Rencontre à l’arrêt d’autobus

Partage international no 92avril 1996

Cher Monsieur,

En avril de l’année dernière, il m’est arrivé une aventure inhabituelle dans ma ville de Stonehaven. Après une visite chez le dentiste, j’attendais à l’arrêt d’autobus, déprimée et inquiète, me demandant comment j’allais régler mes soins dentaires, mes finances étant au plus bas. Deux femmes s’arrêtèrent près de moi et lorsque je les vis, je me rendis compte tout à coup, plutôt avec un sentiment de honte, à quel point, en fait, j’étais aisée. Il était évident qu’elles étaient très pauvres et moi, j’étais là, vêtue de beaux vêtements, m’apprêtant à rentrer dans une maison agréable, sans jamais connaître la faim. Je me sentis soudain extrêmement reconnaissante de ce que j’avais.

Juste à ce moment-là, l’autobus arriva et comme je rejoignais la file, un homme s’apprêtait à monter. Il était très sale, pauvrement vêtu, les cheveux malpropres et emmêlés, mais ce que je ressentis pour lui fut de l’acceptation, de l’amour et une absence totale de jugement. Lorsque ce fut à mon tour de monter, je jetai un coup d’œil à ma droite et vis une femme qui marchait vers l’autobus en me fixant dans les yeux. Elle semblait avoir la soixantaine, était propre, en vêtements de sport et légèrement bronzée ; elle avait les yeux très bleus et me souriait franchement.

La chose en elle-même me parut inhabituelle, et comme je détournai mon regard pour monter dans le bus, immédiatement une pensée me vint à l’esprit : « Maitreya. » En toute hâte, je me retournai de nouveau, vers la gauche cette fois-ci, car elle avait dépassé l’autobus, et je vis qu’elle continuait à me regarder, par dessus son épaule maintenant, toujours en souriant. Je m’assis avec le sentiment que quelque chose d’extraordinaire s’était produit, et comme l’autobus démarrait, je regardais par la fenêtre dans toutes les directions, mais ne la vis nulle part.

Tout le reste de la journée et pendant plusieurs jours, je ne pus m’empêcher de penser à elle, tout en ressentant une félicité intérieure. J’ai le sentiment qu’il s’agissait de Maitreya, pouvez-vous le confirmer, je vous prie ?

G. G., Kincardineshire, Ecosse, Grande-Bretagne

[Le Maître de Benjamin Creme confirme que cette « femme » était Maitreya.]

Lieu : Stonehaven, Grande Bretagne
Thématiques : signes et miracles
Rubrique : Courrier des lecteurs (Cette rubrique est alimentée par une réserve importante de courriers confirmés par le Maître de Benjamin Creme comme relatant de véritables rencontres avec des Maîtres, ou un « porte-parole », non encore publiés. S’y ajoutent d’autres courriers, plus récents, qui n’ont pas pu être vérifiés.)