Une nouvelle énergie se répand sur la planète
Partage international no 23 – juillet 1990
Interview de Un des proches collaborateurs de Maitreya
En avril 1988, un proche collaborateur de Maitreya, établi depuis longtemps dans la communauté asiatique de Londres, contactait Patricia Pitchon, une journaliste indépendante. Une série d’entretiens démarrait alors, au cours desquels ce collaborateur transmettait certains des enseignements de Maitreya, ainsi que des prévisions à propos d’événements qui, selon Maitreya, sont attendus dans le monde. L’objectif était que ces informations soient publiées dans la revue Share International, et mises à la disposition de la presse du monde entier. Ultérieurement, ce collaborateur entrait également en contact avec un autre journaliste, qui reçut des informations complémentaires. Maitreya prodigue son enseignement oralement et son collaborateur le transmet ensuite aux journalistes. Ainsi que les lecteurs assidus de cette revue ont pu le constater, chaque article peut traiter les thèmes les plus variés, allant d’une inondation survenue au Bangladesh jusqu’à un enseignement sur la réalisation du Soi. Bon nombre des sujets abordés reviennent régulièrement, complétés au fur et à mesure par de nouvelles informations transmises par Maitreya. Dans le souci d’une plus grande clarté, nous publions ici des extraits de ces articles, de sorte que les enseignements concernant un sujet donné soient regroupés et puissent ainsi paraître en une seule fois. En transmettant ces informations, Maitreya a pour dessein de préparer davantage l’humanité à son émergence et de nous aider à comprendre les lois spirituelles gouvernant notre vie. Les nombreuses prévisions concernant des d’événements mondiaux contenues dans ces interviews, ont été présentées essentiellement afin d’éclairer l’une des plus importantes de ces lois spirituelles : la loi de Cause et d’Effet. Ce n’est qu’en la comprenant et en travaillant dans le cadre de cette loi, affirme Maitreya, qu’on pourra résoudre la crise sociale, politique, économique et écologique actuelle.
L’une des premières préoccupations de Maitreya est d’éclairer la nature de la crise spirituelle de notre temps. Mais nous ne pourrons comprendre cette crise, déclare-t-il, si nous ne prenons pas clairement en considération les causes sous-jacentes et leurs effets.
Le principe de cause et d’effet est une expression essentielle de la loi spirituelle, qui s’en trouvera éclairée pour nous dans la mesure où nous apprendrons à reconnaître et à appliquer ce principe. Il est donc important, à cet égard, de s’entraîner à en percevoir les structures et les lignes directrices. On s’apercevra par exemple que, lorsqu’un avion de ligne civil est abattu, un ou deux avions s’écrasent sans raison apparente. C’est là une application de la loi de cause et d’effet, et en constitue une structure. La nature, comme le reste de la création, est composée d’atomes. Puisque les objets manufacturés, tels que les avions, sont eux aussi composés d’une structure atomique, lorsqu’on s’immisce dans cette structure, les accidents sont inévitables.
De la même manière, certaines structures naturelles doivent elles aussi être respectées. Si vous perturbez ces structures, les éléments naturels, les cycles climatiques et les êtres humains eux-mêmes seront perturbés. La faillite spirituelle dans le monde est source de souffrance par maladies, alors que les catastrophes sur le plan physique telles que les tremblements de terre, les explosions ou les meurtres, proviennent de dérèglements existant sur le plan mental. La vie est constituée du mental, de l’esprit et du corps. Si l’évolution naturelle de ces corps est retardée ou entravée par des lois humaines, il s’ensuit toujours des conséquences désastreuses.
Si le corps physique est affamé, il s’affaiblit et devient malade. Si le corps spirituel est affamé, la personne s’étiole et meurt. Si le véhicule mental est affamé, l’individu ne sait plus quelle direction prendre dans la vie.
Les individus dont l’équilibre du mental, de l’esprit et du corps est fragile peuvent être poussés dans leurs derniers retranchements par la perturbation des structures atomiques. « Des meurtres gratuits » et des psychoses soudaines en sont la conséquence. L’une des premières causes de notre crise spirituelle, enseigne Maitreya, est la complaisance, source de tout mal dans le monde.
