La responsabilité sociale des hauts dirigeants

Partage international no 283mars 2012

Dans une interview à la BBC, Josef Ackermann, président du directoire de la Deutsche Bank et patron de l’Institut de la Finance internationale (association internationale de grandes banques), a averti que, du fait des inégalités de richesses et de revenus, nous étions sous la menace d’une bombe à retardement sociale. Les banquiers doivent se montrer philanthropes pour ce qui concerne leurs primes, affirme-t-il, et les personnes dans cette position doivent y mettre du leur.

Son intervention fait suite au Rapport annuel des présidents et administrateurs, réalisé par les chasseurs de têtes Hanson Green et Directorbank, qui a établi que seuls 32 % des présidents estimaient que la manière dont les cadres supérieurs étaient payés était justifiée.

Dans les plus grandes entreprises, le salaire des directeurs est établi par un comité d’administrateurs. C’est ce comité qui vote le salaire annuel et les primes du PDG. Et souvent, dans les grandes sociétés, le PDG siège dans un autre comité qui décide des primes versées aux administrateurs. En bref, ces deux comités forment un « club-maison » qui décide de leurs revenus réciproques avec peu de regards extérieurs en dehors de celui des actionnaires. Les actionnaires ont le pouvoir de diminuer le salaire des directeurs lors de l’assemblée générale annuelle, mais en dix ans, il n’y a guère eu que 18 « contestations » sur ce sujet au Royaume-Uni.

Le rapport annuel de Hanson Green et Directorbank a également établi que 45 % des actionnaires accepteraient que le rapport entre le salaire du PDG et le salaire moyen des employés soit dévoilé. Selon les derniers chiffres connus, ce rapport serait de 22 en Grande-Bretagne, de 11 au Japon, 12 en Allemagne, 15 en France, et de 20 en Italie et au Canada. Les Etats-Unis sont largement en tête avec un rapport de 325, encore que certains pensent qu’il pourrait être supérieur !


Sources : Institute for Policy Studies ; dailykos.com
Thématiques : Société, politique, Économie
Rubrique : Les priorités de Maitreya (« Pour aider les hommes dans leur tâche, Maitreya, l’Instructeur mondial, a formulé certaines priorités. Assurer à tous un approvisionnement correct en nourriture ; procurer à tous un logement convenable ; fournir à tous soins médicaux et éducation, désormais reconnus comme un droit universel. » Le Maître de Benjamin Creme, Partage international, janvier 1989. Dans cette rubrique, notre rédaction aborde les questions relatives aux priorités énoncées par Maitreya et présente des expériences orientées dans cette direction.)