Pour une réduction des émissions de méthane

Partage international no 285mai 2012

« Peu à peu, les décideurs se rendent compte que le temps ne joue pas en faveur de ceux qui pillent et polluent la planète, que les ressources ne sont pas illimitées, et que la nature ne supporte pas l’exploitation et l’agression. On prend de plus en plus conscience que seule une action prudente et concertée à l’échelle mondiale peut remédier aux nombreuses atteintes à l’ordre naturel dont, par ignorance et cupidité, les hommes se sont rendus coupables. » [Le Maître de B. Creme, Un Maître parle, Eveil à la responsabilité]

Réduire les émissions de méthane permettrait de dégager du temps pour lutter contre le changement climatique, a déclaré Peter Cox, de l’Université d’Exeter, devant plus de 3 000 scientifiques assistant à la Conférence Planète sous pression, à Londres, en mars 2012. P. Cox soutient qu’il est tout aussi important de réduire les émissions du 2e gaz à effet de serre, le méthane, que de réduire le dioxyde de carbone. « Réduire les émissions de méthane est plus important pour le contrôle des températures mondiales que nous ne le pensions. L’impact de ce gaz est beaucoup plus grand que ses effets directs sur l’atmosphère », explique-t-il.

Quand l’atmosphère contient moins de méthane mais plus de CO2, cela conduit les forêts et les autres végétaux à absorber davantage de carbone. Le surplus de CO2 agit comme un fertilisant pour la végétation, si bien qu’elle pousse plus vite et absorbe davantage de CO2. Le méthane réduit la formation d’ozone troposphérique, ce qui porte atteinte à la croissance et, chez les humains, conduit à des risques pour la santé comme l’asthme dû à la pollution de l’air.

Il soutient qu’une réduction de 40 % du méthane d’origine humaine permettrait l’émission de 500 gigatonnes de CO2 supplémentaires sans que nous dépassions les 2° de réchauffement climatique, seuil généralement admis comme induisant un changement dangereux. « Cela représente un espace de quinze années d’air respirable avec les taux actuels d’émissions de CO2, explique-t-il. Il paraît extrêmement peu probable que nous puissions limiter le réchauffement mondial à 2° rien qu’en réduisant les émissions de CO2 » A son avis, la plupart des gouvernements se sont focalisés sur la lutte contre les émissions de CO2, en négligeant les autres gaz à effet de serre. Concernant le méthane, il s’agirait de réduire les fuites des exploitations de gaz et des pipe-lines, ainsi que les émissions provenant des mines de charbon et des décharges.


Sources : The New Scientist, G.-B
Thématiques : environnement
Rubrique : Faits et prévisions (Au fil des années, Partage international a régulièrement publié des articles soulignant les attentes de Maitreya, telles qu'elles ont été présentées par l'un de ses collaborateurs vivant à Londres au sein de la même communauté, à propos d'un certain nombre de changements politiques, sociaux, écologiques et spirituels devant se produire dans le monde. Périodiquement, Benjamin Creme et son Maître ont également partagé leur point de vue sur les développements à venir. Dans cette rubrique intitulée « Faits et Prévisions » notre rédaction analyse les nouvelles, les événements et les déclarations ayant un rapport avec ces prévisions et points de vue.)