« Là où règnent la complaisance, l’autosatisfaction, » déclare-t-il, « germent les graines de la corruption, du chaos, de la confusion, et finalement de la destruction. »
La complaisance est une forme de corruption qui n’est pas « extérieure » mais intérieure, une mentalité qui pourrait être résumée par la phrase suivante : « Tout va très bien pour moi, merci ».
Cette mentalité conduit aussi bien les individus que les institutions à se détacher et à être déconnectés des réalités de la vie. Dans de telles conditions, on ne peut plus voir ces réalités, et on ne trouve que des solutions inefficaces. Lorsque l’on se meut dans cette atmosphère mentale de complaisance, on est fondamentalement coupé de son moi réel, et l’on tombe dans une routine monotone, « toujours la bonne vieille et même chose », jours après jours. La vie est mouvement, mais les personnes ancrées dans la complaisance se trouvent figées dans un véritable état d’immobilisme. Face à un tel état, le mental cherche de nouvelles expériences, qui peuvent à leur tour engendrer différentes formes de corruptions et de perversions, ce qui se produit souvent. La complaisance est donc un processus autodestructeur, et des sociétés entières peuvent être détruites par elle.
Suivent ici quelques exemples montrant comment les êtres humains mettent en mouvement certaines énergies qui, en raison de la Loi de Cause et d’Effet, engendrent les conséquences sociales, politiques et économiques, destructrices que nous connaissons aujourd’hui.
Le nombre des guerres et des conflits armés à travers le monde a diminué au cours des deux ou trois dernières années, les superpuissances ayant remis en question leur politique de fourniture d’armes destinées à servir leurs objectifs et leurs intérêts à l’étranger. L’énergie qui entraînait les soldats sur les champs de bataille et aboutissait à l’occupation de l’espace aérien par des avions militaires, ne s’écoule plus à l’heure actuelle.
Cependant, affirme Maitreya, cette énergie ne peut pas simplement disparaître. Il lui faut s’évacuer quelque part. Elle a tout d’abord erré de par le monde, puis a soudain trouvé un nouveau terrain d’expression dans le phénomène du mercantilisme, engendré par les forces du marché. Les forces du marché sont les forces du mal, de la confusion et du chaos. Ses enfants s’appellent compétition et comparaison. La liberté ne peut être trouvée dans le libre jeu des forces du marché. Les forces du marché « n’ont pas d’yeux ». Elles sont aveugles et donc sataniques, conduisant inévitablement à la possessivité et à l’avidité. C’est un cycle sans fin. Les forces du marché conduiront cette civilisation, telle que nous l’avons connue, au bord de l’abîme.
Les forces du marché ont provoqué des ravages dans le corps social et dans la nature. Des personnes ont été littéralement condamnées à mort au nom des « pertes et profits ». Des hôpitaux ont été fermés parce qu’ils n’étaient pas rentables. Certaines écoles ont grand mal à rester ouvertes. Ces institutions sont pourtant essentielles à la santé et au bien-être de la société.
L’économie est devenue le nouveau credo des superpuissances. Ce nouveau credo est l’âme, le moteur de la mercantilisation. Il représente véritablement une nouvelle menace pour le monde, avertit Maitreya, et pourrait même mettre en péril l’existence de l’homme. La mercantilisation est plus destructrice que n’importe quelle bombe nucléaire.
L’avidité, la cupidité sont les traits dominants de la mercantilisation qui, selon Maitreya, est un processus visant à faire de l’argent tandis qu’une partie de l’humanité meurt de faim. Ce phénomène touchera toutes les nations. L’énergie négative, qui s’est retirée des champs de bataille, peut engendrer un monde où régnera une grande hostilité. C’est le mental des hommes qui a créé cette force, et c’est une prise de conscience des hommes qui pourra la transformer. Seul Maitreya, toutefois, a le pouvoir de transformer cette énergie destructrice en force créatrice.
