Partage international no 55 – mars 1993
« La politique des gouvernements s’orientera finalement vers la construction de prisons plus ouvertes, incluant des centres éducatifs destinés à enseigner aux prisonniers à s’estimer eux-mêmes ainsi qu’à estimer la vie. » (juin 1990)
– A Riker’s Island, prison tentaculaire de la ville de New York, sur l’East River, 1 200 prisonniers participent à des thérapies de groupe et à des cours conçus pour mettre fin à leur dépendance vis-à-vis de la drogue. Les études montrent que les programmes de réhabilitation, tel que celui de Riker’s Island, réduisent à la fois la consommation de drogue et la criminalité. D’après l’article du New York Times au sujet de cette prison : « Les dortoirs et les baraquements affectés aux traitements des drogués sont comme des îlots de paix dans un monde gris et grouillant de tensions et de violence. » Catherine Abate, chef du service correctionnel de la ville de New York, a déclaré : « C’est juste une affaire de bon sens. A long terme, c’est la seule solution pour réduire la criminalité. » (Source : NewYork Times E.-U.)
– Deux prisons de la Baie de San Francisco ont parrainé des projets très originaux ayant permis aux prisonniers d’accroître leur respect envers eux-mêmes, envers les autres et envers la vie.
• Dans le conté de San Francisco, le projet Jardin de la prison permet aux prisonniers de travailler dans un jardin biologique. Catherine Sneed, fondatrice du projet, indique que les prisonniers apprennent qu’« il est possible d’« arracher » les idées et les comportements criminels de notre vie et de devenir sains et forts. » Elle poursuit : « Je vois le jardin comme une métaphore, représentant la guérison et la régénération que les délinquants peuvent développer dans leur vie. Les prisonniers plantent une petite graine dans le sol, et lorsqu’ils en prennent soin, ils découvrent quelque chose de beau et de nourrissant qui pousse. » Le projet Jardin a connu un tel succès parmi les prisonniers, qu’un autre jardin a été entrepris pour aider les prisonniers après leur sortie de prison. La production du jardin est donnée aux pauvres et aux sans abris.
• Les prisonniers et les gardiens de la prison de Saint-Quentin sont fiers d’avoir produit, ensemble, un enregistrement de gospels, avec l’assistance de Mickey Hart, du groupe de rock The Grateful Dead.
Ce résultat fait suite à un concert du Guyto Tantric Choir (le Chœur tantrique de Guyto), groupe de moines tibétains, financé par M. Hart en 1988. A l’issue de ce concert, sur le chemin du retour, les moines avaient soudain déclaré à M. Hart qu’ils sentaient la proximité d’âmes enfermées. M. Hart leur avait répondu qu’ils devaient avoir senti les prisonniers de Saint-Quentin, qu’on venait juste de dépasser ; les moines lui demandèrent d’arrêter la voiture afin de pouvoir chanter pour leur libération. Lors d’une autre visite dans la région de la baie, ils demandèrent à visiter la prison. Ils rencontrèrent un chœur de prisonniers et, lorsque les prisonniers chrétiens eurent dépassé la peur de se mélanger avec des bouddhistes, les deux groupes vécurent une expérience passionnante qui servit de catalyseur au projet d’enregistrement. Au cours de la mise en œuvre de ce projet, beaucoup de barrières furent levées. Quand le chœur avait besoin de voix plus diversifiées, des membres du personnel pénitentiaire se joignaient au groupe, ce qui stimula une bonne volonté, toute nouvelle, entre les prisonniers et leurs gardiens. Le directeur de la prison, très heureux non seulement de l’enregistrement mais aussi de ses effets sur les prisonniers, leur a déclaré : « J’espère que vous emmènerez un peu de tout cela avec vous, lorsque vous sortirez. »
Ronald Williams, l’un des solistes, est sur le point d’être relâché après trois années de prison pour vol. En tant qu’ancien drogué à la cocaïne, il affirme que ce projet a changé sa vie d’une manière que la prison n’aurait jamais permise avec l’ennui, la violence, la frustration et les heures sans fin, sans espoir. Il avait toujours désiré chanter professionnellement : « J’avais abandonné tout espoir, mais maintenant, par la grâce de Dieu, c’est arrivé. Je suis ici en prison et j’éprouve de la joie et de la paix. » (Sources : San Francisco Chronicle ; Independent Journal, E.-U.)
Thématiques : Société
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)
