien j’étais moi-même malheureux intérieurement, je m’identifiai facilement à lui, et pris d’une impulsion soudaine, j’allais près de lui pour le réconforter. Il leva alors la tête, mais au lieu du visage triste auquel je m’attendais, deux yeux rieurs et chaleureux me fixèrent. A ce moment-là, la salle et les gens qui m’entouraient me parurent aussi irréels que dans un rêve. Dans cet état de stupeur, je rebroussai chemin, mais ce faisant, je l’entendis dire : « Dieu te bénisse. » Je ne me souviens pas m’être retourné. Je rejoignis mon ami, puis nous avons pris nos manteaux et sommes partis.
J’ai souvent repensé à cet instant, en me demandant ce qui était arrivé exactement et qui était cet homme. Il se peut que cet événement mémorable n’ait été rien de plus que l’expression de mon propre état fébrile. Pouvez-vous m’éclairer un peu à ce sujet ?
R. R., Santa Cruz, E.-U.
[Le Maître de Benjamin Creme indique que l’homme était Maitreya.]
Lieu : Calgary, Canada
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)