La mercantilisation, dans le monde entier, fait partie de tout un processus qui conduira à l’effondrement des marchés boursiers, le krach prenant naissance au Japon. Après ce krach, le premier devoir des gouvernements sera de nourrir la population avec une nourriture équilibrée. Leur second devoir sera de lui garantir un logement adéquat. La santé et l’éducation seront les priorités suivantes. En dernier lieu, arrivera la défense. En bref, ce krach boursier conduira à un réordonnancement des priorités.
Un certain nombre de grèves éclatent en ce moment, parce que les individus commencent à remettre en question le rapport traditionnel existant entre patrons et employés. Cette remise en question se fait jour parce que la nouvelle énergie est déjà en train de disloquer et de balayer le rapport maître-serviteur sous-tendant fortement les forces du marché. On ne pourra résoudre les problèmes du monde, souligne Maitreya, que par une approche réaliste, non obscurcie par l’idéologie ou les forces du marché. « Les hommes politiques qui ont les forces du marché pour seul credo, » affirme Maitreya, « vont se rendre compte que leur temps est fini. » Le capitalisme, dans sa forme la plus pure, touche à sa fin dans les pays d’Europe. Il n’a aucun avenir possible. A sa place, les nations établiront leur gouvernement sur la base d’un socialisme démocratique. Progressivement, ce type de gouvernement sera reconnu par l’ensemble des nations comme étant le moyen le plus sûr pour faire réellement entendre la voix et la volonté du peuple. Dans les nouveaux systèmes, déclare Maitreya, même les forces du marché seront soumises à la conscience sociale. Les forces du marché ne dirigeront plus la conscience sociale. C’est la conscience sociale qui guidera les forces du marché.
La violence, le crime et la drogue
La société dans son ensemble tente aujourd’hui de se libérer de la servitude, ce qui aboutit inévitablement, dans un premier temps, à une poussée de violence, de crimes, de toxicomanie et de corruption. En cas de crimes violents, le Soi réalise qu’il est emprisonné dans la toile d’araignée du mental au point que plus aucun but de vie ne lui est laissé. Les vibrations du mental, de l’esprit et du corps sont perturbées, et des crimes sont alors commis. Ce n’est pas le Soi qui est l’auteur de ces crimes. L’auteur est le mental, rempli de confusion, qui l’a emporté sur le Soi.
Prenons comme exemple le viol d’un enfant. Dans de nombreux cas, une pensée puissante et unique, à l’exclusion de toute autre, s’est emparée du mental, ce qui est destructeur. Il est nécessaire, pour aider la personne à se détacher de cette pensée, de la conduire à la conscience du Soi, « l’observateur », « le spectateur ». Le Soi n’est pas le mental. Un tel détachement créera un espace à l’intérieur de cette personne, et lui permettra de se libérer. Ce processus ne comporte aucun raccourci. Il fait en réalité partie d’une méthode incluant également des techniques respiratoires bénéfiques. Maitreya entraîne actuellement certaines personnes, aptes à ce genre de travail, à ces techniques. Cet entraînement approprié produira des résultats. Par ailleurs, on découvrira des médicaments inoffensifs qui aideront à calmer les nerfs.
Les villes, affirme Maitreya, sont les lieux de prédilection de l’explosion de la criminalité, là où les êtres humains sont dépendants des drogues, de la violence sexuelle, du meurtre et d’autres crimes. Ce processus explosif permet à la boue de remonter à la surface. Cependant, ni la police ni l’armée ne seront en mesure de maîtriser cette extension de la criminalité de manière adéquate. Face aux criminels violents et dangereux, la prison est la seule solution préconisée actuellement. Mais on ne peut réellement endiguer cette violence en condamnant les individus à des peines d’emprisonnement. Par ailleurs, souligne Maitreya, tous les individus emprisonnés ne le sont pas en raison de crimes violents. Bon nombre des prisonniers ne sont même pas des criminels.
