Partage international no 293 – février 2013
par Olivier Danès
Aujourd’hui, bien des mathématiciens et des physiciens s’accordent sur le fait que l’univers tel que nous le connaissons, avec ses galaxies, ses étoiles et ses planètes, ses règnes de la nature et ses êtres humains, ne peut pas avoir été créé par hasard ; mais qu’il doit se trouver, présidant à son existence, ce qu’ils appellent de l’» information » . Information qui, par exemple, « ordonne » aux atomes de s’agglutiner pour former une table, une plante, ou la revue que vous êtes en train de lire.
Pensez au volume de sable existant sur terre et dans nos océans. Imaginez ensuite qu’un grain de ce sable ait été trempé dans de la peinture rouge. Et maintenant, vous demandez à une personne aveugle de prendre entre les doigts un seul grain, dans cette énorme quantité de sable. Eh bien, elle aura beaucoup plus de chances, en terme de probabilité, de se saisir justement du grain rouge, qu’il n’existe de chances que les atomes qui composent la matière adhèrent les uns aux autres.
Pour tenter d’expliquer comment les étoiles se forment, comment la matière de notre corps ne se disperse pas dans l’espace, les scientifiques ont calculé qu’il doit exister une particule, qui n’est pas faite de matière. On l’appelle le boson de Higgs (d’après le physicien britannique Peter Higgs), et même : la « particule de Dieu » . L’ensemble de ces bosons formerait un champ énergétique, une sorte de colle invisible, dans laquelle baignerait la matière.
Ce champ expliquerait le fait que la matière soit dotée d’une masse1. Plus les particules élémentaires de la matière résistent, plus elles sont ralenties par ce champ, plus leur masse est importante. Et moins cette colle adhère aux particules élémentaires (comme c’est le cas pour les photons, les particules de lumière), moins ces dernières ont une masse. Sans l’existence de ce champ, qui encore une fois n’est pas constitué de matière (les bosons n’ont pas d’existence en terme de temps ou de dimension spatiale et les scientifiques qualifient ce champ d’« information » ), la matière ne pourrait pas s’agréger. Les particules de matière dans l’univers ne pourraient pas rester collées ensemble.
Comme le sauront les ésotéristes, la matière physique dense est créée par une précipitation de ce qui existe déjà dans le domaine de l’éthérique. Si elles sont confirmées, les récentes découvertes du Cern2, démontrant l’existence du boson de Higgs, représentent une nouvelle confirmation de la valeur des enseignements ésotériques comme ceux écrits par Helena Blavatsky ou Alice Bailey sous l’inspiration de Maîtres de Sagesse. Même s’il reste un long chemin à parcourir avant que nous ne disposions de preuves scientifiques de l’existence de l’âme, telle qu’on l’entend dans ces enseignements, les scientifiques reconnaissent déjà que la matière provient d’une « information » que certains d’entre eux appellent même la « pensée de Dieu » .
« Dieu » , dans ce sens, peut être compris comme quelque chose qui existe à l’extérieur de l’univers, et qui, juste avant le Big Bang, a donné les informations nécessaires, permettant aux particules d’organiser la matière telle que nous la connaissons. D’ailleurs, déjà en 1931, le logisticien Kurt Gödel publiait son fameux « théorème d’incomplétude » , postulant que l’univers, et particulièrement sa cause, ne peut pas être expliqué sans faire référence à quelque chose qui lui soit extérieur. Et en 1995, le Prix Nobel de physique Gerard ’t Hooft et son collègue Leonard Susskind avançaient une théorie selon laquelle le contenu de l’information soutenant tout l’univers serait localisé hors de notre dimension d’espace-temps ; ce qui signifie qu’on ne pourrait appréhender cette information que par ses projections, incomplètes et partielles, dans notre univers et dans nos vies.
Décidément, la recherche scientifique s’oriente vers les découvertes prédites par l’ésotérisme, et plus généralement, en direction du rapprochement entre la science et la religion.
[Réf. La pensée de Dieu, Igor et Grichka Bogdanov, Grasset Ed. 2012]
1. Sur Terre, la masse de notre corps est égale à son poids. Et notre masse reste constante, où que nous soyons. Ainsi, sur la lune, nous nous sentirions plus légers : notre poids serait réduit, mais notre masse ne changerait pas. Masse = poids/force de gravitation.
2. Organisation européenne pour la recherche nucléaire. Au Cern, les physiciens et les ingénieurs testent la structure fondamentale de l’univers. Ils utilisent les instruments les plus imposants et les plus complexes au monde pour étudier les éléments qui composent la matière : les particules. On fait entrer ces particules en collision à une vitesse proche de celle de la lumière. Ce procédé procure aux physiciens des informations sur la manière dont les particules interagissent, afin d’appréhender les lois fondamentales de la nature. (Source : Cern)
Auteur : Olivier Danès, correspondant de Share International à Paris (France)
Thématiques : Sciences et santé
Rubrique : Compte rendu de lecture ()
