Partage international no 11 – juillet 1989
par Le Maître –
par l’entremise de Benjamin Creme
Depuis que l’homme est apparu sur la Terre pour la première fois, son histoire a été celle d’une longue suite de conflits et de luttes, d’agressions et de guerres. Il n’y a guère eu d’époque où ces tendances n’ont pas été dominantes, si bien que l’on pourrait croire qu’elles sont profondément inhérentes à la nature humaine.
Cependant, en dépit des apparences, il n’en est nullement ainsi. Pourquoi dans ce cas l’homme présente-t-il une image aussi déformée de lui-même ? D’où lui vient cette propension au chaos et à la violence destructrice ?
L’homme est essentiellement une âme, un reflet parfait de Dieu. A travers d’innombrables incarnations, depuis les temps les plus reculés, l’âme a cherché à exprimer sa nature divine dans le temps et l’espace. Lorsqu’elle se crée une contrepartie physique, elle dote celle-ci des moyens qui lui permettront d’évoluer vers la perfection. Ainsi se réalise le Plan de Dieu.
La clé de ce développement est l’aspiration. Dans le cœur de chaque homme demeurent le désir de perfection et le besoin d’exprimer le bien, le beau et le vrai – les attributs de l’âme. Personne, quelles que puissent être ses défaillances, n’est dépourvu du désir de devenir meilleur, de quelque façon que ce désir s’exprime. Il n’est pas un seul être en qui cette aspiration n’existe pas.
Comment dès lors expliquer les errements de l’homme, sa violence et sa haine ?
La réponse se trouve dans la position unique qu’il occupe, au point de rencontre de l’esprit et de la matière, et dans les tensions que provoque en lui la coexistence de ces deux aspects. L’homme est une âme immortelle, plongée dans la matière, et, par conséquent, assujettie aux limitations que celle-ci lui impose. Sa lutte pour la perfection implique l’union et la fusion totales de ces deux pôles opposés de sa nature.
Au moyen d’incarnations répétées, le processus d’évolution atteint progressivement ce but, jusqu’au moment où la qualité et le rayonnement de la matière coïncident avec ceux de l’esprit. Le Plan est alors accompli et un nouveau Fils de Dieu est rentré chez lui.
Pendant très longtemps, la prédominance de la matière empêche toute expression significative de l’âme ; l’évolution se poursuit, mais lentement. Lorsqu’enfin les pôles opposés de sa nature se rejoignent, l’homme réalise que la dichotomie n’est qu’apparente et les oppositions irréelles. Il comprend alors que tout est Un, que l’esprit et la matière ne sont que deux aspects du Tout divin, et les limitations du passé ne sont rien d’autre qu’illusion.
Sans ce conflit entre opposés et la friction qui en résulte, les progrès de l’homme seraient très lents. La friction est le feu qui l’oblige à aller de l’avant, l’aspiration la lumière qui l’attire sans cesse vers le haut. C’est ainsi qu’avec le temps, l’homme se débarrasse des limitations de la matière en la revêtant du rayonnement de sa propre vérité spirituelle. La tâche de l’homme est de spiritualiser la matière et d’amener la substance de la planète, dans tous les règnes, à refléter parfaitement l’Homme céleste dont elle est le corps. Conflits et guerres, violence et haine, ne sont que les manifestations passagères de l’incapacité de l’homme à manifester, pour l’instant, sa véritable nature. L’époque est proche où sa vérité prévaudra, où sa beauté rayonnera, et où sa bonté se manifestera aux yeux de tous.
Cette traduction est celle publiée dans l’ouvrage Un Maître parle (Partage Publication, 2007), et non celle figurant originellement dans la revue Partage international.
Auteur : Le Maître –, l’un des membres les plus éminents de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse. Pour diverses raisons, son identité n’est pas révélée. Benjamin Creme était en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dictait ses articles.
Thématiques : sagesse éternelle, spiritualité
Rubrique : Articles du Maître — ()