Quant à l’extension de la toxicomanie, la contribution des politiciens à la résolution de ce problème consiste à promouvoir des campagnes publicitaires télévisées afin de tenter d’infléchir cette tendance.Pourtant, affirme Maitreya, les politiciens sont seuls responsables du désespoir de ces êtres. Si les hommes vivent tellement dans la gêne qu’ils n’arrivent même plus à manger correctement, ils mènent alors une vie de désespoir. Ils en viennent à vendre leur corps, à voler, et se retrouvent en prison. Si on prive un homme de tout avenir, si on le prive de nourriture, il finira par prendre de la drogue pour tenter d’oublier son désespoir. Il n’y a alors qu’un pas à franchir vers le crime, voir même le meurtre.
La terrible menace que fait peser la drogue ne peut être levée par la crainte de la loi. Une action policière d’importance sera nécessaire afin de pouvoir démanteler les gangs de trafiquants de drogues, mais ceci n’est pas une solution pour celui qui se drogue. Les toxicomanes souffrent d’une famine spirituelle, d’une auto-aliénation extrême. La vie de ces affamés devient dépourvue de sens et de but. Ils veulent y mettre un terme et commettent un lent suicide au moyen de la drogue. Si la vie n’a plus de sens, alors c’est un « sens » qui doit lui être redonné. Pour que ceci puisse se produire, la personne doit apprendre à se connaître elle-même de manière différente, elle doit faire l’expérience de sa propre valeur. Lorsque c’est le cas, la conscience du Soi grandit.
Comment y parvenir ? Sûrement pas en utilisant la crainte de la loi, ni en prêchant des idéologies. Pas plus qu’en restreignant la liberté des individus, ni en augmentant les forces de police ou le nombre des prisons. La seule réponse, déclare Maitreya, consiste à développer le détachement dans le mental, l’esprit et le corps. Vous devez vous libérer de tout « isme », de toute idéologie, car c’est là la drogue la plus terrible. Elle agit à la manière d’une éponge, absorbant les illusions comme s’il s’agissait d’eau, et submergeant le Soi. Un tel problème ne peut trouver de solution que lorsque le respect de soi est accordé au Soi.
Si vous voulez aider des toxicomanes, il est inutile de leur conseiller de ne pas prendre de drogues, ou bien de leur envoyer la police pour les mettre en état d’arrestation. La seule manière de transformer leur vie consiste à leur enseigner à « être ce qu’ils sont ».
On devrait leur enseigner à pratiquer le détachement, même lorsqu’ils utilisent encore de la drogue. Lorsqu’ils consommeront à nouveau de la drogue, ils seront un petit peu moins disposés à prolonger cette habitude, jusqu’à finalement réaliser que c’est le corps qui reçoit les injections de drogue, et non le Soi.
Grâce au développement de la conscience et au détachement, des habitudes de toute sorte s’estompent, s’envolant comme feuilles en automne.
Le pouvoir de l’environnement devrait également être utilisé afin d’engendrer la conscience du Soi. Lorsqu’un individu entre dans une église, il ressent paix et tranquillité. Le Soi en fait l’expérience, et le mental n’est plus ni confus, ni agité. Si par contre, la personne vit dans un H.L.M. déprimant, sombre et dégradé, son mental sera désespéré et se tournera vers la drogue pour échapper à la réalité. C’est la raison pour laquelle l’environnement devrait être une priorité pour les gouvernements. « Nettoyez votre environnement, et vous nettoyez votre vie » déclare le collaborateur de Maitreya. S’il n’existe aucun stress dans votre environnement, la nécessité de prendre des drogues ne se fait pas sentir, car le corps humain est doté de la drogue la plus puissante qui soit : le détachement.
Une énergie a été libérée dans le monde qui neutralisera ces forces négatives. Finalement, certaines réformes judiciaires prendront place. Les délits mineurs ou les petites infractions n’entraîneront plus de peines de prison. Lorsque la tension mondiale commencera à décroître, lorsque le principe du partage commencera à être appliqué à travers diverses réformes sociales, économiques et politiques, les hommes se sentiront moins menacés et, alors, la criminalité décroîtra.
Thématiques : politique, spiritualité
Rubrique : Le point de vue de Maitreya ()
